Avec Médecins du Monde, refusons l’inacceptable en Syrie !
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« En Syrie, la recrudescence des violences affecte la population civile et cible les blessés, le personnel médical et les structures de soins.
Nous, Médecins du Monde, rappelons qu’en période de guerre, il existe des règles de droit international que tous les acteurs au conflit se doivent de respecter pour limiter les effets de la guerre dans le respect de la mission médicale et de sa déontologie. »
C’est par ces mots que débute le message de Monsieur Thierry Brigaud, le Président de Médecins du Monde, dans le cadre de la campagne "Nous, Médecins du Monde, refusons ..." lancée par cette organisation pour attirer notre attention sur le drame syrien.
Dans une contribution publiée en avril 2013 et relative à l’appel des Chefs des agences humanitaires des Nations Unies, nous avions constaté que plus de deux ans après avoir été touchée par la "Révolution du Jasmin", la Syrie est un Etat qui a sombré dans le chaos : au moins 70 000 tuées, dont des milliers d’enfants, des millions de réfugiés et déplacées, des familles disloquées, et une situation humanitaire (et humaine) qui s’empire quotidiennement.
« Aujourd’hui, en Syrie, la médecine est instrumentalisée, et parfois même utilisée comme une arme: professionnels de santé assassinés et torturés, hôpitaux inaccessibles aux blessés par peur de représailles, entraves constantes à l’aide médicale dans les hôpitaux et les zones bombardées et assiégées. Transporter des médicaments clandestinement est devenu un crime », ajoute Monsieur Brigaud.
A travers cet appel que Médecins du Monde nous demande de relayer et qui demeure complètement d’actualité, l’organisation demande « l’arrêt des hostilités pour porter secours à ceux qui en ont besoin et en refuser l’accès est un autre crime que nous nous devons de dénoncer » ; car « rester silencieux serait devenir complice d’un massacre à huis clos. »
Nous vous proposons deux des passages de cet appel :
« Nous, Médecins du Monde, refusons que des civils, des femmes et des enfants soient bombardés et tués. En période guerre, les civils doivent être protégés. »
« Nous, Médecins du Monde, refusons que les hôpitaux soient des cibles ou qu’ils deviennent des lieux de torture et de répression. En période de guerre les blessés doivent être protégés, les hôpitaux doivent être sanctuarisés et les médecins y ont une obligation de soin.* »
Les autres axes de cet appel sont audibles et lisibles sur l’élément audiovisuel joint au présent article. Relayons cet appel et restons mobilisés auprès des acteurs engagés sur place et dans la région pour soutenir les populations.
Pour 500 millions au moins de personnes qui en vivent, il faut renforcer notre action autour du manioc
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Du 30 juin au 1er juillet, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’associe à l’Union Africaine et à l’Institut Lula du Brésil pour organiser une réunion de haut niveau à Addis-Abeba. Intitulée «Nouvelles approches unifiées pour mettre un terme à la faim en Afrique», cette rencontre consiste à relancer un partenariat qui permettrait d’intensifier les efforts visant à éliminer la faim en Afrique. « Ce partenariat s’appuiera sur le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), qui fête ses dix ans et a déjà fait ses preuves dans 30 pays, et sur le défi Faim zéro du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, afin de susciter un engagement politique fort et soutenu contre la faim en Afrique », selon un article publié sur le site de Radio des Nations Unies..
Cette rencontre se tiendra certainement dans un climat de grande espérance dans la mesure où la FAO a annoncé récemment qu’elle prévoit une forte production céréalière cette année. En effet, « Si les conditions météorologiques sont plus normales qu'en 2012, constate l’organisation, la production mondiale de blé devrait atteindre 695 millions de tonnes, soit 5,4 % de plus que l'an dernier et seulement 6 millions de tonnes en-dessous du niveau record de 2011. » De plus « En 2013, la production de céréales secondaires culminerait à 1 266 millions de tonnes, du jamais vu puisque ce chiffre excède de 9,3 % le record de 1 167 millions de tonnes enregistré en 2011. » Mais, l’une des grandes préoccupations qui, on l’espère devrait être prise en compte c’est le manioc, qui nourrit au moins la moitié d’un milliard de personnes, dont une partie importante vit en Afrique.
Déjà en février 2013, IRINN publiait un article pour nous informer que le manioc est progressivement remplacé par du caoutchouc en Côte d’Ivoire, un pays où ce tubercule constitue l’une des principales bases alimentaires de la population. « Les agriculteurs estiment que l’hévéaculture leur apporte un revenu plus stable et prévisible, car, contrairement au manioc, qui est récolté une fois par année seulement, le caoutchouc peut être collecté 10 mois par année. La culture du manioc est aussi plus exigeante que celle de l’hévéa », notait une personne ressource citée dans cet article.
Aujourd’hui, c’est l’Agence Française de Presse (AFP) qui attire notre attention dans un article relayé par plusieurs sites d’information, dont 20minutes.fr, et qui porte sur un virus qui menace cette plante. « Dévastatrice pour la récolte, la striure brune, disparue depuis 1935, est réapparue il y a une dizaine d'années en Afrique de l'Est. Depuis, elle progresse vers l'ouest du continent: après la Tanzanie, le Kenya, le Mozambique, ses premiers foyers, elle a été signalée en République démocratique du Congo (3e producteur mondial) et en Angola. »
« Simultanément et c'est nouveau, elle migre vers les hauteurs, à près de 1.000 m d'altitude en Ouganda, Malawi, Rwanda et Burundi. »
Pour le chercheur Claude Fauquet l'un des fondateurs du Partenariat mondial du manioc pour le 21e siècle (GCP21), «techniquement et scientifiquement on sait ce qu'il faut faire, la question c'est de mettre les moyens, financiers et logistiques.»
« Bien que ce soit une culture de base et une matière première importante pour l'industrie et bien qu'il contribue à lutter contre la faim et la pauvreté dans les pays en développement, le manioc a souvent été négligé par les politiques de développement agricole. En matière d'amélioration génétique et de biotechnologies, on lui a accordé beaucoup moins d'importance que la plupart des principales cultures vivrières », écrit la FAO sur son site.
C’est dans ce cadre qu’a été lancée la Stratégie mondiale de développement du manioc pour la période 2000-2015. Cette initiative trouve ses racines dans « la conviction qu'elle contribuera au développement économique des producteurs et de l'industrie du manioc ainsi qu'au bien-être d'un grand nombre de communautés et d'individus défavorisés du monde entier. »
Cette rencontre d’Addis-Abeba devrait, nous le souhaitons, permettre également de lancer des bases de travail sur cette stratégies pour anticiper une situation dont personne à ce jour ne peut encore bien cerner l’ampleur avec les menaces actuelles.
© UNICEF/NYHQ2011-2490/OLIVIER ASSELIN - CÔTE D IVOIRE, 2011
L’alcool et les ados, un combat permanent
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En 2011, dans un aide-mémoire publié sur son site, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) communiquait sur les Risques pour la santé des jeunes. En plus des grossesses précoces, du VIH, de la malnutrition, de la violence, pour ne citer que ces éléments de risques énumérés, l’OMS relève l’usage nocif de l’alcool. L’organisation écrit en effet que « la consommation d’alcool commence tôt : dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 14% des adolescentes et 18% des garçons de 13-15 ans consommeraient de l’alcool. Cette consommation diminue la maîtrise de soi et favorise les comportements à risque. » Dans les pays développés, on estime que 9 % des décès chez les jeunes de 15 ans à 29 ans ont pour origine un abus d’alcool.
En France, les résultats d’une étude publiés ce mardi 7 mai 2013 par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire(BEH) dévoilent qu’un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà été ivres.
Sur le site de l’Institut français de veille sanitaire, qui publie ce bulletin, nous lisons que « les 18-25 ans, qui se distinguent des personnes plus âgées par des consommations d’alcool moins régulières, mais plus excessives, accentuent leurs différences en ce sens en 2010, avec une stabilisation de la consommation quotidienne d’alcool associée à une augmentation des alcoolisations ponctuelles importantes et des épisodes d’ivresses. Les étudiants et les jeunes femmes se démarquent par des augmentations particulièrement prononcées par rapport à 2005. Les ivresses répétées concernent près de deux fois plus d’étudiants en 2010 qu’en 2005, et plus du double parmi les femmes. Les comportements des jeunes hommes et femmes ont ainsi tendance à se rapprocher. »
Pour aider à mieux comprendre cette situation, le site Francetv Info nous dit pourquoi les adolescents boivent toujours plus d’alcool, en ciblant trois facteurs qui n’inciteraient pas les ados à ralentir leur consommation. Ce sont : le marketing agressif des alcooliers (qui, en plus de mettre sur le marché des mélanges déjà préparés, font en toute légalité de la publicité sur internet et même via des clips vidéo d’artistes idoles de cette cible) ; l’hypothèse de l’indissociabilité entre se souler et l’adolescence ; puis la place de l’alcool dans la culture française.
Mais globalement, le combat n’est pas perdu ! L’OMS estime en effet que « l’interdiction de la publicité pour l’alcool et la réglementation de l’accès à ce produit sont des stratégies efficaces pour en réduire la consommation par les jeunes. De brèves interventions et des conseils si l’on détecte une consommation d’alcool peuvent contribuer à en réduire l’usage nocif. » Dans la même direction, l’étude publiée dans BEH démontre « l’importance d’une poursuite des efforts des autorités publiques, des éducateurs, des acteurs de prévention et des associations dans la réduction de la fréquence des ivresses, des alcoolisations ponctuelles importantes et de leurs complications potentielles. »
Et des exemples de réussites existent ! C’est le cas d’une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Montréal et du King's College de Londres qui « ont démontré que des interventions en milieu scolaire axées sur la personnalité offertes aux adolescents à risque élevé parviennent à réduire et à retarder chez eux la consommation d'alcool abusive », selon un communiqué relatif à cette étude. Selon Docteure Patricia Conrod, première auteure de cette étude, « si on apprend aux jeunes à mieux gérer leurs traits de personnalité ou leur vulnérabilité, on les aide à prendre de bonnes décisions face à certaines situations [...], qu'il s'agisse de surmonter leurs peurs, gérer des pensées qui les rendent très émotifs, contrôler des compulsions, analyser objectivement les intentions d'autrui ou améliorer la perception qu'ils ont d'eux-mêmes. »
© Image postée par Steve Rhodes sur Flickr.com
L’âge adulte n’enthousiasme pas (vraiment) les ados français
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Devenir adulte? Non merci. Cette perspective n’enchante guère les 15-18 ans: seulement 29% attendent intensément cette étape de la vie, perçue en revanche comme «un passage obligé» (54%) ou «une source d’angoisse» (22%) pour les autres, selon une étude Ipsos pour le récent Forum Adolescences.
Source: http://www.slate.fr/story/70921/adolescents-adultes-sondage
En France, une (nouvelle) étude sur les adolescents a récemment été réalisée par l’institut de sondage IPSOS. Les résultats de cette étude, consignés dans un document intitulé "Adolescents aujourd’hui, adultes demain quelles transitions ? Quels passages ?"(pdf), donnent un certain nombre d’informations regroupées dans différentes thématiques. Ce sont : « Baromètre bien-être des adolescents », « Devenir et être adolescent » et « Devenir et être adulte... »
Pour cette dernière catégorie, à la question de savoir « Aujourd’hui pour vous devenir adulte c’est.... », la réponse des adolescents, les 15-18 ans, mérite bien de s’y pencher pour analyse. En effet, si 54 % estiment que c’est « un passage obligé », à peine 29 % ont « une forte attente » de ce passage et 22 % la considèrent même comme « une source d’angoisse. »
Dans ce cadre, le site Slate.fr publie une contribution de Madame Monique Dagnaud, Directrice de recherche au Centre National de la recherche scientifique (CNRS), dans laquelle elle propose une analyse de ce faible engouement des 15-18 ans à devenir adulte.
Selon elle, être adulte « est associé, pour les adolescents, au fait de pouvoir vivre de ses revenus, avoir un métier (44%) ou être indépendant financièrement (19%). La maturité n’est pas revêtue des perspectives de l’épanouissement ou de la maîtrise de soi: elle est vécue sous les auspices d’une certaine dépossession. On passe de l’âge de tous les possibles à celui des choix contraints, et finalement à une perte d’insouciance: endosser des responsabilités, s’engager dans une voie professionnelle, et au fond, seule perspective réjouissante, avoir un enfant —un vœu largement encensé. » Conséquence logique de ce qi précède : « l’âge adulte ne fait pas rêver. »
Mais d’où vient cette image peu enthousiasmante de l’âge adulte ? Nous espérons que la lecture que cet article que nous vous recommandons permettra non seulement de vous orienter sur des pistes et de vous faire une opinion sur la situation.
Plus et de meilleurs enseignants pour réaliser l’Education pour tous!
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« A moins de 1000 jours avant la date buttoir pour réaliser l’éducation pour tous, nous n’avons plus le temps pour échouer. Nous devons utiliser tous les accélérateurs pour soutenir les gouvernements afin d’offrir une éducation qualitative à tous leurs citoyens. Et les enseignants représentent incontestablement des acteurs clés. Ils exercent une influence et une puissance particulières pour l’équité, l’accès et l’égalité dans l’éducation [...].
D’immenses progrès ont été accomplis, mais d’énormes insuffisances demeurent. Nous estimons à 6,8 millions le nombre d’enseignants qui sont nécessaires pour réaliser l’objectif de l’accès universel à l’éducation primaire d’ici à la fin de 2015. »
Ces propos, extraits de la déclaration vidéo de Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à l’occasion de cet évènement, permettent de donner le ton et de situer l’importance de l’édition 2013 de la Semaine mondiale d’action en faveur de l’Ecole pour tous (EPT).
Débutée le dimanche 21, et ce jusqu’au samedi 27 avril 2013, la Semaine mondiale d’action en faveur de l’EPT vise à sensibiliser le monde sur l’importance de la thématique de "l’Education pour tous". Et comme vous l’aurez certainement compris avec la Directrice générale de l’UNESCO, cette année l’accent sera mis sur le rôle et l’importance des enseignants avec le thème : « Chaque enfant a besoin d’un enseignant. »
Ce sont en effet près de 6,8 millions d’enseignants qui doivent être recrutés dans le monde d’ici à la fin de 2015 ; 1,7 millions de postes supplémentaires à créer dans le primaire et 5,1 millions d’enseignants qui quitteront la profession d’ici là et qu’il faudra remplacer.
Selon l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU), « la situation est particulièrement mauvaise en Afrique subsaharienne, où la demande d’enseignants augmente rapidement car la population en âge de fréquenter l’école continue à progresser. Pour que tous les enfants puissent accéder à l’éducation primaire, l’Afrique subsaharienne devait recruter plus d’1,8 million d’enseignants du primaire entre 2010 et 2015. » Ainsi, des pays comme le Burkina Faso, la République centrafricaine, la Côte d'Ivoire, Djibouti, l’Erythrée, le Malawi, le Mali, le Niger et le Tchad devront augmenter le nombre de leurs enseignants de plus de 10 % par an s’ils veulent s’assurer que suffisamment d’enseignants du primaire seront en poste d’ici à 2015.
Mais d’autres conditions doivent être remplies en plus du nombre souhaité d’enseignants recrutés pour la réalisation de l’objectif de l’EPT qui vise à améliorer sous tous ses aspects la qualité de l’éducation dans un souci d’excellence, de façon à obtenir pour tous des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables - notamment en ce qui concerne la lecture, l’écriture et le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante.
Dans un précédent article dans lequel nous nous demandions où est-ce que nous en étions dans la réalisation des objectifs de l’école pour tous, nous écrivions que « la réalisation de cet objectif demande également que les enseignants reçoivent une formation appropriée afin de pouvoir s’acquitter efficacement de leurs tâches, bénéficient de formations continues afin de faire en sorte que les connaissances se traduisent par de meilleures pratiques dans les classes, et reçoivent une fois dans leurs classes un meilleur matériel pédagogique. » L’UNESCO rajoute que le 10ème rapport mondial de suivi de l’EPT, qui nous a orienté dans ce précédent article, n’oublie pas de préciser que « les gouvernements et les donateurs doivent s’assurer que les salaires et les conditions de travail des enseignants reflètent leur engagement d’offrir une éducation de qualité grâce à une main-d’œuvre qualifiée et motivée. »
Cette semaine doit vraiment aider les gouvernements et la communauté internationale à renforcer et accélérer la mise en œuvre de leurs engagements en faveur de l’Ecole Pour Tous, car comme le notait récemment Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, « sans enseignants, une école n’est qu’un bâtiment. »
© UNICEF/INDA2013-00005/PRASHANTH VISHWANATHAN - INDIA, 2013 © Image du slogan de la Semaine, site de l’UNESCO
Brisons les idées fausses autour de la vaccination !
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L’édition 2013 de la Semaine mondiale de la vaccination a démarré le 20 avril avec pour thème « Protégez votre monde, faites-vous vacciner !»
Mais peut-il avoir meilleurs arguments pour ne pas se faire vacciner, et faire vacciner les plus fragiles que sont les enfants, que lorsque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous informe que 71% des décès dus à la rougeole ont été évités entre 2000 et 2011 et qu’entre 2 et 3 millions de vies sont épargnées par an grâce à la vaccination ?
Ainsi, cette semaine est aussi l’occasion d’aider à briser les idées fausses encore entretenues autour de la vaccination. Sur son site, l’OMS) propose une liste de 10 idées fausses à corriger sur la vaccination. Nous vous en présentons cinq d’entre eux :
L’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement feront disparaître les maladies – les vaccins sont inutiles. FAUX
Les maladies contre lesquelles nous pouvons nous faire vacciner réapparaîtront si nous mettons fin aux programmes de vaccination. Même si une meilleure hygiène, le lavage des mains et l’eau potable contribuent à protéger les populations contre les maladies infectieuses, de nombreuses infections peuvent encore se propager, quel que soit notre degré de propreté. Si les gens ne sont pas vaccinés, des maladies devenues rares, telles que la poliomyélite et la rougeole, ressurgiront rapidement.
Les vaccins ont des effets secondaires nocifs à long terme qui ne sont pas encore connus. La vaccination peut même être mortelle. FAUX
Les vaccins sont très sûrs. La plupart des réactions vaccinales sont habituellement mineures et passagères, un bras douloureux ou une légère fièvre par exemple. Les manifestations post-vaccinales graves sont extrêmement rares et elles font l’objet d’un suivi et de recherches approfondies. Vous courez un risque beaucoup plus grand si vous contractez la maladie évitable par la vaccination que si vous vous faites vacciner contre celle-ci. Par exemple, dans le cas de la polio, la maladie peut entraîner la paralysie; la rougeole peut provoquer une encéphalite ou la cécité, et certaines maladies évitables par la vaccination peuvent même être mortelles. S’il est vrai qu’un seul cas de dommage grave ou de décès dû à un vaccin est toujours un cas de trop, il n’en reste pas moins que les avantages de la vaccination dépassent largement les risques et, sans les vaccins, beaucoup, vraiment beaucoup plus de dommages et de décès seraient à déplorer.
Les maladies infantiles évitables par la vaccination font simplement partie des désagréments de la vie. FAUX
Il ne faut pas considérer les maladies évitables par la vaccination comme des «désagréments de la vie». Les maladies telles que la rougeole, les oreillons et la rubéole sont des maladies graves qui peuvent entraîner de sérieuses complications à la fois chez les enfants et chez les adultes, parmi lesquelles la pneumonie, l’encéphalite, la cécité, la diarrhée, les infections auriculaires, le syndrome de rubéole congénitale (si une femme est infectée par la rubéole en début de grossesse), et la mort. Toutes ces maladies et les souffrances qui leur sont associées peuvent être évitées grâce aux vaccins. A défaut de vaccination contre ces maladies, les enfants sont inutilement vulnérables.
Mieux vaut s’immuniser par la maladie que par les vaccins. FAUX
Les vaccins agissent sur le système immunitaire et entraînent une réponse immunitaire semblable à celle produite par l’infection naturelle, mais ils ne provoquent pas la maladie et ne font pas courir à la personne immunisée le risque de complications éventuelles. À l’inverse, le prix à payer pour obtenir cette immunité par une infection naturelle peut être un retard mental, dans le cas de l’Haemophilus influenzae de type b (Hib); des malformations congénitales, dans le cas de la rubéole; un cancer du foie, dans le cas du virus de l’hépatite B; ou la mort, dans le cas de la rougeole.
Les vaccins contiennent du mercure, qui est dangereux. FAUX
Le thiomersal est un composé organique contenant du mercure qui est ajouté à certains vaccins comme agent conservateur. C’est l’agent conservateur le plus fréquemment utilisé pour les vaccins qui se présentent en flacons multi-doses. Il n’existe aucune donnée probante attestant que la quantité de thiomersal utilisée dans les vaccins représente un risque pour la santé.
N’oubliez pas de consulter les autres idées fausses à corriger présentées par l’OMS.
©Crédit: PAHO
Faire face à la nourriture dangereuse au Bangladesh !
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« Au Bangladesh, bon nombre d’agriculteurs utilisent des quantités excessives de pesticides sur leur exploitation agricole dans l’espoir de [stimuler] leur production, sans se soucier [de leurs] graves effets sur la santé des consommateurs », a dit Nurul Alam Masud, directeur de Participatory Research and Action Network (PRAN), une organisation non gouvernementale (ONG) locale.
Source: http://irinnews.org/fr/Report/97850/Analyse-Pourquoi-la-nourriture-tue-au-Bangladesh
En mai 2012, nous avions publié sur notre blog un article dans lequel nous avions relayé des témoignages de populations du Bangladesh qui ont vu leur situation alimentaire se dégrader progressivement suite à la crise alimentaire mondiale de 2007-200, et son corollaire de conséquences sur les prix des denrées alimentaires et leur disponibilité. Dans ce pays en effet, le prix du riz qui constitue le principal apport calorique et la première dépense a été multiplié par deux. Intitulé "On n’a plus aucun rêve. On passe notre temps à travailler pour manger", cette contribution a permis de percevoir que « la peur des lendemains difficiles est clairement affirmée. Le combat pour se nourrir devient pour beaucoup la seule raison qui les pousse à sortir de chez eux chaque matin. »
Aujourd’hui, le site de IRIN pose la question de savoir Pourquoi la nourriture tue-t-elle au Bangladesh ? Dans un article qui tente de répondre à cette interrogation, et que nous soumettons à votre lecture, il est écrit que l’utilisation de pesticides, l’absence de règlementation sur la vente des aliments de rue et le manque de sensibilisation à l’innocuité des aliments sont à l’origine de problème de santé chez de millions de personnes dans le pays chaque année.
Ainsi, « au Bangladesh, les enfants de moins de cinq ans sont les plus exposés au risque de consommer des aliments dangereux : au moins 18 pour cent des décès d’enfants de moins de cinq ans et 10 pour cent des décès de personnes adultes sont imputables à la consommation d’aliments dangereux », note cet article qui cite une étude réalisée en 2006 par le Centre de santé animale et de sécurité alimentaire de l’université américaine du Minnesota.
Mais, au-delà de présenter les différents axes de cette situation, cet article présente les actions et autres initiatives, tant des autorités que du secteur privé, pour aider à juguler cette situation.
Syrie : "Assez !", interpellent en bloc les chefs d’agences humanitaires des Nations Unies
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Plus de deux ans que la Syrie a sombré dans le chaos : au moins 70 000 personnes tuées, dont des milliers d’enfants, des millions de déplacées vers les pays de la région (surtout au Liban, en Irak, en Jordanie, en Egypte et en Turquie) et pour qui les conditions de vie ne sont toujours aisées, des familles disloquées, un pays à genou, ...et, malheureusement, une situation actuelle qui ne fait qu’empirer chaque jour et alourdir ce bilan déjà inacceptable.
Sur le terrain et dans la région, le monde humanitaire est mobilisé. Parmi eux, figurent en bonne place quatre grandes entités des Nations Unies : le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’Agence des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF).
Face à situation dans ce pays qui semble s’enliser, les premiers responsables de ces agences ont décidé de monter conjointement au créneau pour lancer un appel solennel avec toute la force et portée nécessaire pour attirer notre attention.
Déjà, ils nous situent sur leur engagement en Syrie et dans la région. « Nos organismes et nos partenaires de l’action humanitaire font tout ce qu’il est possible de faire. Avec l’appui de nombreux gouvernements et particuliers, nous avons aidé à loger plus d’un million de réfugiés. Nous avons aidé des millions de personnes déplacées par le conflit à avoir accès à une alimentation et des articles de première nécessité, plus de 5,5 millions de personnes se trouvant en Syrie et dans les pays voisins à avoir accès à de l’eau et des installations sanitaires et des millions de Syriens à avoir accès à des services de santé de base, notamment en vaccinant plus d’un million et demi d’enfants contre la rougeole et la polio », affirment-ils.
« Mais cela est loin de suffire. Les besoins vont en s’accroissant alors même que nos moyens d’intervention s’affaiblissent, en raison de l’insécurité et d’autres restrictions en Syrie ainsi que de contraintes financières.»
Mais en décidant de réaliser conjointement cette vidéo, les Chefs de OCHA, du PAM, de l’UNHCR et de l’UNICEF veulent passer un message plus fort.
« *L’appel que nous lançons aujourd’hui ne vise pas à obtenir davantage de fonds – aussi nécessaires soient-ils. Ce que nous demandons est encore plus important que les moyens financiers. À tous ceux qui sont impliqués dans ce violent conflit et à tous les gouvernements susceptibles de les influencer :
Au nom de tous ceux qui ont tant souffert et de bien d’autres encore dont l’avenir est en jeu : Assez ! Mobilisez et exercez votre influence, dès à présent, pour sauver le peuple syrien et sauver la région de la catastrophe.* »
Mettons des voix sur la violence sexuelle contre les enfants !
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En 2013, le drame des enfants victimes de violences sexuelles demeure grand et révoltant. Malheureusement, le silence qui l’entoure, en plus de le nourrir et de le rendre peu visible, ne permet pas toujours de faciliter la prise en charge des personnes qui en sont victimes et de sanctionner de manière exemplaire les bourreaux.
C’est pour contribuer à rendre ce drame un peu plus visible, en communiquant des informations pertinentes sur la question en incluant plusieurs passages d’histoires de victimes, mais aussi pour sensibiliser les partenaires sur la nécessité d’investir un peu plus de fonds dans ce domaine, que l’ONG internationale Save The Children vient de publier le rapport "Unspeakable crimes against children, sexual violence in conflict" (en français, cela pourrait se traduire comme "les indicibles crimes contre les enfants, la violence sexuelle lors des conflits"). En effet, « la violence sexuelle est l’un des plus horribles crimes qui soient commis pendant les conflits. Personne ne devrait endurer la souffrance et l’humiliation du viol, de l’exploitation et la violence sexuelle ; et cela est particulièrement déplorable lorsqu’un enfant est soumis à cette brutalité », lit-on dans ce rapport.
Ainsi, si la protection des enfants constitue un pan important de l’action de la communauté internationale, tel qu’inscrit dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), cette protection devient plus que vitale en période de troubles. Selon Save The Children en effet, « durant les conflits et périodes d’instabilité, les enfants sont exceptionnellement vulnérables en ce sens qu’ils sont exposés à une large catégorie d’abus des droits de l’homme et des risques de protection : séparation de leurs familles, détention, déplacements forcés, torture, manque de repas et d’hébergement, faible accès aux services de santé et d’éducation, enlèvements, recrutement et intégration dans les forces et groupes armés, viol, exploitation et abus sexuels. »
Dans un article relatif à ce rapport, le site ReliefWeb écrit que pour réaliser ce rapport Save The Children a collecté des données et témoignages de plusieurs pays affectés par des conflits depuis la précédente décennie, dont la République Démocratique du Congo (RDC), le Libéria et la Colombie.
L’autre information que nous tirons de ce rapport est que « la violence sexuelle en temps de guerre est aussi commise par des membres de la famille, des membres de la communauté, d’autres enfants, des enseignants, des leaders religieux, des soldats de maintien de la paix et des agents humanitaires – des personnes en qui on place sa confiance tout au long de sa vie. » Là encore, nous apprenons que « dans les pays où les femmes et les filles restent fortement discriminées, les jeunes filles sont les plus menacées. Elles sont particulièrement exposées à un grand degré de viol, mais aussi au mariage précoce et forcées et à des grossesses non désirées. »
Mais surtout, Save the Children nous apprend que « bien qu’elle soit peu apparente, la violence sexuelle sur les garçons est aussi commune. Et tant les filles que les garçons sont bien souvent peu disposés à révéler ces crimes, à cause de la pression sociale et de la peur de représailles. »
« La prévalence et les conséquences de la violence sexuelle contre les garçons durant les conflits armés, aussi bien dans les situations de pré et post-conflit, ne devrait pas être sous-estimée. En République Démocratique du Congo, par exemple, les hommes et les garçons représentent entre 4 et 10 % des survivants de violence sexuelle en quête de traitement. Une autre étude en RDC a montré que 9 % de tous les hommes (et 22 % de toutes les femmes) interrogés ont révélé avoir directement expérimenté la violence sexuelle durant le conflit. »
Tout en remerciant les différents acteurs engagés sur le terrain, nous nous associons à leur plaidoyer pour plus de ressources dans ce combat. Et tous, nous devons nous battre pour que les perspectives d’actions intègrent un peu mieux ce problème. Des dizaines, voire centaines de milliers de vies d’enfants seront sauvées, leur enfance préservée, leur insouciance conservée et leurs projets d’avenir un peu plus garantis. Nous en sommes convaincus !
© UNICEF/NYHQ2012-1462/MARCO DORMINO - NICARAGUA, 2012
Quelles sont vos 6 priorités pour les enfants ?
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Le vendredi 5 avril 2013, nous avons atteint la date délai très symbolique de 1000 jours avant d’atteindre la date butoir du 31 décembre 2015 pour la réalisation des Objectifs du Millénaires pour le Développement (OMD).
Pour rappel, le 8 septembre 2000, l’Assemblée Générale des Nations Unies, réunie en session plénière, a adopté la Résolution 55/2, plus connue sous l’appellation de Déclaration du Millénaire. Dans ce texte, les Chefs d’Etats et de gouvernement des Etats-membres ont reconnu qu’« en plus des responsabilités propres [qu’ils doivent] assumer à l’égard de [leurs] sociétés respectives, [ils sont] collectivement tenus de défendre, au niveau mondial, les principes de la dignité humaine, de l’égalité et de l’équité. » Mieux, ils ont affirmé être « convaincus que le principal défi que nous devons relever aujourd’hui est de faire en sorte que la mondialisation devienne une force positive pour l’humanité tout entière. Car, si elle offre des possibilités immenses, à l’heure actuelle ses bienfaits sont très inégalement répartis, de même que les charges qu’elle impose. »
Cela s’est traduit par la définition de Huit Objectifs du Millénaire pour le Développement, tant ambitieux qu’audacieux. Sur son site, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) écrit que depuis l’adoption des OMD par tous les États Membres des Nations Unies en 2000, les pouvoirs publics, les organisations internationales et les groupes de la société civile de par le monde ont aidé à réaliser des progrès considérables qui ont apporté des améliorations notables dans les conditions de vie des populations.
« Les cyniques prédisaient que les OMD seraient abandonnés car ils étaient trop ambitieux. Or, ils ont aidé à fixer des priorités mondiales et nationales, à mobiliser les énergies et à obtenir des résultats remarquables » affirme Ban Ki-Moon, le Secrétaire général des Nations Unies, dans un article où il plaide pour un nouvel élan en faveur des objectifs du millénaire.
Ainsi, ces 10 dernières années, affirme l’ONU sur son site, 600 millions de personnes sont sorties de la misère (soit une réduction de 50%), la mortalité maternelle et infanto-juvénile a nettement reculé et les investissements destinés à lutter contre le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose ont permis de sauver des millions de vies. Pour ce qui plus spécifiquement de la situation des enfants, l’Unicef relève, entre autres, qu’à l'échelle mondiale, le nombre de nourrissons d'un poids insuffisant à la naissance a diminué de plus d'un tiers, passant de 25 % en 1990 à 16 % en 2011. De plus, dans environ deux tiers des pays du monde, les filles sont aussi nombreuses que les garçons à être inscrites à l'école primaire. Mais les défis restent encore grands, tant d’ici fin 2015 qu’après.
Ainsi, les Nations Unies, sous l’égide du PNUD, ont lancé My World 2015 qui est une véritable enquête mondiale pour permettre aux citoyens de la planète de façonner le prochain programme de développement. Via cette opération, cette agence des Nations Unies, et ses partenaires, ont pour objectif de recenser les voix, les priorités et les opinions des citoyens, afin que les dirigeants de ce monde en soient informés lorsqu'ils entreprendront le processus de définition du prochain ensemble d'objectifs mondiaux visant à mettre fin à la pauvreté.
Il reviendra a chacun de sélectionner ces 6 priorités pour l’après 2015, qui auront un impact positif certains sur le quotidien des enfants. Seize (16) thématiques sont proposées dans la short-liste soumise aux participants. Nous avons entre autres un accès à l’eau potable et à l’assainissement, la protection contre la discrimination et la persécution, l’égalité entre les hommes et les femmes, une bonne éducation, de meilleures offres d’emploi, la protection contre le crime et la violence, la prise de mesures contre le changement climatique. Mais nous avons la possibilité de compléter cette liste si des attentes particulières ne figurent pas dans cette liste.
Alors votons une seule fois, pour éviter de fausser les données, et mobilisons les autres pour maintenir les enfants au cœur du dialogue du développement international en cliquant ici.
© UNICEF/BANA2011-01092/JANNATUL MAWA - BANGLADESH, 2011
La solidarité internationale également touchée par l’austérité, selon l’OCDE
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Le contexte économique et financier actuel joue également sur le respect des engagements de solidarité internationale pris par les pays-donateurs, nous dit l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) qui a pour mission de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde. Dans une récente note de presse publiée sur son site, cette organisation note que l’aide aux pays pauvres diminue à mesure que les gouvernements serrent la vis budgétaire.
En effet, « en 2012, les apports nets d'aide publique au développement (APD) versés par les membres du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE se sont chiffrés à 125.6 milliards USD, ce qui représente 0.29 % de leur revenu national brut (RNB) cumulé, l'APD ayant reculé de -4.0 % en valeur réelle par rapport à 2011. » L’OCDE écrit que cette réduction constatée en 2012 est la plus marquée depuis 1997, et « c'est aussi la première fois depuis 1996-1997 que l'aide se contracte pendant deux années successives. »
Nous lisons que ce contexte de réduction de l’aide publique au développement s’expliquerait par la crise financière et les turbulences dans la zone euro qui ont amené les gouvernements de nombreux pays à appliquer des mesures d'austérité et à amputer les budgets alloués à l'aide.
Mais, il serait important d’ajouter, selon nous, la relativisation postérieure des engagements pris par les politiques et autres dirigeants. C’est le cas notamment de la France qui a décidé de consacrer à peine 3,75% des revenus de la taxe française sur les transactions financières à la solidarité internationale en 2013. Ce qui est vraiment loin de l’engagement du Président français, François Hollande, d’affecter « une grande partie » de cette taxe au développement. Rappelons que la taxe sur les transactions financières (TTF) est une taxe dont les revenus devraient être dédiés au développement et à la lutte contre le changement climatique, tout en permettant de générer des revenus complémentaires pour venir en aide aux pays les plus pauvres.
Se prononçant sur cette situation, le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude : « il est inquiétant de constater que les contraintes budgétaires des pays membres ont entraîné un deuxième mouvement consécutif de repli du montant total de l'aide, mais je me réjouis qu'en dépit de la crise, neuf pays aient tout de même réussi à accroître leurs apports d'aide. »
L’une des zones fortement touchées par cette réduction de l’aide publique au développement est le continent africain. « L'aide bilatérale à l'Afrique subsaharienne s'est chiffrée à 26.2 milliards USD, soit une chute de -7.9 % en termes réels par rapport à 2011. L'aide au continent africain a été réduite de -9.9 % et ramenée à 28.9 milliards USD après une année 2011 marquée par le soutien exceptionnel accordé à certains pays d'Afrique du Nord à la suite du "printemps arabe. »
L’OCDE ajoute dans cette note qu’une enquête du CAD permet d’entrevoir, comme perspective, une « réorientation de l'aide vers les pays à revenu intermédiaire de l'Extrême-Orient et d'Asie du Sud et de l'Est, principalement la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Pakistan, le Sri Lanka, l'Ouzbékistan et le Vietnam, et il semble très probable que l’aide vers ces pays prendra la forme de prêts assortis de conditions libérales. » De plus, « l'[aide publique au développement] devrait en revanche stagner à destination des pays les plus en retard sur la voie de la réalisation des OMD et affichant les niveaux de pauvreté les plus élevés, comprenant des pays d'Afrique subsaharienne comme le Burundi, le Tchad, Madagascar, le Malawi et le Niger. »
C’est certainement pour cela que le Secrétaire Général de l’OCDE ajoute qu’« à mesure que se rapproche l'échéance de 2015 fixée pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, [il] forme le vœu que la tendance au redéploiement de l'aide, qui se fait au détriment des pays les plus pauvres, va s'inverser. Cette inversion de tendance est en effet primordiale pour que l'aide puisse dûment contribuer à la concrétisation des OMD. »
© UNICEF/NYHQ2009-1017/SHEHZAD NOORANI - AFGHANISTAN, 2009 © Source OCDE
Chocolatiers et femmes : Signons pour dire "peux mieux faire" !
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Vous-êtes vous une fois posé la question de savoir qui se cachait derrière le chocolat que vous aimez tant consommer (je parle bien sûr de ses amateurs) et offrir ? Plus précisément, aviez-vous cherché à savoir quels sont les visages de ces personnes qui sont à l’origine de ces fèves de cacao, achetées par les chocolatiers du monde entier (peu importe leur tailles et leur méthodes de production), et qui sont indispensables à la préparation du chocolat ? Je conviens bien volontiers avec vous, ce n’est vraiment pas la préoccupation première qui saute à l’esprit quand on en achète. Et c’est la même chose pour les autres produits en grande manufacturés.
Mais, si un seule instant, vous vous intéressez à comment les grandes et puissantes entreprises agroalimentaires opèrent, il est clair que vous pourriez faire la différence en faisant évoluer les choses dans le bon sens. Surtout si vous êtes nombreux à vouloir soutenir les agriculteurs et préserver la planète, sans arrêter de consommer vos produits préférés.
C’est en tout cas la conviction d’Oxfam, une confédération internationale de 17 organisations qui, dans le cadre d’un mouvement mondial pour le changement, travaillent en réseau dans plus de 90 pays à la construction d’un avenir libéré de l’injustice qu’est la pauvreté.
Dans le cadre de ses actions, Oxfam a lancé la campagne "Cultivons" qui « vise à contribuer à bâtir un monde meilleur où chacun et chacune aura accès à une alimentation suffisante ». Et l’un des aspects de cette campagne se traduit par une autre campagne "La face cachée des marques" qui, elle, « vise à fournir aux personnes qui achètent et apprécient ces produits, les informations dont elles ont besoin pour tenir les 10 géants du secteur responsables de ce qui se produit dans leurs chaînes d'approvisionnement. En élaborant une fiche d'évaluation basée uniquement sur des informations disponibles publiquement à propos des politiques de ces entreprises, nous avons soulevé la question « Que vont-elles faire pour assainir leurs chaînes d'approvisionnement ? ». »
Ces derniers jours, Oxfam a publié la vidéo "La vérité sur les femmes et le chocolat" qui attire notre attention sur le gâchis que représentent la faim, l’inégalité et le salaire injuste auxquels doivent faire face les femmes qui cultivent la matière première principale du chocolat, le cacao. « Depuis des dizaines d’années, les grandes entreprises productrices de chocolat mettent en avant les femmes dans leurs publicités. Mais qu’en est-il des femmes qui cultivent leur cacao ? » Telle est la question posée dans ce spot d’environ une minute.
Cette confédération veux nous sensibiliser sur le fait que « les entreprises agroalimentaires qui fabriquent [nos] barres chocolatées préférées ne font pas grand-chose pour venir en aide aux femmes qui plantent et récoltent le cacao. Ces entreprises sont ravies de placer les femmes au cœur de leurs campagnes publicitaires, mais pas dans leurs chaînes d'approvisionnement. Cela est très important car ce sont les femmes qui nourrissent le plus souvent leurs familles et ces familles sont celles qui souffrent de la faim. Étant donné que vous achetez ces barres chocolatées, vous pouvez vraiment changer les pratiques commerciales de ces entreprises. »
A cet effet, un appel à signer une pétition pour peser de tout notre poids de consommateur pour empêcher les grandes entreprises productrices de chocolat à mettre les femmes à l’écart a été lancé en février 2013. Deux des trois grandes firmes du domaine ont déjà réagi dans le bon sens. Alors, qu’attendons-nous pour faire bouger la troisième ? En tout cas, le l’ai signé et nous vous attendons (si ce n’est encore fait).
© UNICEF/NYHQ1993-2046/CINDY ANDREW - MALAWI, 1993
Pour sauver l’avenir des enfants syriens, l’UNICEF et ses partenaires ont besoin de nous !
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De Sidi Bouzid, en Tunisie, où elle est née en décembre 2010 avec l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, la "Révolution du Jasmin" s’est très vite exportée dans tout le Maghreb, atteignant la Syrie en mars 2011. Seulement dans ce pays, la contestation populaire s’est très vite transformée en affrontements armés. Début mars 2013, le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que le cap du million de réfugiés recensés par ses agents sur le terrain a été atteint, dépassé, dans le conflit syrien. Avec l’intensification des combats et de la violence, nous risquons d’atteindre les deux millions de réfugiés dans un délai plus bref.
Malheureusement, beaucoup de ceux qui sont directement affectés par cette crise syrienne sont des enfants.
A l’entame de cette troisième année de conflit, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a publié récemment un rapport sur cette crise. Intitulé "Les enfants syriens : une génération perdue ?", ce document, en plus de faire le point de l’action de cette agence des Nations Unies et de ses partenaires, nous interpelle sur l’un des principaux enjeux auxquels doit faire face les humanitaires actuellement engagés dans cette partie du monde. Celui de sauver l’avenir de millions d’enfants et de jeunes.
En effet, « à la fin de l’année 2012, on estimait que 2 millions d’enfants se trouvaient parmi les 4 millions de personnes touchées par la situation de crise en Syrie, et près de 800 000 parmi les 2 millions de personnes déplacées. Ces chiffres sont probablement beaucoup plus élevés à l’heure actuelle. Un demi-million d’enfants réfugiés vivent aujourd’hui en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq ou en Égypte. Des milliers d’autres quittent la Syrie chaque semaine », lit-on dans ce rapport.
Ainsi, donnant tout son sens au titre de ce rapport, Monsieur Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF, écrit, comme en avant-propos de ce rapport, que « le risque de perdre une génération augmente à mesure que la situation se détériore et que les progrès accomplis en faveur des enfants syriens ces dernières années sont annulés ». Pire, « les rêves et possibilités d’avenir de ces enfants sont en train de disparaître. Alors même qu’ils perdent leurs années d’enfance … quand le droit d’être enfant leur est refusé … l’opinion qu’ils se font de leurs voisins est marquée d’influences qui risquent de créer un engrenage de la violence pour les futures générations, avec tout ce que cela implique pour l’ensemble de la région », ajoute-t-il.
Les deux années de crise, de guerre (disons-le), que vient de subir les populations syriennes, en plus de la détresse morale ou psychologique, des séquelles et violences physiques, ont conduit à la destruction ou à l’arrêt du fonctionnement normal d’infrastructures procurant des services sociaux de base. Ce qui place les plus vulnérables, les femmes et les enfants, dans une situation des plus préoccupantes.
Ainsi, « en Syrie même, une école sur cinq a été détruite, endommagée ou convertie en foyers d’accueil pour familles déplacées, ce qui perturbe la scolarité de centaines de milliers d’enfants. L’approvisionnement en eau a été réduit de deux tiers. Les enfants et les femmes réfugiés dans des abris vivent souvent dans des conditions insalubres, où il n’y a pas d’eau potable et pas suffisamment d’eau pour se laver, d’où un risque accru de contracter des maladies transmises par l’eau, y compris des infections respiratoires aiguës et des maladies de peau telles que la gale. »
Dans un contexte d’intensification de la violence, de grandes difficultés d’accès et de grave pénurie de moyens financiers, l’UNICEF est restée active sur terrain, tant en Syrie que dans le pays de la région touchés car accueillant les réfugiés (Liban, Turquie, Jordanie, Irak et Egypte). Mais, l’UNICEF ne travaille pas seule. « L’organisation coopère actuellement avec 40 partenaires et prévoit d’étendre ce vaste réseau pour aider de plus en plus d’enfants en difficulté en Syrie, notamment à Dera’a, Tartous, Homs, et Al-Hassakeh, en plus de Damao », lit-on dans le rapport cité ci-dessus.
Pour continuer ce travaille, l’UNICEF recherche aujourd’hui 80 pour cent des 195 millions de dollars nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires des enfants et des femmes touchés par la situation de crise en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq et en Égypte. Et ce, pour agir dans quatre domaines bien précis : eau, assainissement et hygiène ; éducation ; santé et nutrition ; et protection des enfants.
Restons mobilisés pour donner afin d’aider les enfants syriens car, comme l’écrit Monsieur Anthony Lake « les enfants ne sont pas responsables du conflit et ne devraient pas en être les premières victimes. Ils doivent être protégés de la violence en permanence et avoir accès, dans des conditions de sécurité, à des services de base. »
© UNICEF/NYHQ2012-1298/ALESSIO ROMENZI - SYRIAN ARAB REPUBLIC, 2012
Collaborons encore plus pour un meilleur accès à l’eau !
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Pour l’édition 2013 de la Journée mondiale de l’eau, que nous célébrons ce 22 mars, "la coopération dans le domaine de l’eau" est le thème qui a été choisi.
Pour l’UNESCO, « l’eau douce est un élément essentiel de nos vies et de tous les écosystèmes de la Terre. Cette ressource limitée est l’un des ingrédients déterminants de la vie et du développement socio-économique : elle est nécessaire à la production des aliments et de l’énergie, elle est indispensable dans le cadre industriel et domestique. » Il est important de mentionner que cette agence des Nations Unies a été mandatée par ONU Eau (un mécanisme créé en 2003 et qui vise à renforcer la coordination et la cohésion des entités des Nations Unies s'occupant des questions relatives à tous les aspects de l'eau douce et de l'assainissement) pour orchestrer à la fois cette journée mondiale et l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau.
A cette occasion, dans son message pour cette Journée mondiale de l’eau 2013, Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, écrit que « l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau a pour devise « De l’eau, de l’eau partout, à condition de la partager ». Cela suppose une gestion commune des eaux transfrontalières – mais aussi un partage de l’eau entre différents usages et des utilisateurs variés à l’intérieur d’un même pays. Nous avons besoin d’une gouvernance plus vigoureuse dans ce domaine, entre les États et au sein de chacun d’eux. »
« Coopérer doit être notre mot d’ordre. Cela est essentiel pour préserver nos écosystèmes, éradiquer la pauvreté et avancer sur la voie de l’équité sociale – y compris l’égalité entre les sexes », ajoute-t-elle.
Sur le site de la Banque Mondiale, Monsieur Jamal Saghir, Directeur du développement durable pour la région Afrique dans cette institution, publie une contribution dans laquelle il partage Quelques réflexions sur une Afrique riche en eau. Abordant l’impact du réchauffement climatique sur la disponibilité de l’eau, il effectue un parallèle entre la découverte de la trace d’eau sur la planète Mars par le robot Curiosity et la situation actuelle de la Terre. Ainsi, après avoir rappelé que « trois milliards d'années avant, Mars a connu un bouleversement de ses conditions environnementales », et que son refroidissement a conduit au gèle et à l’évaporation de l’eau dans l’espace, entrainant « un paysage de désolation, froid et sec », Monsieur Saghir note qu’« un scénario inverse se produit aujourd’hui chez nous : en raison de l’évolution du climat, la Terre se réchauffe, et c’est une planète plus sèche et plus chaude qui nous attend… à moins de changer radicalement la gestion de la plus précieuse de nos ressources : l’eau, précisément. »
Dans son analyse où il partage des solutions dans l’usage de l’eau, entre autres pour optimiser la production agricole et pour une énergie suffisante et plus abordable, Monsieur Saghir ne manque pas d’affirmer l’importance de la coopération internationale. « De l’eau découle la vie. Sachons l'utiliser avec sagacité », ainsi conclut-il sa contribution ; et c’est dans cette même dynamique que s’inscrit le message véhiculé dans une vidéo réalisé par des étudiants de l’Université d’art créatif de Farnham, du Royaume-Uni, à l’occasion de cette présente Journée Mondiale de l’eau. Ils appellent chacun de nous à ne pas gaspiller l’eau.
A l’occasion de l’édition 2013 de cette journée mondiale de l’eau, il est important de garder à l’esprit que « la coopération dans le domaine de l’eau n’est pas un simple enjeu technique ou scientifique. Il s’agit de lutter contre la pauvreté et de protéger l’environnement. Il s’agit de jeter les fondations d’un développement durable et d’une paix pérenne », comme l’écrit Madame Irina Bokova dans son message.
© IMAGE SITE UNESCO © UNICEF/NYHQ2012-1707/JOSH ESTEY - PHILIPPINES, 2012
Entre actions et espoir, le PAM nous parle de la faim au Mali
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Voici déjà un an que le Mali, le pays de "la cité des 33 saints", traverse une crise militaro-politique avec son corollaire de conséquences sur les populations. En effet, en plus de l’impact de la crise humanitaire qui touche le Sahel depuis plusieurs mois, la situation actuelle dans le pays a fortement produit un surplus de déplacement de populations tant en interne que vers les pays limitrophes, sans oublier d’affecter sérieusement l’accès aux services sociaux de bases, tel que l’alimentation, de plusieurs familles.
« Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), depuis que le conflit a commencé, début 2012, environ 431 000 personnes auraient été déplacées (260 000 déplacés à l’intérieur de leur propre pays et 170 313 réfugiés) et 4,3 millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire », nous dit un article publié sur le site de IRIN et qui exposait une analyse sur comment venir à bout de la crise malienne à long terme.
C’est derniers jours, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a publié sur son site les 8 faits à savoir sur la faim au Mali ainsi que ses actions pour apporter de la nourriture et de l’espoir aux populations. Faits que nous vous présentons ci-dessous :
1. La situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle s’est dégradée ces derniers mois suite à un conflit au nord du pays qui a déplacé environ 335 000 personnes et a également entravé l’accès humanitaire vers les populations qui se trouvent toujours bloquées dans les régions affectées.
2. Plus de 80% des familles au Mali dépendent entièrement de ce qu’elles cultivent elles-mêmes sur leurs petites parcelles. La région est en proie à la sécheresse, les inondations et la sauterelle et un manque de systèmes d’irrigation et de l’équipement agricole a rendu la population très vulnérable aux chocs climatiques.
3. Environ 15% des enfants au Mali étaient touchés par la malnutrition aiguë même avant la crise. Plus d’un-cinquième des enfants d’âge scolaire ne vont pas à l’école : trois-quarts de ces enfants sont des filles.
4. Environ 69% de la population malienne vit en dessous du seuil de pauvreté. Le pays est ainsi classé 175e sur 187 pays selon l’indice du développement humain du PNUD.
5. Cette année, le PAM prévoit de soutenir environ 1 million de personnes au Mali dont plus de la moitié s’agissent des familles touchées par le conflit. Parmi les autres se trouvent des personnes habitant au sud du pays qui participent à des projets communautaires et reçoivent un soutien nutritionnel en contrepartie.
6. Le PAM utilise de petits bateaux pour transporter des vivres via le fleuve Niger vers les villes de Tombouctou et de Gao au nord du Mali. Depuis le début de la crise, l’agence a ainsi acheminé des vivres suffisantes pour nourrir 68 000 personnes pour un mois. Le transport routier est difficile et dangereux mais un convoi du PAM chargé de vivres pour 6 500 écoliers a réussi à traverser la frontière nigérienne à destination de Gao.
7. Outre l’assistance alimentaire fournie aux familles déplacées, le PAM commencera également des distributions d’argent qui permettront aux bénéficiaires d’acheter de la viande, des légumes et des produits frais selon leur préférence. De plus, cela permettra également de dynamiser l’économie locale.
8. Amadou et Mariam, le couple de chanteurs de renommée internationale, viennent tous les deux du Mali. Ils se sont rencontrés dans un institut des jeunes aveugles à Bamako où ils ont commencé à chanter ensemble. Les chanteurs sont devenus Ambassadeurs du PAM contre la faim en 2010. Suite à leur nomination, le couple s’est rendu en Haïti dévasté par le séisme où ils ont tourné le clip de leur chanson "Labandela" dédiée à la lutte contre la faim.
© UNICEF/MLIA2012-00889/TANYA BINDRA - MALI, 2012
Les viols « méthodiques, systématiques et massifs » persistent en RDC
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« Un homme sur quatre avoue avoir violé une femme et plus de la moitié avoue avoir utilisé la violence physique ou sexuelle contre un partenaire intime. Ceux-ci sont les résultats préliminaires d’un programme conjoint des Nations Unies qui a interrogé plus de 10.000 hommes dans six pays. »
Nous tenons cette inquiétante information du site d’ONUFemme, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Tel serait le résultat d’une nouvelle étude qui révèle l’usage de la violence par les hommes contre les femmes et les filles en Asie-Pacifique.
Une semaine après la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars dernier, l’actualité du thème retenu cette année se précise. En effet, le thème retenu par les Nations Unies pour l’édition 2013 s’est décliné comme suit : « une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. »
Rappelons que dans son message à l’occasion de cette journée, Madame Michelle Bachelet, Directrice Exécutive d’ONU Femme, a précisé que « l’élimination des violences envers les femmes est une priorité absolu » de l’organisation qu’elle dirige. Et pour ce faire, elle n’a pas manqué de dire que « notre siècle ne peut tolérer ces fléaux de l’humanité que sont la discrimination et la violence envers les femmes et les filles. »
Malheureusement, en République Démocratique du Congo (RDC), les violences contre les femmes et les filles semblent prospérer, particulièrement dans la partie Est du pays, selon le Docteur Denis Mukwege. Gynécologue de formation, Denis Mukwege s'est fait connaître pour les soins administrés aux femmes victimes de viols dans l'Est de la RDC. En 2012, il s’est momentanément exilé en Belgique après avoir échappé à une tentative d’assassinat. Mais, répondant à l’appel notamment des femmes, il est revenu en janvier 2013 à Bukavu (Est du pays) où se situe l’hôpital Panzi dans lequel il apporte un traitement qui combine une prise en charge psychologique, médicale et sociale, afin d’aider les victimes de viol à surmonter les traumatismes auxquels font face de nombreuses victimes des violences sexuelles après leur agression.
Selon Jeune Afrique, le Docteur Mukwege, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa le 12 mars 2013, a affirmé qu’ « en moyenne, près de 300 femmes viennent chaque mois se faire soigner dans son hôpital de Panzi, à Bukavu, après avoir été victimes de viols et de sévices sexuels ». Ainsi, « après avoir fléchi en 2011, ce chiffre a repris en 2012 et se maintient les premiers mois de 2013. »
L’article continue en notant que « le Dr Mukwege a une nouvelle fois dénoncé ces viols « méthodiques, systématiques et massifs » qui ont, selon lui, « le même impact qu'une guerre classique » et détruisent le tissu économique et social du pays. »
Cette situation ne saurait prospérer en silence et notre inactivité, voire indifférence, ne saurait que faiblir l’engagement et l’action du Docteur Mukwege, toute son équipe et tous ceux qui, en RDC et comme ailleurs, mettent bien trop souvent leur vie, ainsi que celles de leur proches en danger dans cette lutte contre les violences envers les femmes et les filles.
Dans ce contexte, nous voulons ici renouveler l’appel de Madame Michelle Bachelet dans son message à l’occasion de la Journée Internationale de la femme 2013 : « rejoignez-moi pour lutter contre la violence, pour éduquer l’opinion public et pour que soit mis en place des programmes qui offrent des services essentiels aux victimes et aux rescapés des violences. Rejoignez-moi aujourd’hui et tous les jours pour dire non, non à la discrimination et à la violence envers les femmes et les filles, non à la violence domestique et à la maltraitance, non aux viols et aux violences sexuelles, non à la traite des être humains et à l’esclavage sexuel [...] »
© UNICEF/DRCA2011-00008/CORNELIA WALTHER - CONGO, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE, 2011
Des enfants de Fukushima nous parlent de leurs inquiétudes pour le futur
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Déjà 2 ans que le drame est survenu, mais l’émotion reste la même, l’inquiétude également, la colère (des populations) certainement aussi.
Ce 11 mars 2013, les japonais ont rendu hommage au 20 000 victimes du séisme, doublé du tsunami et de la catastrophe nucléaire de Fukushima qui l’ont suivi. En effet, « cette catastrophe dans le nord-est du pays a fait 15.881 morts et 2.668 disparus, auxquels s'ajoutent 2.554 personnes décédées à cause de la dégradation de leurs conditions de vie, selon les tout derniers bilans officiels disponibles lundi », peut-on lire sur le site du Nouvel Observateur.
Aujourd’hui, comme nous le notions l’an dernier, les japonais vivent en permanence avec ce tremblement de terre et le drame nucléaire de Fukushima. Les populations sont vraiment inquiètes des effets radioactifs de cette catastrophe nucléaire sur leur santé, actuellement et dans les années à venir. L’une des catégories à se questionner est à coup sûr celle des enfants et jeunes.
En mai 2011, juste deux mois après la survenance de ce drame humain, l’un des blogueurs officiels de La Voix des Jeunes s’est penché, et attirant ainsi notre attention, sur la situation des enfants de Fukushima. Et l’inquiétude était déjà affichée à cette époque.
Ainsi, dans cet article, nous écrivions que « la décision de rouvrir certaines écoles de la région ces jours derniers a été particulièrement controversée, le gouvernement japonais ayant fait le choix de relever le niveau de radioactivité considéré sans danger pour les citoyens de 1 à 20 milisievert par an, histoire de permettre aux écoliers de la région de Fukushima de regagner les bancs de l’école et de reprendre une vie normale. « 20 milisievert par an, c’est le niveau admis pour les travailleurs du nucléaire. C’est 20 fois plus que ce qu’on tolère d’habitude pour des citoyens lambda !», s’est notamment indigné Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace, association environnementale qui milite pour une sortie du nucléaire, dans un communiqué de presse. »
Pour le deuxième anniversaire de ce drame, nous avons décidé de donner la parole aux enfants qui vivent au quotidien cette situation d’exposition à la radioactivité. C’est pour cela que nous partageons avec vous cette séquence vidéo filmée lors de la session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies du 30 octobre 2012 qui a été une Réunion d’information des ONG. Au cours de cette réunion, des lettres écrites par des enfants vivant sur place ont été lues. Emotion, reconnaissance, colère et inquiétude de ne pas pouvoir vivre une vie "normale" d’adulte demain sont les mots clés.
Michelle Bachelet – "Notre siècle ne peut tolérer ces fléaux de l’humanité que sont la discrimination et la violence envers les femmes et les filles"
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Depuis ses origines au vingtième siècle dans les mouvements ouvriers en Amérique du Nord et en Europe, la Journée internationale de la femme a bien évolué et revêt aujourd’hui une importance plus grande encore. « Le mouvement international croissant en faveur des femmes, qui a été renforcé par les quatre conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, a contribué à faire de cette commémoration un point de ralliement pour mobiliser le soutien en faveur des droits des femmes et de la participation de ces dernières à la vie politique et économique », peut-on lire sur le site de l’ONUFemme, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. UNI134148.jpg
Pour l’édition 2013 de la Journée internationale de la femme, célébrée ce vendredi 8 mars comme chaque année, les Nations Unies ont choisi le thème suivant : « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. »
Dans son message à l’occasion de la célébration de cette journée, le Secrétaire générale des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon, rappelle l’actualité de cette thématique de la lutte contre les violences contre les femmes et les filles. « *Une jeune femme est morte à la suite d’un viol en réunion. écrit-il. Une autre s’est suicidée pour échapper à la honte qui aurait dû être celle de ses bourreaux. On a tiré à bout portant sur des adolescentes qui avaient osé revendiquer le droit d’aller à l’école.
Ces atrocités, qui ont à juste titre provoqué une vague d’indignation mondiale, ne sont que l’une des facettes d’un problème bien plus vaste que l’on retrouve dans presque toutes les sociétés et tous les domaines de la vie.* »
A son niveau, Madame Michelle Bachelet, Directrice Exécutive de l’ONUFemme, exprime « à la fois un message d’espoir tout comme un message d’indignation. »
En effet, « la prise de conscience et les actions en faveur des droits de la femme progressent. Cette conviction que "Trop c’est trop" gagne du terrain chaque jour. Je suis indignée que les femmes et les filles soient régulièrement victimes de discrimination, de violence et d’exclusion. Mon message est simple : Trop c’est trop », affirme-t-elle dans un message audiovisuel. Et pour réaffirmer cette indignation, Madame Bachelet ajoute que « notre siècle ne peut tolérer ces fléaux de l’humanité que sont la discrimination et la violence envers les femmes et les filles. »
En 2013 en effet, la violence envers les femmes et les filles demeure un phénomène très préoccupant. Les statistiques révélant qu’une femme sur trois en est victime (mutilation génitale, violence au sein de la famille, viol et traite par exemple). Mais des communautés, en plus des Nations Unies, sont fortement engagées dans la bataille contre ce mal.
Ainsi, en plus des actions quotidiennes des personnes et organisations engagées sur le terrain, certaines initiatives ont été lancées pour donner un peu plus de visibilité à cette lutte. C’est le cas des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre qui se situent chaque année entre la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (le 25 novembre) et la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme, le 10 décembre. Le Secrétaire Général des Nations Unies a également lancé la campagne "Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes" qui a pour but de mobiliser les gouvernements, les organisations internationales, les groupes de la société civile, les médias et les citoyens ordinaires.
Et dans son message, Monsieur Ban Ki-moon a affirmé que « les décisions que nous prendrons cette année doivent être à la mesure de notre indignation. » Cela tombe bien, en ce sens que la célébration de le Journée internationale de la femme 2013 coïncide avec la 57e session de la Commission de la condition de la femme, qui est la plus grande instance des Nations Unies consacrée à la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Et à cet effet, Madame Michelle Bachelet rappelle qu’ « il ya 10 ans, les pays ne sont pas parvenus à un accord. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas permettre à nouveau un désaccord ou de l’indécision ; cela nous empêchera d’accomplir les progrès si nécessaire en faveur des femmes du monde entier. Soyons donc unis dans notre volonté d’adopter des lois et des politiques fortes et luttons ensemble pour leur application efficace.»
© UNICEF/MLIA2012-00875/TANYA BINDRA - MALI, 2012 ©Image ONUFemme
David Guetta nous rappelle que la crise humanitaire au Sahel persiste
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« Il ne pleut qu’une fois par an au Sahel. C’est la « période de soudure», période de l’année où la nourriture se fait rare. La sécheresse a transformé la terre en terrain aride, les prix de la nourriture sont montés en flèche. Enfin, cette sécheresse a laissé un million d’enfants âgés de moins de cinq ans en danger de malnutrition sévère dans la Région du Sahel en Afrique. Il reste très peu de temps pour prévenir cette crise menaçante. Sans le support de l’UNICEF et de son réseau, et si l’on ne fait pas circuler le message incessamment sous peu, des milliers d’enfants pourraient mourir. »
C’est avec ces quelques mots que nous avons présenté la thématique #SahelNow sur laquelle votre blog, La Voix des Jeunes, s’est engagé en 2012 et à travers plusieurs contributions. Notre engagement, s’inscrivant dans la dynamique des autres acteurs engagés, a été, tout au long de cette année, de communiquer sur ce drame qui se joue dans cette partie du monde et sur les initiatives pour aider à y faire face, mais aussi et surtout de contribuer à la sensibilisation du public sur cette cause et pour aider à la mobilisation des ressources nécessaires aux agences des Nations Unies et autres organisations humanitaires présentes sur le terrain.
Ainsi, en plus d’avoir expliqué pourquoi le Sahel était une zone si vulnérable, partagé les appels de Stars Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNICEF comme Mia Farrow ou encore Selena Gomez, nous avons présenté des pistes pouvant nous permettre d’aider à résoudre cette crise. Sans manquer de présenter des actions sur le terrain, tel l’action conjointe de l’UNICEF et des autorités nigériennes pour faire face à une épidémie de choléra.
Aujourd’hui, c’est le célèbre DJ français Davis Guetta qui nous rappelle que malgré le silence, la crise humanitaire dans le Sahel persiste et mérite que nous continuions à resserrer les coudes et à maintenir l’attention sur la situation de cette région et des personnes qui sont affectées. Intitulée "Without you" (Sans toi, en français,), et en featuring avec l’artiste Usher, cette chanson vient comme nous rappeler que nous n’avons pas le droit d’oublier le Sahel car la crise humanitaire continue et reste préoccupante, même si on parle de moins en moins dans les médias singulièrement. Et pour bien faire les choses, le clip de ce titre a été monté avec des images de cette zone sur Sahel.
Rappelons que cette crise affecte près de 20 millions de personnes résidant dans huit pays (Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), dont 8 millions sont plus gravement touchées. Et en 2012, Angélique Kidjo, une autre ambassadrice itinérante de l’UNICEF, nous interpellait sur le fait qu’qu’"On ne peut laisser un million d'enfants mourir de faim sous nos yeux".
Cette parole garde aujourd’hui en 2013 tout son sens et demande que notre engagement pour les enfants et familles au Sahel reste solide et encore plus ferme.
L’économie verte, source de prospérité !
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"Économie verte: en faites-vous partie ?" Tel a été le thème de l’édition de 2012 de la Journée mondiale de l’environnement que nous célébrons le 5 juin de chaque année.
Rappelons que pour le Programme des Nations Unies plous l’Environnement (PNUE), par "économie verte" il faut entendre « une économie qui apporte une amélioration du bien-être et l'équité sociale, tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et les risques de pénuries écologiques (de ressources naturelles) ». Plus simplement, continue cet organisme, « une économie verte peut être définie comme une économie possédant les caractéristiques suivantes: de faibles émissions de CO2, une gestion durable des ressources, et qui est socialement inclusive ».
Au-delà du non négligeable résultat d’une meilleure protection de notre monde, plus compatible avec le nécessaire développement durable qui s’impose à nous aujourd’hui, nous avions noté que cette transition vers l’économie verte pourrait générer, selon les experts, de 15 à 60 millions d'emplois supplémentaires à l'échelle mondiale au cours des vingt prochaines années et sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté.
C’est dans cette dynamique que s’est inscrit le récent appel du Secrétaire général des Nations Unies en direction des Etats membres afin de les encourager à adopter des politiques plus respectueuses de l’environnement. Monsieur Ban Ki-moon affirme ainsi que « lorsque l'environnement est négligé, la pauvreté et l'instabilité sont les conséquences inévitables. Lorsqu'elle est entretenue, elle permet la prospérité. » « Pour cela, vous devez vous engager dans un dialogue avec vos partenaires au sein des gouvernements pour les aider à comprendre que les investissements dans la protection de l'environnement et en faveur d'une économie verte ne sont pas un coût, mais la garantie nécessaire de l'avenir que nous souhaitons », n’a pas manqué de lancer Monsieur Ban Ki-Moon aux Etats membres.
Ce jeudi, un nouveau rapport du PNUE a précisé que les dirigeants africains devraient accorder la priorité à la mise en œuvre des questions environnementales et de santé dans leurs politiques nationales et régionales pour relever les défis de plus en plus importants que sont la pollution de l'air, les maladies à transmission vectorielle et l'exposition aux produits chimiques. Dans l’article publié sur le site du Centre d’actualités de l’ONU et qui relaie cette information, des extraits du communiqué publié par M. Steiner, Directeur Exécutif du PNUE, sur ce rapport sont publiés. Ainsi, pour ce dernier « l'Afrique entre dans une nouvelle phase qui pourrait voir le continent devenir un acteur majeur dans la transition vers une économie verte mondiale et inclusive, mais pour cela, elle a besoin d'une population en bonne santé ayant un accès garanti aux ressources naturelles. »
@Photo importée de Flickr.com, postée par UN Women Gallery
« Ce sont les bonnes interventions au bon moment qui peuvent permettre la survie » des enfants
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L’engagement pour la survie des enfants dans le monde constitue l’une des principales priorités de bien d’organisations, et en particulier de l’UNICEF avec cette campagne lancée en 2012 sur cette thématique.
Après notre dernière publication relative à l‘engagement des dirigeants africains pour la survie des enfants, nous venons vous proposer l’action concertée de l’UNICEF et des autorités indiennes pour donner une autre chance de vivre aux enfants dans l’Etat de Madhya Pradesh.
Deuxième plus grand Etat de l’Inde, il affiche le taux de mortalité infantile le plus élevé de tout le pays : ce sont 17 enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque heure et plus de 400 à perdre la vie chaque jour. Un tiers de ces décès étant dû à la malnutrition. Et pourtant, l’UNICEF écrit sur son site qu’en plus d’être riche en ressources minérales et de posséder les plus grandes réserves de diamants du pays, cet « État figure également parmi les principaux exportateurs de blé en Inde. Toutefois, ses vastes étendues demeurent souvent vierges de « développement » et sa nourriture n’atteint pas toujours l’assiette de ses propres habitants. »
Ce contraste fait que « dans un État où règnent la pauvreté et l’insécurité alimentaire, la lutte pour sauver la vie des bébés souffrant d’une insuffisance pondérale à la naissance est souvent perdue », continue l’agence des Nations Unies.
Afin d’aider à juguler cette situation, Les autorités locales et l’UNICEF unissent leurs efforts depuis quatre ans pour rendre les soins de santé accessibles, comme dans la présente vidéo dans le district de Shivpuri, l’un des plus grands de l’Etat de Madhya Pradesh.
Ainsi, de l’acquisition d’un équipement spécialisé à l’aménagement de maternités et de salles d’accouchement plus grandes et plus adaptées, en passant par la mise en place d’un centre d’appel permanent qui gère des ambulances équipés de GPS, le recrutement de personnel mieux rémunérés et de ce nouveau service néonatal qui a été mis en place, l’UNICEF a aidé à bâtir un système qui met en lien les services hospitaliers avec la communauté. Ce qui est une véritable réussite aujourd’hui.
Cette expérience démontre que « les investissements dans les soins de santé font la différence. » Et, comme l’exprime la voix off dans ce reportage, « parfois, disent [les équipes de soins], ce ne sont pas les miracles et les prières, mais les bonnes interventions au bon moment qui peuvent permettre la survie. »
Génération "Greffe du mobile" : en faites-vous partie ?
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La forte démocratisation des technologies de l’information et de la communication s’est traduite, en plus du développement d’internet (avec la quatrième génération aujourd’hui), par une ouverture, une véritable course aux téléphones mobiles, tant au niveau des fabricants que des utilisateurs. En 2013, le téléphone mobile n’est plus ce simple outil de communication, il est aussi et surtout un accessoire de mode. Et l’une des catégories de la société qui en est la première ambassadrice est sans aucun doute la jeunesse. Et ils sont de plus en plus nombreux chaque jour à développer une véritable addiction aux messages. Disons plutôt SMS ou texto pour rester "in".
Aujourd’hui, que ce soit en classe ou amphi, dans les véhicules de transport en commun, en marchant, et même souvent dans lieux de cultes, pour ne prendre que ces exemples, cette génération qui serait qualifiée de "greffe d’iPhone" reste bien souvent attachée à leurs mobile. Ils échangent ou cherchent à échanger par messages quasiment à chaque moment. Et les formules proposées par les différents opérateurs mobiles ne sont pas là pour nous pousser à imaginer un changement dans le sens inverse. La technique et la permanence de rédaction a fait développé une véritable rapidité de frappe chez beaucoup au point que bien souvent, tout en vous parlant les yeux dans les yeux, leurs mains se chargent d’envoyer des textos.
Bref, les téléphones mobiles, sinon le jeu « envoie-réception-réponse (avec attente d’une réponse de l’interlocuteur t) est assimilable, sans risque de faire une mauvaise comparaison, à une drogue dont la consommation est autorisée, et ce sans aucune restriction bien souvent.
Cette addiction est devenue si grande qu’une étude réalisée par Une étude menée par Elizabeth Dowdell, professeure à l’université de Villanova en Pensylvanie, et dont nous fait échos le site Slate.fr, affirme que les adolescents envoient même des SMS en dormant.
«On dirait que les adolescents n’en ont plus assez d’envoyer des SMS lorsqu’ils sont réveillés. Apparemment, ils le font maintenant au milieu de la nuit de manière inconsciente», peut-on lire au début de cet article.
Dans ce texte de Slate, il est écrit que « ce nouveau comportement suscite cependant les inquiétudes des parents et des professionnels. Les adolescents ne dorment pas assez et sont perturbés dans leur sommeil à cause de leur téléphone. Pour Dowdell, «les adolescents et les jeunes adultes, surconnectés et surmenés, ont tendance à bénéficier de moins de temps» de sommeil. »
« Ils auraient besoin de dormir entre huit à dix heures par nuit (même si une étude préconise en fait 7 heures), quota qu’ils sont loin d’atteindre. Cette pratique «interrompt ce qui pourrait être une bonne nuit de sommeil», parce que répondre aux messages ou entendre un portable sonner perturbe les jeunes dormeurs entre 1h30 et 2h par nuit », ajoute le rédacteur.
L’article n’oublie pas de noter que cette attitude à des conséquences sur la santé des jeunes concernés: obésité, dépression, baisse des notes ou plus. Dans ce sens donc, nous vous recommandons la lecture de ce témoignage de ce jeune qui affirme ne pas être "greffé d’iPhone" mais qui à 17 ans, peut envoyer jusqu’à 300 SMS par jour.
© UNICEF/NYHQ2012-0901/MARCO DORMINO- HAITI, 2012
L’Afrique consolide les bases de son engagement pour la survie des enfants
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En juin 2012, l’UNICEF a lancé la campagne "S’engager pour la survie des enfants : une promesse renouvelée" qui vise à remobiliser les différents partenaires afin qu’ils puissent redoubler d’efforts pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement numéro 4 et 5, visant à réduire le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans à 20 pour 1000 naissances vivantes, voire moins. Plus concrètement, il s’agira de passer de 7,6 millions en 2012 à 4,5 millions, voire même 2 millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année, en 2035. Et votre blog La Voix des Jeunes, est également mobilisé autour de cette thématique dans laquelle s’inscrivent certaines des contributions et articles que nous avons publiés depuis.
Aujourd’hui, son site, l’UNICEF nous dit que les dirigeants africains ont décidé récemment de renforcer leur engagement pour la survie des enfants. Cela s’est traduit par l’organisation d’une rencontre de suivi avec les ministres de la santé du continent, sous l’égide du gouvernement éthiopien.
« La rencontre qui s’est tenue à Addis-Abeba du 16 au 18 janvier a réuni des ministres de la santé africains ainsi que des vice-ministres, des pairs et des experts nationaux, régionaux et globaux en survie de l’enfant afin de garantir que la survie de l’enfant soit placée au premier plan des programmes de développement social sur le continent et de réaffirmer l’idée selon laquelle les dirigeants africains doivent être à la tête des efforts de leurs propres pays. Les représentants de vingt pays africains ont assisté à la réunion », peut-on lire sur le site de cette agence des Nations Unies.
Au bout des travaux, l’UNICEF relève qu’une « déclaration de consensus a été présentée par les représentants. Il a été conjointement convenu que, pour accélérer les progrès, les pays nécessitaient une mise en place ciblée et efficace d’interventions à fort impact. On a déclaré qu’une forte réduction des décès d’enfants évitables ne pouvait avoir lieu que par le biais d’une action concertée dans cinq domaines fondamentaux, comme précisé dans la feuille de route globale : la géographie, les populations particulièrement exposées, les solutions à fort impact, l’autonomisation, l’éducation, l’économie, l’environnement et la responsabilité mutuelle. »
Violences sexuelles contre les enfants en Inde : HRW tire la sonnette d’alarme
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« Le système indien de lutte contre les violences sexuelles sur les enfants n'est pas adapté, car les mécanismes gouvernementaux ne garantissent pas la protection de ces derniers », a déclaré Meenakshi Ganguly, directrice pour l'Asie du Sud chez Human Rights Watch.
« La question des violences sexuelles commises sur des enfants est un enjeu difficile partout dans le monde, mais en Inde les défaillances des réponses fournies par l’État comme par les communautés renforcent le problème... »
Cette phrase pourrait bien résumer le présent article que nous soumettons à votre lecture. Rédigé et publié par Human Rights Watch sur son site, nous y lisons qu’en Inde les violences sexuelles contre les enfants sont passées sous silence et les victimes sont négligées. L’organisation de défense des Droits de l’Homme tire en effet la sonnette d’alarme dans un récent rapport intitulé « Breaking the silence : Child Sexual abuse in India (« Rompre le silence : Violences sexuelles infligées aux enfants en Inde »). Human Rights Watch note que pour la rédaction de ce rapport, ses enquêteurs ont réalisé « 100 entretiens avec des enfants victimes de violences sexuelles et leurs proches, des responsables gouvernementaux de la protection infantile, ainsi que des experts indépendants, des agents de police, des médecins, des travailleurs sociaux et des avocats qui ont traité les dossiers d'enfants victimes d'abus. »
Human Rights Watch révèle que « le système de justice pénale [indien], depuis la réception de la plainte par la police jusqu'au procès, doit être réformé d'urgence. Les policiers, dont la formation est insuffisante, refusent souvent d'enregistrer les plaintes. Au lieu de cela, ils font subir aux victimes mauvais traitements et humiliations. » Ainsi, « de nombreux enfants sont, dans les faits, maltraités une seconde fois lors d'examen médicaux traumatisants menés par la police et par d'autres représentants des autorités qui ne veulent ni écouter, ni croire leurs témoignages. »
Pour cette organisation, le stade des vœux pieux est largement dépassé et les autorités indiennes doivent vraiment exprimer leur ferme et réelle engagement pour tenter de juguler cette situation qui ne saurait être acceptable. Dans ce sens, Human Rigths Watch précise que « les efforts du gouvernement pour s'attaquer au problème, et notamment de nouvelles lois visant à protéger les enfants contre les violences sexuelles, sont également voués à l’échec si les mécanismes de protection ne sont pas correctement appliqués, et si le système judiciaire n'est pas réformé pour garantir que les abus soit signalés et poursuivis en bonne et due forme. »
Réduction des frais de Transferts de fonds vers l’Afrique – Les pistes de la Banque Mondiale
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Le phénomène de la circulation des personnes d’un pays à un autre, d’un continent à un autre, n’est pas uniquement une importante question dans les défis de politique interne des pays qui accueillent ces personnes. Il s’agit aussi d’un sujet d’intérêt non négligeable pour les pays dont sont originaires ces personnes installées à l’étranger, et qui constituent pour ceux-là cette catégorie de ressortissants qu’on qualifie de diaspora. En effet, ils sont bien souvent de véritables acteurs dans l’économie de leurs pays d’origines et des soutiens financiers de premier plan pour leurs familles et proches restés sur place. Cette importance se traduit par les transferts de fonds qu’ils réalisent vers leurs pays d’origine.
En 2012, on estime à 60 milliards de dollars US le montant que les travailleurs africains expatriés ont envoyé à leurs familles afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions en aidant à un meilleur accès aux services sociaux de base et à titre de contribution aux charges quotidienne. Selon la Banque mondiale, au-delà de ce aspect, « cette transaction simple et répétitive qu’est le transfert d’argent vers le pays d’origine n’est pas qu’une source de revenus, c’est aussi une source de réconfort et de soutien par laquelle les travailleurs émigrés transmettent l’espoir d’un avenir meilleur et le sens de l’attachement familial ».
Malheureusement, les coûts excessifs des frais de transfert réduisent le montant des fonds susceptibles d’êtes reçus par les bénéficiaires. Ainsi, en décembre 2012, la Banque Mondiale note que ces frais ont atteint 11,89 % du montant transférés. Ce qui équivaut à dire que, « plus de 7 milliards de dollars sont « perdus » en frais associés à la prestation de service. »
Afin d’aider à trouver une solution pour réduire le coût des envois de fonds vers l’Afrique, la Banque Mondiale a lancé en 2011 la base de donnes "Send Money Africa" « qui vise à répertorier les frais d’envoi associés au transfert de fonds vers l’Afrique ».
Aujourd’hui, cette institution qui "œuvre pour un monde sans pauvreté" conclut que la réduction des frais de transfert est possible. Il suffit « de mettre en œuvre des mesures concrètes pour abaisser le coût des transactions en procédant à des réformes d’ensemble portant sur les points suivants : la transparence, la concurrence, la suppression des obstacles juridiques, l’amélioration de l’infrastructure des systèmes de paiement et l’amélioration de la gouvernance et de la gestion des risques pour les prestataires de services d’envoi de fonds* ».
Mais cette stratégie doit-elle se faire au détriment des opérateurs de transferts qui, ne l’oublions pas, ont eux aussi des familles (actionnaires ou associés, agents employés sur les sites pour ne citer que ceux-là) à faire vivre ? La Banque Mondiale répond par la négative en relevant que « la réduction des coûts n’entraînera pas forcément une compression des bénéfices pour ces derniers, car le coût des services dépend souvent de facteurs extérieurs. En revanche, une baisse des coûts entraînera une intensification des transactions de la part des travailleurs expatriés, et, partant, une augmentation du volume à traiter par les prestataires de services ».
Quant aux travailleurs émigrés, « ces mesures pourraient [leur permettre] d’économiser des millions de dollars de frais de transaction et d’en faire bénéficier leurs familles dans le besoin. C’est aussi simple que cela ! »
Espérons que cette piste proposée par la Banque Mondiale sera suivie de quelques initiatives pratiques sur le terrain pour la réduction de ces frais d’envois.
© UNICEF/LAOPDR04615/JIM HOLMES
Au Mali, l’UNICEF et ses partenaires ont besoin de nous pour aider les enfants
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En plus de la Syrie, l’autre situation qui retient l’attention de bien de personnes et d’acteurs humanitaires ces dernières semaines est incontestablement celle du Mali.
En effet, « le récent conflit dans la partie Nord du Mali et la fragile transition politique ont conduit à une extension de l’insécurité alimentaire et de la crise nutritionnelle qui affecte le pays tout entier. Le conflit dans le Nord a touché plus de 2,8 millions de personnes, incluant quelques 204 000 déplacés internes, 150 000 populations hôtes et plus 208 558 réfugiés. Sur les sites qui les accueillent, le grand lot des personnes déplacées est contraint à utiliser de plus en plus des points d’eau non protégés et vivent dans des conditions hygiéniques dégradées », note l’UNICEF.
Si 560 461 enfants en âge d’être scolarisés ont été affectés par ce conflit, cette agence des Nations Unies affirme que 450 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition modérée, et 210 000 de malnutrition sévère en 2013.
Afin de contribuer à une réponse adaptée à cette situation qui risque de se dégrader avec l’actuelle intervention armée dans le Nord du pays, « l’UNICEF projette d’améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable, aux installations sanitaires et hygiéniques ; de renforcer les capacités pour identifier et gérer au sein des communautés les cas de malnutrition sévère ; de prévenir la malnutrition sévère et chronique en améliorant la nutrition maternelle, les pratiques adaptées pour l’alimentation des enfants et des nourrissons et par l’accroissement d’apport en micronutriments ; de contribuer à lutter contre le choléra, le paludisme et la rougeole ; et d’assurer une effective coordination des réponses des différents secteurs, incluant la protection des enfants, avec un point d’honneur à la collaboration transfrontalière et sous-régionale lorsque cela est possible ».
Le plan de l’UNICEF et de ses partenaires comprend 5 grands axes : nutrition, santé, éducation, eau-installations sanitaires et hygiéniques, et protection des enfants.
L’un des objectifs au niveau de la nutrition sera de faire bénéficier à 45 000 enfants de moins de cinq modérément malnutris d’un traitement adéquat fournit par le programme des suppléments alimentaires mis en place par le Programme Alimentaire Mondial (PAM).
Au plan santé, en plus de vacciner au moins 95% des enfants de moins de cinq ans dans le Nord du pays contre la poliomyélite (avec complément en Vitamine A et traitement antiparasitaire), il sera question de renforcer les capacités d’offre de services de santé d’au moins 25 pour cent des structures sanitaires afin d’assurer la délivrance d’au moins 70 pour cent des soins primaires et secondaires aussi bien dans le Nord que dans le sud du pays.
Dans la thématique « eau, installations sanitaires et hygiéniques », l’UNICEF envisage de fournir chaque jour au moins 10 litres d’eau chlorée pour la consommation à 1,5 millions de personnes, et d’améliorer l’accès à des installations sanitaires dignes et hygiéniques à 136 000 personnes, singulièrement celles qui vivent dans des zones à fort taux de choléra et maladies assimilées.
La protection des enfants intègrera la fourniture de supports adaptés à 350 000 enfants affectés par la crise, incluant ceux qui sont séparés d’avec leurs proches, les non accompagnés ou ceux ayant été associés aux groupes et forces armées. Enfin, pour l’éducation, il s’agira notamment de permettre un accès à une éducation de qualité à 403 800 enfants de 3 à 18 affectés tant pas le conflit que par la crise alimentaire et nutritionnelle.
Pour financer ces actions humanitaires en faveur des enfants au Mali en 2013, l’UNICEF recherche près de 82 millions de dollars US, dont 34 770 000 $US pour le secteur de la Nutrition, 6 741 000 $US pour celui de la Santé, 19 159 059 pour la thématique "eau, installations sanitaires et hygiéniques", et 7 725 000 $US pour l’éducation.
Contribuons tous à la mobilisation de ces fonds qui aideront à transformer en une réalité quotidienne cet espoir des enfants au Mali d’avoir une vie de projets.
© UNICEF/MLIA2012-00788/TANYA BINDRA - MALI, 2012 ©Image importée du site de l’UNICEF
Avec l’UNICEF, mobilisons-nous pour les enfants et adolescents syriens réfugiés
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« Ils ont fui leur maison en n’emportant rien avec eux. Plus de 2,6 millions de syriens sont réfugiés. Avec un brutal hiver, des centaines de milliers d’enfants syriens ont froid, ont faim, souffrent à l’heure où nous parlons. Ils ont urgemment besoin de couverture, d’habits, de bottes chaudes.
L’UNICEF est là pour sauver et protéger la vie des enfants. Mais nous avons besoin de votre aide »
Voici le message véhiculé par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) à travers ce spot que nous partageons avec vous. Le message est à la fois simple et clair les syriens, les enfants et adolescents syriens ont besoin que se manifeste la solidarité individuelle et internationale.
Sur la page consacrée à cette crise, l’UNICEF note que « l’escalade de la violence est sur le point de détruire le pays – et les enfants, de véritables et innocents témoins, sont entrainés dans la violence. Des dizaines de milliers de précieux enfants et adolescents fuient vers les pays voisins comme la Turquie, l’Irak, le Liban et la Jordanie. »
Toujours selon cette agence des Nations Unies, « on estime que la moitié de tous les réfugiés syriens sont des enfants ou des adolescents. Nous devons donc passer aux actes afin d’aider tous les enfants dans la région ».
Comme d’autres, l’UNICEF est déjà engagé sur le terrain. Son action se situe au niveau des séances de vaccination des enfants contre des maladies susceptibles de les exposer à la mort, à la prise en charge de ceux d’entre eux qui présentent des traumatismes, tout en leur fournissant de l’eau potable et une éducation.
Mais l’UNICEF a besoin de notre aide pour soutenir les enfants et adolescents syriens réfugiés, ainsi que leurs familles. Notre appui peut se manifester en faisant suffisamment de bruit que possible sur leur inquiétante situation, tel qu’en en nous exprimant sur Twitter avec « #childrenofsyria ». Mais surtout en aidant directement à satisfaire les nombreux besoins de ces enfants et adolescents en à travers un don à l’UNICEF. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur ce lien www.supportunicef.org.
Mobilisons-nous et mobilisons nos proches et tous ceux qui peuvent faire quelque chose.
Graça Machel – « Pour mettre fin au mariage des enfants, nous devons parler plus fort et d’une seule voix »
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Le 11 octobre 2012, a été célébrée la première édition de la Journée internationale de la fille, avec pour thème le mariage des enfants, que l’UNICEF défini comme un mariage ou une union avant l’âge de dix-huit ans. A cet effet, sur notre blog, après avoir rappelé l’effrayante réalité de ce phénomène, nous avons noté que l’éducation des filles (principalement affectées) constituait l’un des remparts au mariage des enfants.
Aujourd’hui, c’est Madame Graça Machel, du groupe The Elder (les sages) qui nous rappelle que notre action doit s’intensifier. Après sa participation au forum "Girls not Brides" (les filles ne sont pas des mariées) en novembre 2012, elle vient de publier une tribune intitulée "To end child mariage, we need to speak louder, with on voice " ; (Pour mettre fin au mariage des enfants, il nous faut parler fort et d’une seule voix, en français). Dans ce texte, elle engage la société civile africaine à unir leurs efforts afin de mettre fin au mariage des enfants qui touche 10 millions de filles chaque année.
D’entrée, elle regrette la faiblesse de la société civile africaine. Sur la question du mariage des enfants qui, en plus de « perpétuer la pauvreté », « expose les filles à des risques de violence et leur dénie leurs droits », elle note que si cette pratique est illégale dans bien de pays du continent, les leaders- politiques, religieux, communautaires- demeurent peu enclin à agir.
« Soyons francs. Nos Présidents et Premiers ministres doivent s’intéresser au mariage des enfants, écrit-elle ; ils doivent accepter le principe que ce phénomène doit être traité et pris à bras-le-corps. Sauf qu’ils veulent gagner les élections ! Le désir de rester au pouvoir signifie qu’ils écoutent les voix les plus fortes de la société. Et le travaille qui est le notre, en tant que citoyen, est de mettre la pression – Mais la véritable question est comment le faire », ajoute-t-elle.
Madame Graça Machel mentionne également que le message qu’elle a adressé aux participants du forum "Girls not brides" a été « qu’ils ne doivent pas sous-estimer le pouvoir des peules. Actuellement, nous n’utilisons pas le pouvoir que nous avons en tant que citoyen pour organiser, mobiliser, et réellement mettre la pression sur nos leaders afin de conduire les changements sociaux ».
Toutefois, l’action sur le terrain doit toucher toute les communautés en même temps car « si vous travailler avec une famille, elle regardera autours d’elle et vous dira : "que vont penser les voisins si je donne à ma fille un genre de vie différent de celui des autres filles ?" Mais lorsque vous mettez les familles ensembles pour leur parler des effets néfastes du mariage précoce et du bénéfice de le retarder, elles trouvent le courage de dire, collectivement, qu’elles changeront cette pratique ».
Mieux, pour obtenir les changements souhaités, « il faut intensifier notre action, de la communauté au niveau national, au niveau sous-régional, au niveau mondial » car « c’est seulement quand un grand groupe de personne embrasse ce combat pour en faire le sien que nous voyons réellement un changement arriver », précise-t-elle à juste titre.
Madame Graça Machel finit en ajoutant que « si nous projetons de réussir l’éradication des mariages des enfants d’ici 2030, il ne doit pas exister un village, une commune, un coin de ce grand continent qui n’entende pas que le mariage des enfants peut prendre fin. Et ce sont des activistes, des éducateurs et des militants associatifs dévoués comme ceux qu’[elle a] rencontré à Johannesburg qui transformeront ces attitudes – un père, une famille, une communauté à la fois ».
Précisons que The Elders est un groupe indépendant de leaders du monde, réunis par Nelson Mandela, qui offrent leur expérience et influence collectives afin de soutenir la construction de la paix, d’aider à régler les principales causes de souffrance des hommes et de promouvoir le partage des intérêts communs de l’humanité.
© UNICEF/NYHQ2010-2525/REBECCA HEARFIELD - ZIMBABWE, 2010
« Les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans »
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L’information a le mérite d’être vraiment relayée tant elle est inquiétante !
Le mardi 08 Janvier 2013, sur les ondes de Radio France International (RFI), nous avons appris que pour la seule période des fêtes de fin d’année 2012, 1 300 personnes ont perdu la vie sur les routes Sud-africaines. Admettons-le, 1 300 personnes qui perdent la vie dès suite d’accidents de la circulation en une si courte période et dans un seul pays, fût-il aussi grand comme la « Nation arc-en-ciel », c’est trop et vraiment inquiétant !
Suite à des recherches entreprises afin de comprendre cette situation et d’en connaître l’ampleur, nous avons découvert que les problèmes de sécurité routière constituent un véritable problème mondial.
En effet, selon l’[Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « les accidents de la circulation font chaque année environ 1,3 million de morts et de 20 à 50 millions de blessés dans le monde ». Et le continent africain est celui qui enregistre le taux de mortalité le plus important dans le monde. Ce serait au moins 200 000 personnes en moyenne qui perdent la vie sur les routes africaines chaque année. Ainsi, pour schématiser cette triste réalité, ce sont en moyenne 22 personnes qui perdent la vie chaque heure sur les routes.
L’OMS précise que « plus de 90% des décès par accident de la route surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui ne comptent que 48% des véhicules immatriculés dans le monde ». En plus, « environ 46% des personnes qui meurent sur les routes dans le monde sont des piétons, des cyclistes et des conducteurs ou des passagers de deux-roues motorisés, des usagers dits "vulnérables" » principalement dans ces pays à revenu faible.
Mais l’une des principales préoccupations rattachées à cette situation est que « les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, atteignant les chefs de familles les plus productifs et accablant les systèmes de soin de santé d’urgence », écrit également la Banque Mondiale sur son site.
Au titre des raisons avancées pour expliquer un si important taux de mortalité sur les routes, l’OMS relève d’abord le contrôle de la vitesse. En effet, ce sont à peine « moins d’un tiers des pays ont pris les mesures nécessaires – par exemple, l’aménagement de zones à vitesse réduite – pour abaisser la vitesse en agglomération ». Ensuite, nous avons l’alcool avec la conduite en état d’ébriété. Ajoutons également que le port correct d’un casque de bonne qualité par les motocyclistes et leurs passagers et le port de la ceinture de sécurité qui n’est obligatoire que dans respectivement 40% et 57% des pays.
Mais, il faut également ajouter que ce taux de mortalité peut trouver explication dans la dégradation et le faible entretien régulier des réseaux routiers, auquel il faut adjoindre la corruption dans bien de cas dans plusieurs pays (racket des agents de sécurité préférant prendre de l’argent avec les contrevenants du code de la route que de les sanctionner comme il se doit, détournements - sans sanctions - des fonds conduisant à des constructions d‘installations routières peu qualitatives ou peu conformes au normes en la matière).
Rappelons qu’en 2011, les Nations Unies ont adopté un Plan mondial pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 visant à prévenir 5 millions de morts du faits d’accidents de la circulation et 50 millions de blessés graves d’ici à 2020. Cette décennie vise à encourager les gouvernements du monde entier afin de développer des plan nationaux afin d’éviter un autre carnage. « Pourtant, la réalité est que les institution de la sécurité routière restent faibles et sérieusement sous-financée, ce qui représente une véritable barrière pour progresser », note la Banque Mondiale.
© UNICEF/VTNA2005-00058/JEREMY HORNER - VIET NAM, 2005
#JaimelAfrique : un tweet et certainement 6 mois à la Banque Mondiale à Washington. Ça vous tente ?
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Êtes-vous un étudiant en licence ou en master (ou suivez un cursus équivalent) et savez très bien écrire ? Possédez-vous en plus des connaissances sur les réseaux sociaux (tweets, blogs, facebook, instagram…) et les utilisez-vous régulièrement ? Parlez-vous également couramment l’anglais ou le français ? Mais surtout, êtes-vous amoureux du continent africain et pensez-vous pouvoir vivre durant 6 mois à Washington DC ?
Et bien, la Banque Mondiale vous propose de tenter d’obtenir l’opportunité de travailler pour et avec l’un des plus grands et importants organismes de développement. En effet, cette institution recherche des stagiaires en médias sociaux qui soient intelligents, créatifs et ayant des idées innovantes.
« Ces derniers seront rémunérés et travailleront pour l'unité de communication stratégique de la région Afrique de la Banque mondiale, une équipe qui a la passion de l’Afrique et veut la voir prospérer et grandir », note la Banque Mondiale sur son site.
Durant ces 6 mois d‘immersion au sein de l’équipe de la région Afrique de la Banque Mondiale à Washington, ces stagiaires auront, entre autres, comme responsabilité de « [conceptualiser] de nouveaux outils pour une présence accrue de la Banque mondiale Afrique sur les réseaux sociaux », de « [rédiger des] communiqués de presse pour médias sociaux », de faire des « envois de tweets à partir des comptes @WorldBankAfrica et @BM_Afrique », mais aussi de « nouer un dialogue avec les fans de la page Facebook Banque mondiale Afrique et la plateforme Livestream ».
Et pour sélectionner ces stagiaires qui, comme le note le site de l’institution, aideront à l’« *Intégration d’une "dimension sociale" aux sites professionnels de la Banque mondiale », le processus admet une innovation.
En effet, il faudra d’abord suivre les comptes @WorldBankAfrica ou @BM_Afrique sur Twitter et surtout en complétant le tweet "#jaimelAfrique parce que…".
Ceux qui passeront cette première étape recevront un message directement de la part de la Banque Mondiale avec des instructions supplémentaires. Ce qui consacrera le point de départ de la deuxième étape pur ce processus de sélection.
Alors, tous à vos tweet et vivement que la mobilisation des jeunes soit forte.
La lutte contre les Mutilations Génitales Féminines doit s’intensifier
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2012 sera une année dans la défense des droits des femmes et filles, spécifiquement pour ce qui est de leur protection contre les Mutilations Génitales Féminines et l’excision. La raison ? L’adoption d’une résolution pour l’intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutations génitales féminines.
En effet, c’est le 20 décembre 2012, lors de sa Soixante-septième session, que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté un texte pionnier concernant la lutte contre ce phénomène qui affecte 100 millions à 140 millions de femmes et de filles dans le monde. « Selon ses termes, l’Assemblée reconnait que ces mutilations constituent des abus irréparables et irréversibles des Droits de d’Homme des femmes et des filles, et les a réaffirmé comme grave menace pour leur santé. Les Etats sont invités à condamner toutes ces pratiques - qu’elles aient été commises au sein d’institutions médicales ou en dehors de celles-ci – et à prendre les mesures – incluant des mesures législatives- visant à interdire les mutilations génitales féminines, et à protéger les femmes et les filles de toutes les formes de violence », note le site de l’ONU.
Dans son désir d’afficher un engagement ferme sur la question, « [l’Assemblée Générale] prie le Secrétaire général de lui présenter, à sa soixante-neuvième session, un rapport pluridisciplinaire approfondi sur les causes profondes de la pratique des mutilations génitales féminines et les facteurs y contribuant, sa prévalence dans le monde et ses conséquences pour les femmes et les filles ».
Pour plus d’efficacité, « les mesures punitives devraient être complétées par des processus d’éducation et de conscientisation afin de promouvoir le consensus vers l’élimination de cette pratique. L’aide internationale est également demandée pour la seconde phase du Programme commun sur les Mutilations Génitales Féminines/Excision, dont la phase actuelle devrait prendre fin en décembre 2013, et la célébration chaque 6 février de la Journée internationale de la tolérance zéro contre les mutilations Génitales Féminines doit se poursuivre », ajoute l’Assemblée Générale.
Dans un article publié sur le site de cette agence, Monsieur John Hendra, Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif adjoint d’ONU Femmes, estime qu’« Il s’agit d’une étape très importante pour provoquer des changements culturels et comportementaux. Il est néanmoins tout aussi important de travailler sur le terrain avec les gouvernements, les communautés et d’autres partenaires en vue de mettre fin aux MGF ». A titre d’illustration, il ajoute que « l’expérience accumulée par ONU Femmes au Burkina Faso, au Bénin et dans d’autres pays montre que si les initiatives visant à criminaliser les MGF sont cruciales, elles doivent être appuyées par des services en faveur des victimes, en faisant participer les principales personnes d’influence et en appuyant les activités communautaires pour changer les normes sociales. Elles doivent également être assorties de mesures pratiques visant à mener les auteurs devant la justice ».
Il faut noter que ce même 20 décembre 2012, l’Assemblée Générale a adopté d’autres textes concernant la situation des femmes. Ce sont notamment la résolution visant à l’"Intensification de l’action menée pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes", une intitulée "Appuyer l’action engagée pour en finir avec la fistule obstétricale", et une autre sur la "Traite des femmes et des filles". Rappelons que nous avions évoqué dernièrement ce dernier phénomène sur notre blog suite à la publication du rapport 2012 de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) qui montre globalement que la traite des personnes persiste malgré les efforts des différents acteurs engagés.
© UNICEF/MLIA2012-00881/TANYA BINDRA - MALI, 2012
"Ils ne devraient pas mourir. Et pourtant ils meurent" – MESSI appel à redoubler d’efforts pour sauver des vies d’enfants
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"Ils ne devraient pas mourir. Et pourtant ils meurent. 19 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année, principalement de causes évitables. Des causes liées à une nourriture insuffisante, au manque de médicaments, ou d’eau potable. Ils ne devraient pas mourir. Et pourtant ils meurent."
C’est avec ces mots que débute ce message de Lionel Messi. S’il est connu, sinon reconnu, pour ses immenses qualités sportives qui font de lui l’un des meilleurs footballeurs du monde depuis quelques années, Messi est aussi une personne engagée pour la cause des enfants. En effet, au-delà de portée un maillot de son Club actuel (FC Barcelone) qui arbore l’indication "UNICEF" (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), il est lui-même ambassadeur itinérant de cette agence de l’ONU.
C’est donc dans sa tenue d’Ambassadeur itinérant de l’UNICEF qu’il nous délivre ce message qui pourrait valablement résumer, comme une lettre de mission, l’un des engagements qui devraient être ceux de chacun de nous tous pour cette année 201. Oui, nous devons faire mieux en 2013 qu’avant pour que le nombre d’enfants mourant de causes évitables se réduise. Mieux, 2013 doit être une année de référence dans notre marche vers la fin de cette tragédie. Et ce n’est pas seulement le rôle des Gouvernements, des Nations Unies et de ses agences spécialisées, des bailleurs de fonds, des Organisations Non Gouvernementales internationales, locales et communautaires. Chacun peut et doit apporter sa contribution tant pour éviter ces morts dues à des causes évitables que pour d’autres maux qui affectent nos communautés.
Chacun doit faire quelque chose !
En 2012, la traite des personnes persiste malgré les efforts pour l’éradiquer !
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Récemment, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) a publié le Rapport mondial sur la traite des personnes 2012. Mais déjà, que faut-il comprendre de la notion de "traite des personnes".
Sur son site, l’UNODC nous oriente vers l'Article 3 du Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes. Ainsi, « l'expression "traite des personnes" désigne le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement ou l'accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d'autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d'autorité ou d'une situation de vulnérabilité, ou par l'offre ou l'acceptation de paiements ou d'avantages pour obtenir le consentement d'une personne ayant autorité sur une autre aux fins d'exploitation. L'exploitation comprend, au minimum, l'exploitation de la prostitution d'autrui ou d'autres formes d'exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l'esclavage ou les pratiques analogues à l'esclavage, la servitude ou le prélèvement d'organes ».
La Voix des Jeunes a parcouru le Résumé analytique de ce rapport 2012 sur la traite des personnes et vous en propose des extraits et autres grands points.
De prime abord, il faut savoir que « la traite des personnes est une infraction de portée mondiale qui touche presque tous les pays de chaque région du monde ». Dans son rapport, l’UNODC révèle qu’« entre 2007 et 2010, des victimes de 136 nationalités différentes ont été détectées dans 118 pays du monde, et la plupart des pays ont été touchés par plusieurs flux de la traite. Environ 460 flux distincts ont été recensés dans le monde pendant la période considérée ».
Sur la période considérée, ce rapport constate que « les femmes représentaient la majorité des victimes de la traite détectées dans le monde. Si la proportion exacte varie légèrement d’une année sur l’autre, pour la période considérée, on constate qu’entre 55 et 60 % du nombre total de victimes détectées étaient des femmes ». Elles représentent par exemple la majorité des victimes détectées en Asie du Sud, en Asie de l’Est et dans le Pacifique.
Les enfants sont malheureusement affectés par ce phénomène de traite des personnes, et leur proportion s’accroît même selon le rapport. « Parmi les victimes détectées dont l’âge était connu et a été signalé au cours de la période 2007-2010, environ 27 % étaient des enfants » et « parmi les enfants victimes, on a plus souvent détecté des filles que des garçons: deux enfants victimes sur trois étaient des filles ».
Mais autant ce phénomène affecte différemment les différentes régions de notre planète, autant les formes d’exploitation varient d’une zone à une autre. Ainsi, par exemple, « le travail forcé est fréquent dans les Amériques, avec 44 % des cas détectés. L’exploitation sexuelle représente un peu plus de la moitié des cas détectés ». Pour ce qui est de la zone Afrique et Moyen-Orient, nous lisons qu’« environ les deux tiers des victimes détectées étaient des enfants. Près de la moitié des victimes de la traite étaient exploitées pour un travail forcé, tandis que 36 % faisaient l’objet d’une exploitation sexuelle. D’autres formes de traite, dont l’utilisation comme enfants soldats, pour des rituels et à d’autres fins représentaient 14 % des cas dans la région ».
Mais globalement, le rapport 2012 de l’UNODC constate que « la traite des personnes aux fins d’exploitation sexuelle est plus fréquente que la traite pour travail forcé ». Toutefois, il nuance cette affirmation dans la mesure où « cette donnée statistique pourrait toutefois être faussée, car les pays européens détectent plus de victimes que toute autre région. Les formes d’exploitation les plus fréquentes en Europe risquent donc d’être reflétées de manière disproportionnée dans le total mondial, si bien que la part de la traite pour travail forcé indiquée dans le rapport (36 %) est sans doute sous-estimée ».
Au titre des auteurs de la traite, le rapport constate que « les informations émanant de plus de 50 pays montrent que les deux tiers environ des personnes poursuivies et/ou condamnées pour des actes de traite entre 2007 et 2010 sont des hommes ». Cela dit, « la participation des femmes à la traite est plus fréquente dans le cas de la traite des filles », même si « elles jouent généralement un rôle subalterne au sein des réseaux et effectuent des tâches dans lesquelles elles risquent davantage d’être détectées et poursuivies que les hommes ».
Toujours pour ce qui est des auteurs, il faut également retenir que si « en Europe orientale et en Asie centrale, plus des trois quarts des personnes condamnées pour traite sont des femmes », « les étrangers représentent près d’un quart des condamnés, taux plus élevé que pour la plupart des autres infractions » malgré les importantes différences entre les pays sur ce point.
© UNICEF/LAOPDR04595/JIM HOLMES
Esclavage : l’UNESCO s’engage sur un projet d’itinéraire de mémoire à Paris
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Du VIe au XXème siècle, des dizaines de millions d’Africains ont été arrachés par la force à leurs terres et mis en esclavage en Europe, au Moyen et Proche et Orient, dans les Amériques, les Caraïbes et dans l’Océan indien. C’est la plus grande déportation d’êtres humains dans l’histoire de par son ampleur et sa durée et la violence qui l’a caractérisée. La traite négrière et l’esclavage, enfin reconnus comme un crime contre l’humanité en 2001, ont profondément façonné notre monde moderne et ont laissé de nombreuses traces.
Source: <Esclavage : l’UNESCO s’engage sur un projet d’itinéraire de mémoire à Paris >
"C'est une loi contre l'oubli". Tels ont été les propos prononcés par Monsieur Christian Paul, Secrétaire d’Etat français de l’Outre-mer de l’époque, suite à l’adoption en mai 2011 de la Loi tendant à la reconnaissance de la traite négrière et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Suite à son adoption, Radio France International (RFI), a précisé qu’il s’est agi d’« une reconnaissance symbolique, mais aussi indispensable, lorsque l'on sait que les manuels d'histoire font quasiment l'impasse sur plusieurs siècles de traite négrière. »
Ainsi, s’inspirant de la date d’adoption en dernière lecture de cette loi par le Sénat, une Journée officielle de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions a été instituée et est célébrée tous les 10 mai. En plus, le site du Ministère français de l’éducation nationale mentionne que « cette loi a notamment instauré le Comité pour l'histoire et la mémoire de l'esclavage, un organisme composé de personnalités qualifiées parmi lesquelles des représentants d'associations défendant la mémoire des esclaves. Le comité est chargé de proposer, sur l'ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations. »
C’est dans cette dynamique du devoir de mémoire que s’inscrit la démarche, décrite sur le site de l’UNESCO, de l’historien Marcel Dorignyo. Celui-ci a décidé d’établir un itinéraire de l’esclavage dans la ville la plus visitée au monde, Paris (capitale de la France). L’article que nous soumettons à votre lecture, nous informe que « sollicite par le projet La Route de l’esclave de l’UNESCO dont un des objectifs est de soutenir et promouvoir de tels itinéraires de mémoire, Marcel Dorigny a accepté de faire découvrir ce parcours insolite parisien à des experts invités par l’UNESCO venant des différentes régions du monde. Il les conduira du Jardin de Luxembourg au Panthéon, en passant par la rue Schoelcher et le Jardin d’Acclimatation, autant de lieux qui attestent de l’empreinte de cette tragédie dans l’espace parisien et racontent un autre récit de son passé. »
Vivement que cette action s’étende à d’autres cités non encore dans cette dynamique d’assurer cet indispensable devoir de mémoire.
Revaloriser les cultures sous-utilisées, une piste sérieuse dans la lutte contre la faim
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M. Graziano da Silva a, d'autre part, souligné que les espèces oubliées et sous-utilisées «jouent un rôle crucial dans la lutte contre la faim et représentent une ressource essentielle pour le développement agricole et rural». Il a plaidé en faveur de l'intensification de la recherche scientifique pour améliorer les cultures sous-utilisées. «Mais les résultats de la recherche ne parviennent pas toujours aux petits producteurs. Il est important d'apporter notre soutien à l'agriculture familiale pour augmenter la productivité, contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et améliorer les moyens de subsistance, tout en conservant la biodiversité dans les champs et nos assiettes et en protégeant notre terre.»
Source: http://www.fao.org/news/story/fr/item/166370/icode/
Dans le cadre de la publication du rapport 2012 sur la situation de la faim dans le monde, nous avions publié en octobre dernier une contribution notant que la situation restait inacceptable malgré des données encourageantes. Dans cet article en effet, nous relevions que « les progrès mondiaux en matière de réduction de la faim ont surtout été faits avant 2007–2008, période où le monde a connu une crise alimentaire », avant un ralentissement par la suite. Certes la situation est meilleure que ce qu’on aurait pu craindre, mais ce sont quand même « environ 870 millions de personnes [qui] ont été sous-alimentées pendant la période 2010–2012, soit 12,5 pour cent de la population mondiale, ou encore une personne sur 8 ». Et ce alors que le monde produit suffisamment de nourriture pour nourrir la population mondiale actuelle. Ainsi, ce rapport 2012 précise que pour résoudre cette situation, il est indispensable « que la croissance économique soit doublée d’une action volontariste et déterminante des pouvoirs publics ».
Aujourd’hui, nous vous proposons un article publié sur le site de la FAO et qui relaie un appel à une revalorisation des cultures sous-utilisées, lancé par Monsieur José Graziano da Silva, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pour Monsieur Da Silva, « la revalorisation des cultures sous-utilisées est d'une grande importance pour que nos sociétés puissent relever les défis agricoles et alimentaires des décennies à venir ». En effet, ce serait essentiellement quatre cultures- le riz, le maïs, le blé et la pomme de terre – qui forment notre base alimentaire d’aujourd’hui, alors que la FAO estime à sept mille le nombre d’espèces de plantes alimentaires dans l’histoire de l’humanité.
Cette revalorisation de la place actuellement accordée à ces cultures "oubliées", "abandonnées" est, selon le Directeur Général de la FAO, un impératif car « notre dépendance à l'égard d'un petit nombre de cultures a des conséquences négatives à la fois sur les écosystèmes, la diversité de nos aliments et notre santé. La monotonie alimentaire accroît le risque de carence en micronutriments ».
Une réflexion qui mérite d’être vraiment promue quand, au même moment, un économiste de la Banque Mondiale appel à son niveau à ne pas relâcher les efforts face à des prix alimentaires soutenus et instables.
Après le Raïs, nous doutons fort que les révolutionnaires attendent un Pharaon à la tête de l’Egypte
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Depuis quelques jours, l’Egypte vit un regain de violence, avec des affrontements ce mercredi 5 décembre entre pro et anti-Morsi (le Président). 7 personnes ont perdu la vie, sans oublier la centaine au moins de blessés.
Pour rappel, en plus de cumuler les pouvoirs exécutif et législatif (suite à la dissolution du parlement par le conseil constitutionnel), le président Morsi a pris le 22 novembre dernier un décret renforçant ses pouvoirs déjà exorbitants. Ce décret, qu’il qualifie de "temporaire", le place au-dessus de l’ordre judiciaire et empêche que ses décisions soient contestées devant la justice. Profitant de son nouveau statut, il a fait adopter par l’Assemblée constituante (dont la question de la légalité demeure) un projet de constitution qui sera soumis à référendum le 15 décembre prochain. L’opposition et une partie de la population ont donc décidé de ne pas laisser faire ce qu’ils considèrent comme une mascarade.
Selon France 24, « outre les laïcs et les jeunes révolutionnaires, c’est le Front de salut national qui est en première ligne contre le pouvoir. Il appelle, en effet, à la désobéissance civile pour lutter contre ce qu'il considère comme une tentative de "kidnapping" du pays au détriment du peuple ». Mais le Président Morsi reste ferme et bande les muscles, avec l’entrée en scène (pour le moment à titre préventif et dissuasif) de la garde présidentielle. Pire, dans la soirée du jeudi 6 décembre 2012, il estime que cette contestation est le fruit de personnes qui auraient été payées pour déstabiliser le pays. Rien pour tenter de comprendre et vraiment rassurer les personnes inquiètes. Mais à quoi joue donc le président égyptien ?
En 2011, "La Voix des Jeunes" a consacré de larges espaces à cette vague de protestations qui a affectée (et affecte dans une certaine mesure aujourd’hui encore) le Maghreb et une partie du Moyen-Orient. Qualifiés de "Printemps arabe", ou encore la "Révolution du Jasmin", ces mouvements étaient guidés par des revendications longtemps mises en sourdine qui ont été courageusement (re)mis sous les feux des projecteurs dès fin 2010.
Dans l’une de nos contributions sur ce sujet, nous avions précisé que cette(ces) révolutions(s) étai(en)t pilotée(s) par « des populations civiles, hommes et femmes, mais essentiellement des jeunes (diplômés sur le carreau, des sans-emplois, et surtout des étudiants) qui descendent quotidiennement dans les rues, établissent bien souvent leurs QG sur des places symboliques dans l’histoire de leurs pays respectifs, pour exprimer leurs mécontentements, leurs espoirs perdus, les promesses non tenues, la mauvaises répartition des richesses nationales ; et réclamer la fin des régimes dictatoriaux marqués par des situations d’état d’urgence en vigueur depuis de nombreuses années : bref, demander, sinon exiger un nouvel ordre politique marqué par la démocratie, le respect des libertés individuelles et une meilleure justice sociale. »
Le projet de constitution tient-il vraiment compte de ces aspirations ? Pas vraiment, si nous nous en tenons à l'analyse de Madame Sophie Pommier, spécialiste de l'Egypte. Dans une interview accordée au journal Libération, elle note que dans ce texte « [les salafistes] ont obtenu ce qu’ils voulaient. Au-delà de l’article 2 qui continue à faire de la charia la «principale source de législation», le danger du texte vient du fait que beaucoup d’articles sont très flous, donc ouverts à toutes les interprétations. Cela est d’autant plus inquiétant que l’interprétation de la charia sera laissée à l’appréciation de l’université Al Azhar, une institution religieuse qui n’est pas élue. Auparavant, c’était la Cour constitutionnelle qui statuait sur la question, de manière assez libérale. Le texte supprime par ailleurs tout contre-pouvoir. »
Peu importe les intentions du président égyptien, Madame Sophie Pommier précise que « la manière de faire, le cadre qui est en train de se mettre en place, sont vraiment inquiétants. »
Pour notre part, qui suivons avec inquiétude la situation actuelle, nous estimons qu’en obtenant le départ du raïs Moubarak, les révolutionnaires du jasmin n’attendent pas qu’un pharaon se substitue à lui. Vraiment pas ! Alors attention à un faux pas inutile.
@Photo de Nihard importée de Flickr.com
Les myopes sont de plus en plus nombreux, de plus en plus jeunes
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L'alerte sur ce que certains appellent une "épidémie" a été donnée dans une étude du professeur Ian Morgan, chercheur à l'université de Canberra en Australie, en mai, dans la revue The Lancet. L'étude montrait que près de 90 % des jeunes en fin de parcours scolaire dans les zones urbaines des pays développés d'Asie (Chine, Singapour, Taïwan, Hongkong, Japon, Corée) présentent cette amétropie (contre 25 à 40 % chez les générations précédentes), dont 10 à 20 % sont touchés par une forte myopie. Cette progression a commencé au milieu des années 1990.
Le jeudi 11 octobre 2012, deuxième jeudi du dit mois, la communauté internationale a célébré la Journée mondiale de la vue, comme le prévoit la règle retenue pour la célébration de cet évènement. L’instauration de cette journée, note le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), vise à « sensibiliser l’ensemble du monde aux problèmes de la cécité, des déficiences visuelles et de la réadaptation des malvoyants ». En 2012, cette journée s’est focalisée principalement sur la santé oculaire et l’égalité d’accès aux soins. Au nombre des problèmes affectant la vue, nous avons les défauts de réfaction.
Les défauts de réfaction, c'est-à-dire les troubles courants qui brouillent la vue, coûtent cher au monde lorsqu’ils ne sont pas corrigés, doublement cher d’ailleurs. En plus des conséquences sur la qualité de vie pour les personnes qui en sont affectées (grands risques de cécité), les défauts de réfaction provoquent une perte importante de ressources économiques. Une récente étude publiée dans le Bulletin de l’OMS montre Les avantages économiques d’une meilleure santé oculaire pour tous. En effet, les auteurs de cette étude estiment que ce sont 202 milliards de dollars US sur le produit intérieur brut mondial qui sont perdus chaque année du fait des défauts de réfraction non corrigés de 703 millions de personnes. Alors que les actions et autres investissement nécessaires pour régler cette situation « coûteraient entre 2 milliards et 28 milliards de dollars US ».
C’est réalité nous a entre autres poussé à partager avec vous cet article publié sur le site du journal Le Monde, qui estime que la myopie, l’une des grandes formes de défaut de réfaction, est aujourd’hui une épidémie mondialisée.
Nous y lisons que « s'il est connu que les Asiatiques sont génétiquement prédisposés à la myopie, cette forte progression gagne l'Europe et les Etats-Unis, dans des proportions moindres. Le taux de myopie est d'environ une personne sur trois en Europe, soit 40 % des 12-54 ans, contre 20 % dans les années 1970. Aux Etats-Unis, la progression est identique, passant de 25 % au début des années 1970 à 41,6 % au début de l'an 2000, selon une étude parue dans Archives of Ophtalmology ».
Qu’est ce qui explique cette situation ? L’article du Monde nous donne des éléments de réponse.
Le réchauffement climatique est une réalité !
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Depuis ce mardi 27 novembre 2012, Doha, capitale du Qatar, accueille la phase active des négociations pour la lutte contre le changement climatique. Selon les Nations Unies, ces négociations de Doha, qui se tiennent jusqu’au 7 décembre prochain et qui rassemblent plus de 200 Etats, se proposent, voire même se doivent d’être un cadre pour « discuter des derniers développements concernant le changement climatique et tenter de se doter d'un nouvel outil qui succèderait au Protocole de Kyoto. »
En effet, « signé en 1997, le protocole de Kyoto est le seul traité légalement contraignant fixant des objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié », rappelle un article paru sur le site de Le Monde. Ce quotidien français ajoute à cet effet qu’ « en Afrique du sud fin 2011, la communauté internationale s'est engagée sur le principe d'une seconde période d'engagement du protocole, après l'expiration de la première fin 2012. A Doha, il faut désormais régler des questions épineuses : la durée de cette seconde période, le niveau de réduction des émissions de GES... »
Ces négociations de Doha sont très importantes et doivent conduire à un positionnement à deux niveaux. Tout d’abord, nous devons être un peu plus d’accord sur le constat que le réchauffement climatique est une réalité d’aujourd’hui, et non pas de demain. Les Nations Unies affirment justement dans ce sens que « les températures pourraient augmenter de 3 à 5°C au cours de ce siècle si aucune action rapide n'est entreprise. » Ensuite, nous devons, à commencer par les Gouvernements de nos différents Etats, présents ou non à ces négociations, dépasser les rhétoriques, les grands discours, pour oser et proposer et initier des actions un peu plus concrètes, bien au-delà de ceux actuels.
Face aux enjeux, et afin de contribuer à l’action de sensibilisation non seulement sur ces négociations de Doha mais aussi sur ces deux questions, nous vous proposons cette vidéo intitulée "Un Trou d’ozone en Antarctique - De la découverte au rétablissement, un voyage scientifique". Vivement qu’il aide à conscientiser un peu plus de personnes sur l’engagement qui doit être le notre, de chacun de nous et non pas seulement les dirigeants qui doivent nécessairement être en première ligne, sur ce sujet du réchauffement climatique.
16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre. J’adhère !
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« Dans le monde entier, des millions de femmes et de filles sont agressées, battues, violées, mutilées ou même assassinées, victimes en cela de violations choquantes de leurs droits fondamentaux. Que ce soit sur le champ de bataille, dans leur propre foyer, dans la rue, à l’école, sur leur lieu de travail ou au sein de leur communauté, la proportion de femmes qui subissent des sévices physiques ou sexuels à un moment de leur vie peut atteindre 70 %, et jusqu’à un quart de l’ensemble des femmes enceintes. »
C’est avec ces mots que débute le message que Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations unies, à adressé à la communauté internationale à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, ce dimanche 25 novembre 2012. Proclamer par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 25 novembre 1999, cette Journée, ainsi que les différentes actions initiées dans son sillage, visent à mobiliser l’attention sur le sujet et à déclencher des actions pour faire cesser ce phénomène mondial.
Au terme de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 décembre 1993, la "violence à l’égard des femmes" est définie comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. » Dans cette dynamique, cette résolution précise, en son article 4, que « les Etats devraient condamner la violence à l’égard des femmes et ne pas invoquer de considérations de coutume, de tradition ou de religion pour se soustraire à l’obligation de l’éliminer. »
Afin de marquer son engagement sur le sujet, le Secrétaire Général des Nations Unies a lancé la campagne "Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes" ayant pour but de mobiliser les gouvernements, les organisations internationales, les groupes de la société civile, les médias et les citoyens ordinaires. Dans le cadre de cette campagne, une "Journée Orange" est organisée chaque 25 du mois. Véritable appel à porter un vêtement orange ce jour-là, cette journée mensuelle vise à mener une sensibilisation permanente du public à la question de la violence contre les femmes et les filles, et non plus seulement une fois par an à l’occasion de la célébration de la Journée internationale.
Mais aujourd’hui, actualité oblige, nous souhaitons communiquer et sensibiliser nos lecteurs sur une autre initiative, celle des "16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre". Celle-ci est organisée chaque année depuis 1991 dans le prolongement de la célébration de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Il s’agit de 16 jours qui se présentent comme un trait d’union plus que symbolique, en ce sens qu’ils débutent le 25 novembre, et prennent fin le 10 décembre, date désignée pour la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme. En plus du rappel pour le port de la tenue orange, ces jours s’offrent comme des moments pour la prise de parole pour mettre fin à ces violences.
Mobilisons-nous donc durant ces 16 jours d’activisme, et bien au-delà, afin de faire perdre chaque jour des de l’espace à la violence à l’égard des femmes au sein de nos communautés, de nos familles, de nos lieux de travail, ... bref, de partout où elle existe encore.
© UNICEF/NYHQ2012-0232/KATE BROOKS - LEBANON, 2012 © Ruban symbolisant la lutte contre les violences basées sur le genre
"Résultats" redonne espoir dans la lutte contre le sida
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Ce 20 novembre 2012, le Directeur Exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, a présenté le nouveau rapport global sur le sida. Intitulé "Résultats", ce rapport montre qu’une accélération sans précédent de la riposte au sida génère des résultats au profit des personnes.
Certes en 2011, la situation du sida reste préoccupante. En effet, selon ce rapport, 34 millions de personnes vivaient avec le VIH, dont 69% se trouvaient en Afrique subsaharienne (ce qui représente près d’un adulte sur 20 vit avec le VIH). Il est également vrai qu’à travers le monde 2,5 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en 2011, et 1,7 million autres sont décédées de cette maladie sur la même période. Mais malgré ce tableau que nous venons de dépeindre, l’ONUSIDA constate "une nouvelle ère d’espoir" dans ce rapport.
En effet, on enregistre une chute de plus de 50 pour cent des nouvelles infections à VIH dans 25 pays. « Dans certains pays qui affichent les taux de prévalence les plus élevés au monde, le nombre de nouvelles infections à VIH a été réduit de façon spectaculaire depuis 2001, de 73 % au Malawi, 71 % au Botswana, 68 % en Namibie, 58 % en Zambie, 50 % au Zimbabwe et 41 % en Afrique du Sud et au Swaziland. », précise l’ONUSIDA. Mais l’un des grands points réside aussi dans le fait que « la moitié de toutes les baisses des nouvelles infections à VIH au cours des deux dernières années a été observée parmi les nouveau-nés – ce qui montre que l’élimination des nouvelles infections chez les enfants est possible. » En effet, en 2011, les nouvelles infections à VIH chez les enfants étaient inférieures de 43% par rapport à 2003, et inférieures de 24% par rapport à 2009.
En plus des nouvelles infections, un autre point positif se situe dans le fait qu’il y a eu en 2011 plus d’un demi-million de décès de moins qu’en 2005 (soit 24% de décès de moins).
Cela dit, des efforts restent encore à faire. Ainsi, malgré l’augmentation du nombre de personnes sous traitement antirétroviral, soit 8 millions de malades, ils sont encore 7 millions de personnes éligibles pour le traitement contre le VIH qui n’y ont toujours pas accès. La situation est plus préoccupante chez les enfants où ce sont 72% d’éligibles qui n’y ont pas accès. Enfin, la pandémie garde un visage féminin car les femmes représentent 58% des personnes vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne.
Pour Michel Sidibé « le rythme des progrès s’accélère – on peut maintenant réaliser en 24 mois ce qui prenait une décennie auparavant ». Ainsi, « nous élargissons et intensifions nos efforts plus vite et de façon plus intelligente que jamais auparavant. Cela prouve qu’avec de la volonté politique et en poursuivant de notre action, nous pouvons atteindre nos objectifs communs d’ici à 2015 », rajoute le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA.
Et cette volonté politique se traduira entre autres à régler la question du financement car il subsiste un déficit de ressources de 30% seulement pour financer pleinement la riposte au sida d’ici à 2015. Il faudra donc mobiliser et mettre effectivement à disposition les 22 à 24 milliards de dollars qui constituent le besoin annuel estimé à l’horizon 2015.
© UNICEF/NYHQ2012-1181/SUSAN MARKISZ - UNICEF HEADQUARTERS, 2012
Le Droit International Humanitaire, où quand (même) la guerre a des règles
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Le DIH fait partie du droit international qui régit les relations entre États. Ce dernier est formé d'accords conclus entre États, appelés traités ou conventions, de la coutume internationale, constituée par la pratique des États reconnue par eux comme étant obligatoire, ainsi que des principes généraux du droit.
Le DIH s'applique dans les situations de conflit armé. Il ne détermine pas si un État a ou non le droit de recourir à la force. Cette question est régie par une partie importante mais distincte du droit international, contenue dans la Charte des Nations Unies.
Source: http://www.cicr.org/fre/assets/files/other/dih_fr.pdf
Ces derniers jours, avec le regain de tension et de violences au Moyen-Orient, ainsi que l’évolution de la rébellion dite « M23 » dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), les inquiétudes quant à la protection des civils sont nombreuses. Surtout avec ces craintes, voire cas avérés d’atteintes contre les populations civiles, comme ces accusations d’enlèvement d’enfants et de femmes portées contre les rebelles du M23 par l’ONU.
Alors, existe-t-il un droit de la guerre ? La réponse est oui, et ce droit se nomme le Droit International Humanitaire (DIH). Selon le Comité International de la Croix Rouge (CICR), le « DIH est un ensemble de règles qui, pour des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits armés. Il protège les personnes qui ne participent pas ou plus aux combats et restreint les moyens et méthodes de guerre. » Il d’agit d’un droit qui « vise à limiter les effets des conflits armés pour des raisons humanitaires, à protéger les personnes qui ne participent pas, ou plus, aux hostilités, les malades et les blessés, les prisonniers et les civils, et à définir les droits et les obligations des parties à un conflit dans la conduite des hostilités. »
Le DIH se fonde sur des règles fondamentales, dont celles qui suivent : • Les soldats qui ont déposé les armes ou qui sont hors de combat ont droit au respect de leur vie et de leur intégrité morale et physique. Il est interdit de les tuer ou de les blesser.
• Les civils se trouvant au pouvoir d’une partie au conflit ou d’une puissance occupante dont ils ne sont pas ressortissants ont droit au respect de leur vie, de leur dignité, de leurs droits individuels et de leurs convictions.
• Les parties à un conflit armé doivent en tout temps faire la distinction entre la population civile et les combattants afin d’épargner la population civile et les biens de caractère civil. Des précautions utiles seront prises à cet effet avant qu’une attaque soit lancée.
Votre blog vous propose cette fiche technique réalisée par les CICR afin de vous permettre d’avoir, si ce n’est encore le cas, une idée un peu plus complète sur ce Droit International Humanitaire.
Des toilettes pour contribuer à maintenir les filles à l’école !
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Ce 20 novembre 2012, le monde a célébré la Journée mondiale de l’enfance. Ce n’est pas par pur hasard que les Nations Unies recommandent la célébration de cette Journée en cette date. En effet, c’est le 20 novembre 1989 que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la Convention relative aux droits des enfants, l’un des documents les plus reconnus par les différents Etats. A ce jour, seuls les Etats-Unis, le Soudan et le Soudan du sud ne sont pas parties à cette convention. Comme le précise le site www.droitsenfants.org, cela revient à dire que sur les 195 États souverains et indépendants reconnus par les Nations Unies, les 192 États-membres (les îles Cook et Nioué, et le Vatican ne sont pas des membres), ont signé la Convention et seulement deux ne l’ont pas ratifiée.
Dans son article 28, cette convention aborde le droit des enfants à l’éducation. Selon un extrait de cet article, plus spécifiquement du point N°1 qui y est développé, « les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances. » Ainsi, en plus de « rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous », les Etats parties doivent également prendre « des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des taux d'abandon scolaire. »
La veille de cette Journée mondiale de l‘enfance, c'est-à-dire le 19 novembre, nous avons commémoré la Journée mondiale des toilettes. La proximité de ces deux célébrations dans le calendrier nous offre ainsi l’occasion d’aborder le lien établi entre l’accès à des toilettes saines à l’école, garantissant un minium de préservation de l’intimité des élèves, et la levée des barrières sur le chemin de l’accès et du maintien des enfants à l’école.
Selon le site de la Journée mondiale des toilettes, « si on veut que les filles restent à l’école pour acquérir des connaissances afin d’exceller dans la vie, elles doivent avoir accès à des latrines saines et protectrices de leur intimité. Dans de nombreux pays, les filles restent à la maison pendant la période de leurs menstrues parce que l’absence de cadre sécurisé leur permettant de se changer et de se laver entretient un sentiment d’insécurité. » Ainsi par exemple, « en Inde, une récente étude a montré que 23 pour cent des filles quittent l’école lorsqu’elles atteignent la puberté. »
Ce site constate que « les filles et les femmes constituent quasiment la moitié de la population, pourtant l’hygiène menstruelle et sa gestion reçoivent peu d’attention. » Afin d’aider à changer cette situation, « les programmes WASH (Water, Sanitation and Hygiene – Eau, installations sanitaires et Hygiène) dans les écoles constituent une grande opportunité pour couvrir les besoins des filles, en ciblant des aspects bien précis tels que la mise à leur disposition de latrines qui leurs soient un peu plus adaptées, ainsi qu’une éducation à l’hygiène et une prise de conscience générale sur les défis des menstruations. »
Nous notions déjà précédemment que l’accès aux toilettes constituait un Droit de l’Homme. Quant à l’éducation, il n’est plus besoin de rappeler ici la place de choix qu’elle occupe dans les droits reconnus aux enfants. Nos dernières contributions se sont attardées à montrer cette place dans la lutte contre les mariages d’enfants et dans le développement des compétences des jeunes.
L’investissement pour des toilettes adaptées aux besoins des différents sexes constitue donc l’une des stratégies contribuant à l’atteinte des objectifs de l’Education pour tous.
© UNICEF/MLWB2012-01630/CHRISTINE NESBITT - MALAWI, 2012
Quel est votre message pour promouvoir le Droit de l’Homme relatif à l’accès à des installations sanitaires ?
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Le saviez-vous ? L’accès à des installations sanitaires (dignes ou améliorées) représente un Droit de l’Homme. Je ne sais pas vous, mais moi je l’ai découvert ces derniers jours en visitant le site www.worldtoiletday.org, conçu et dédié à la promotion de la Journée mondiale des toilettes qui est célébrée chaque 19 novembre. Ce site vise à sensibiliser les uns et les autres sur l’importance pour chaque individu de pouvoir avoir accès à des services d’assainissement de base servant à éliminer les excréments, tels qu’un égout ou une fosse septique, une latrine à chasse d’eau, une latrine à simple fosse ou une latrine améliorée à fosse ventilé.
En effet, nous lisons sur ce site qu’« en 2010, le Secrétaire Général des Nations Unies a reconnu les installations sanitaires et l’eau comme un Droit de l’Homme, utile pour le plein épanouissement de la vie et des autres Droits de l’Homme. Cette décision qui représente une véritable avancée sur le sujet offre non seulement un argument de taille aux ardents défenseurs de l’accès aux installations sanitaires, mais constitue également une importante étape dans la transformation de ce droit en une réalité pour tous. »
L’article d’où nous tirons cette information ajoute que « l’approche des Droits de l’Homme cible particulièrement toutes ces personnes qui n’ont toujours pas accès à des toilettes saines. Cette orientation vise à comprendre cette situation, et à tenter de trouver les voies pour enjamber les barrières empêchant cet accès. Il vise également à s’attaquer aux inégalités en ciblant les personnes les plus vulnérables, telles que les femmes, les enfants, les personnes vivant avec des handicaps, celles affectées par des maladies chroniques et les plus pauvres des pauvres. »
Dans la présente vidéo, Catarina de Albuquerque, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le Droit de l’Homme à l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires saines, s’exprime dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des toilettes en 2011. Dans son intervention, elle explique pourquoi l’accès aux installations sanitaires saines est et doit être considéré par tous comme un Droit de l’Homme.
Alors, que pensez-vous cette avancée ? Quel(s) message(s) voulez-vous lancer pour promouvoir ce Droit de l’Homme aussi récent que très peu connu ? Vos contributions sont attendues pour aider à communiquer sur ce sujet, encore plus fortement actuellement dans le cadre de la prochaine édition de la Journée mondiale des toilettes que nous célébrons ce 19 novembre 2012.
L’accès à des toilettes dignes est aussi un Objectif du Millénaire pour le Développement
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En mai dernier, nous avons certainement été nombreux à lire sur le blog "Big Browser" du site du quotidien français Le Monde cet article intitulé "A Pékin, les toilettes propres c’est deux mouches maximum". En effet, cet article notait que le comité municipal chargé de l'image de la ville avait non seulement décidé que « les toilettes publiques de la capitale chinoise ne doivent pas compter plus de deux mouches », mais aussi que « les déchets qui traînent devront être enlevés au bout d'une demi-heure au maximum. »
Au-delà de tout étonnement ou de tout sourire, surtout et certainement pour la mesure portant sur les « [pas] plus de deux mouches », une analyse de ces mesures prises par les autorités municipales de Pékin nous permet de comprendre l’importance d’avoir accès à des toilettes propres et saines ; sinon l’importance d’avoir accès à des toilettes dignes, tout simplement.
Sur son site, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) écrit que le septième des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), intitulé "préserver l’environnement", consiste à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base. Les services d’assainissement de base sont des installations servant à éliminer les excréments, tels qu’un égout ou une fosse septique, une latrine à chasse d’eau, une latrine à simple fosse ou une latrine améliorée à fosse ventilée. Trois ans avant la fin de ce compte à rebours, si la cible concernant l’eau potable sera atteinte, l’organisation affirme que la situation est vraiment préoccupante en ce qui concerne l’accès à des « installations servant à éliminer les excréments », à l’assainissement.
En effet, en 2012, dans un monde qui compte 7 milliards d’individus, ce sont 2,5 milliards de personnes, soit plus de 35 pour cent de la population mondiale, qui n’ont pas accès à un assainissement correcte. 35 pour cent en 2012, certainement 33 pour cent en 2015, et donc un peu loin des 23 pour cent ciblés pour la réalisation de ce septième OMD.
Différentes initiatives sont lancées pour (tenter de) réduire ce fossé. Ainsi, Bill Gates, fondateur de Microsoft et l’un des grands philanthropes de notre époque, a également décidé de s’investir dans la question de l’hygiène, via la fondation créée avec sa femme, "Bill and Melinda Gate Foundation". Cette fondation investit actuellement dans ce qui est qualifié de "toilettes du futur" : non seulement elles fonctionneront sans chasse d'eau afin d’éviter le gaspillage d’eau potable, mais incluront également des systèmes de recyclage des excréments.
Selon Bill Gates, "les toilettes avec chasse d'eau que nous avons dans nos pays riches sont impossibles à utiliser pour 40 % de la population mondiale, parce que ces gens n'ont souvent pas accès à l'eau, à des égouts, à l'électricité ou à des systèmes de traitement des déchets." Pour justifier son engagement dans ce domaine, Il ajoute qu’"au-delà de la question de la dignité humaine, le manque d'accès à des toilettes met en danger la vie de nombreuses personnes, crée un fardeau économique et de santé publique pour des communautés pauvres, et souille l'environnement."
Dans le cadre de la célébration prochaine de la Journée mondiale des toilettes, le 19 novembre , votre blog s’associe au mouvement de communication sur cette thématique afin de non seulement attirer l’attention de tous sur la nécessité d’un meilleur engagement pour améliorer l’accès à des toilettes dignes, mais aussi pour donner de la lumière à quelques initiatives déjà en cours pour contribuer à l’amélioration de la situation actuelle car, rappelons-le, l’accès à des services d’assainissement de base constituent un pan du septième Objectif du Millénaire pour le Développement : préserver l’environnement.
© UNICEF/MLWB2012-01524/CHRISTINE NESBITT - MALAWI, 2012
Les femmes ont un rôle clé à jouer dans le maintien de la paix
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Le 30 novembre prochain, les Nations Unies célèbreront le douzième anniversaire de la célèbre résolution 1325. Cette commémoration se traduira par un débat public sur le rôle des organisations de femmes de la société civile dans la prévention et le règlement des conflits et dans la consolidation de la paix. Mais de quoi parle au juste ce texte ?
Votée par le Conseil de Sécurité le 31 octobre 2000, cette résolution, précise le site de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), « dispose que les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires afin de protéger les droits des femmes et des filles dans les conflits armés, d’impliquer davantage les femmes à tous les niveaux de prise de décision et d’assurer une égalité entre les sexes dans toutes les opérations de promotion et de maintien de la paix. »
En effet, dans les différentes fondements considérés pour justifier cette résolution, le Conseil de Sécurité réaffirme, entre autres, « le rôle important que les femmes jouent dans la prévention et le règlement des conflits et dans la consolidation de la paix » ; et souligne « qu’il importe qu’elles participent sur un pied d’égalité à tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité et qu’elles y soient pleinement associées, et qu’il convient de les faire participer davantage aux décisions prises en vue de la prévention et du règlement des différends. » L’organe cœur des Nations Unies note également qu’il mesure « l’importance de la recommandation contenue dans la déclaration que son Président a faite à la presse le 8 mars 2000, tendant à ce que tout le personnel des opérations de maintien de la paix reçoive une formation spécialisée au sujet de la protection, des besoins particuliers et des droits fondamentaux des femmes et des enfants dans les situations de conflit. »
Selon l’ONUFEMMES, entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, « [la Résolution 1325] est la première à faire le lien entre les expériences des femmes dans les conflits et l’agenda international de la paix et de la sécurité, mettant l’accent sur l’impact disproportionné des conflits sur les femmes, et appelant à la participation des femmes dans le règlement des conflits et la consolidation de la paix. Elle reconnaît le fait que les contributions faites par les femmes en matière de prévention et de règlement des conflits, de maintien et d’instauration de la paix sont sous-évaluées et sous-utilisées. Elle souligne également l’importance de la participation pleine et égale des femmes en tant qu’agents actifs de la paix et de la sécurité. »
Sur le site de l’UNESCO, il est écrit que cette « *résolution souligne la nécessité de :
• intégrer la notion de genre et inclure les femmes dans les approches relatives à la sécurité et à la construction de la paix, en particulier les femmes affectées par les conflits
• sensibiliser les soldats de la paix, la police et l’appareil judiciaire aux problèmes liés au genre pendant les conflits et adopter des mesures pour assurer la protection et le respect des droits des femmes et des filles ;
• s’assurer qu’il est prêté attention aux besoins spécifiques des femmes et des filles pendant les conflits
• soutenir un rôle accru des femmes en tant qu’observatrices militaires, de membres de la police civile, d’observatrices humanitaires et des droits humains
• faire en sorte que les femmes issues de communautés frappées par les conflits armés soient représentées, afin de faire entendre leur voix dans les processus de résolution des conflits et participer en tant que partenaire d’égale valeur à tous les niveaux de prise de décision en matière de résolution des conflits, de prévention et de paix durable.* »
Douze ans après l’adoption de la Résolution 1325 des Nations Unies qui constitue une pionnière dans le développement de la thématique « femme, paix et sécurité », beaucoup de changements ont été constatés ici et là. Toutefois, les défis en la matière restent encore grands, relève l’ONUFEMMES.
© UNICEF/NYHQ2010-1146/OLIVIER ASSELIN- CHAD, 2010
Avez-vous un message ou un objet pour les générations futures pour l’an 2062 ?
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En octobre dernier, nous nous sommes permis de faire résonner notre voix dans le sensible débat de la fin du monde en cette fin d’année 2012 non pas pour démontrer ou contester la survenance de cet évènement, mais dans la logique d’un appel à la solidarité avec les plus nécessiteux en direction de ceux qui se sont engagés dans la "liquidation" de leur patrimoine. Ce fut également une invitation à la retenue dans la vente de leurs biens. Et la prochaine célébration de la Journée Mondiale de la philosophie nous permet de nous projeter au-delà de cette année 2012, très largement d’ailleurs.
Proclamée en 2005 par la Conférence générale de l’UNESCO, cette journée vise à apporter « une impulsion forte en faveur de la philosophie, et en particulier en faveur de l’enseignement de la philosophie dans le monde. » Un fait logique car « la philosophie offre une réflexion transversale et une analyse qui devrait pénétrer toutes les disciplines avec l'intention de construire une meilleure compréhension de notre monde présent et développer des réponses adéquates aux défis qui le confrontent », selon l’organisation onusienne.
Pour l’édition 2012, la célébration de la Journée mondiale de la philosophie se déroulera le 15 novembre avec plusieurs évènements qui seront organisés au niveau international, national et local autour du thème « Les générations futures ». Au nombre de ces évènements figure l’idée d’une capsule temporelle qui sera enterrée avec des messages et des objets au profit de l’humanité.
En effet, à l’occasion de la célébration de cette journée, l'UNESCO lance un appel au monde en nous invitant à laisser un message ou un objet pour les générations futures. Ceux-ci (messages et objets) seront placés dans une capsule qui sera à son tour enterrée ce 15 novembre 2012 au siège de l’organisation à Paris, en France, et exhumée le 15 novembre 2062, soit 50 ans après. Une liste (bien évidemment non exhaustive) de quelques idées d’apports est même proposée afin d’aider et orienter les uns et les autres qui désirent participer à cette opération de constitution d’un héritage commun pour la postériorité.
Ainsi, par exemple, en plus de la sagesse et des valeurs héritées de vos parents et générations antérieures que vous souhaitez transmettre à vos enfants et aux générations futures, vous pouvez proposer des objets qui sont importants pour vous aujourd’hui mais qui pourraient ne pas être disponibles dans le futur (tels les CDs ou les smartphones). Les dessins, photos, citations, maximes ou autres livres sont bien évidemment les bienvenus. L’essentiel étant que ces apports s’inscrivent dans la philosophie de cette capsule temporelle qui est « un puissant rappel que la solidarité intergénérationnelle est la clé d'une paix durable. »
Pour l’UNESCO, « chaque année, la Journée mondiale de la philosophie est une occasion unique de réunir la communauté internationale afin d'encourager la réflexion et le débat sur des questions contemporaines. Comme les défenses de la paix doivent être construites dans l'esprit des hommes, il est de notre devoir d'œuvrer au renforcement de ces esprits par la pensée critique et la compréhension mutuelle. »
Alors si vous avez ou souhaitez dire quelque chose à ceux qui seront en vie dans cinquante ans, ou voulez leur transmettre un message ou un objet que vous jugez essentiel, vous avez encore quelques jours pour le faire, mais aussi pour expliquer votre choix sur la page Facebook de l’UNESCO.
© UNICEF/ROSA2012-00089/RAJAT MADHOK - INDIA, 2012
« Une fois la vidéo ou la photo mise en ligne, il est malheureusement trop tard. »
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En juin 2011, votre blog "La voix des jeunes" a consacré une série d’articles aux dangers que les enfants et les adolescents peu prudents, ou "abandonnés" sur Internet, courent sur les réseaux sociaux. Intitulé "Sécurité et internet", la thématique en filigrane de ces articles s’était proposée d’inviter notre plateforme d’échanges dans le grand débat de la protection des jeunes internautes en contribuant à attirer l’attention des uns et des autres sur les dangers que présente Internet, à côté de ses nombreux bénéfices.
Déjà, en écrivant que les enfants étaient pris dans la toile de l’internet, nous avons fait référence à un article du Washington-Post qui relayait les résultats d’un sondage selon lequel 7,5 millions d’enfants américains, dont l’âge était inférieur ou égal à 12 ans, étaient inscrits cette année là sur Facebook, alors que l’âge minimal requis pour se créer un profil sur ce réseau social est de 13 ans.
Une inquiétante réalité car « comme la toile tissée par l’araignée, Internet est un véritable piège, un nid de dangers pour ceux qui l’utilisent sans être conscients de ce fait, ou en n’étant pas suffisamment encadrés lorsqu’ils sont plus jeunes ». Nous avons même fait référence au site de l’Association E-enfance (dont la mission est de permettre aux enfants et adolescents de se servir des nouvelles technologies de la communication avec un maximum de sécurité) qui énumère un certain nombre de risques auxquels s’exposent les jeunes internautes. Ce sont, entre autres, l’exposition involontaire à des images choquantes, la divulgation des données personnelles (nom, prénoms, adresse, école, …) et les pressions psychologiques de la part de personnes malintentionnées.
Nous avons également précisé que sur internet, un pseudo pouvait cacher n’importe qui, et donc aussi des personnes malintentionnées, sinon dangereuses. Mais au-delà de ces deux contributions, nous avons clairement écrit en juin 2011 que les enfants étaient une proie de choix pour les prédateurs de la toile. Pour ce faire, nous relevions qu’« un article du "Monde Informatique" notait ainsi que, selon une étude réalisée par la London School of Economics auprès de plus de 25 000 jeunes, pas moins de 21% des jeunes de 11-16 ans déclaraient avoir été confrontés à des messages malsains comme des messages de haine, des messages pro-anorexiques, des appels à l’automutilation, à la prise de drogue ou au suicide. »
Le renouvellement de cet appel aux jeunes internautes à l’observation de plus de précautions s’impose avec acuité face aux récents suicides de deux jeunes internautes (seize et dix-huit ans), au Canada et en France, à un seul jour d’intervalle. Ils n’ont pas pu tenir sous la pression née d’une mauvaise rencontre avec des personnes qui n’étaient pas là pour devenir leurs "amis". Dans l’article "Les ados et le sexe sur internet : attention danger !" où le récit de ces deux tristes histoires est énoncé, Radio France International (RFI) met en lumière l’ignorance des adolescents face aux dangers des réseaux sociaux qui peuvent être catastrophiques, singulièrement pour ce qui est du partage d’image et vidéo. « Ainsi, alors que les adolescents postent des photos « drôles » ou « sexy » sur Facebook ou ailleurs, ils ne soupçonnent pas qu’ils alimentent bien souvent à leur insu des sites à caractère pornographique parasites ou s’en rapprochant », mentionne cet article qui citait une enquête en appui. RFI explique cette réalité par le fait qu’«une fois la vidéo ou la photo mise en ligne, il est malheureusement trop tard. Copié sur un site parasite, on aura beau retirer le contenu originel, la copie tournera ailleurs… »
Cette triste actualité (suicides de ces deux jeunes) nous offre donc une nouvelle opportunité pour sensibiliser les jeunes internautes sur les risques d’Internet et de la nécessité pour eux d’en être pleinement conscient dans leur usage. Mais aussi les parents sur le grand rôle d’encadrement et de contrôle qui est le leur dans l’accompagnement de leurs enfants dans le maniement de cet outil.
© UNICEF/UGDA2011-00097/Yannick Tylle - Uganda, 2011
Faux médicaments ou médicaments contrefaits : la situation est plus qu’inquiétante !
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82 millions de médicaments contrefaits, pour une valeur de 40 millions de dollars saisie en trois jours dans 16 villes portuaires de 16 pays africains. Telle est l’effrayante information, et le mot n’est absolument pas de trop, qui a été diffusée ces derniers jours par divers médias. Selon RFI, l’Angola, le Cameroun, le Ghana et le Togo forment le quatuor record de saisies provenant majoritairement d'Asie de l'Est et du Sud, ainsi que du Moyen-Orient.
Mais qu’entend-t-on par "faux médicaments" ou "médicaments contrefaits" ? Qui est concerné et quelle est l’ampleur du phénomène ? L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous aide à comprendre la situation.
Par faux médicaments ou médicaments contrefaits il faut voir des médicaments délibérément et frauduleusement étiquetés pour tromper sur leur identité et/ou sur leur origine, qui sont soit des mélanges aléatoires de produits toxiques, soit des préparations inactives et inefficaces. « Les contrefaçons et falsifications de médicaments représentent un risque pour la santé publique en raison de leur contenu, qui peut être dangereux, ou de l’absence de principes actifs. Leur utilisation peut aboutir à des échecs thérapeutiques et contribuer à une augmentation des résistances (comme dans le cas des antipaludiques qui ne contiennent pas suffisamment de principes actifs), voire à la mort », précise l’organisation.
Il faut dire que s’il est vrai que ce phénomène est mondial, l’OMS note cependant que « le problème de la contrefaçon est plus aigu dans les régions où les systèmes de réglementation pharmaceutique et de contrôle de son application sont les plus faibles. » Tel est le cas dans de nombreux pays africains, dans certaines régions d’Asie, d’Amérique latine et dans les pays en économie de transition où la situation est plus préoccupante. Au-delà de la situation introductive présentée en début de cet article, les ventes de "médicaments" à ciel ouvert, dans des bassines ou autres paniers, tant sous le soleil qu’en bordure de routes poussiéreuses, de jour comme de nuit, par des "pharmaciens" bien souvent a peine demi-alphabétisés dans nos villes africaines, aux yeux et à la barbe des autorités, est là pour certifier cette réalité.
Si des données précises manquent, l’OMS cependant notait en 2006 qu’on peut estimer que ces contrefaçons représenteraient 10% du commerce mondial des médicaments. Raison pour laquelle l’organisation parle d’une épidémie silencieuse.
Face à cette situation, des initiatives ont été lancées ces dernières années. Ainsi, dans le but de protéger la santé publique dans une dynamique de lutte contre la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires, le Conseil de l’Europe a adopté en décembre 2010 la Convention Médicrime. Selon le site de la Fondation Chirac, « *la convention MÉDICRIME est le premier instrument international dans le domaine du droit pénal faisant obligation aux Etats parties d’ériger en infraction pénale :
• la fabrication de produits médicaux contrefaits ; • la fourniture, l’offre de fourniture et le trafic de produits médicaux contrefaits ; • la falsification de documents ; • la fabrication ou la fourniture non autorisée de produits médicaux et la mise sur le marché de dispositifs médicaux ne remplissant pas les exigences de conformité.*»
Ouverte à la signature des Etats membres du Conseil Européen, mais aussi aux autres Etats non membres, depuis novembre 2011, la Convention Médicrime a, à ce jour, été signée par 16 Etats et ratifiés par un seul, l’Ukraine. Espérons que cet outil connaisse non seulement un regain d’attention auprès les autres Etats, mais complète efficacement les différents programmes et autres outils initiés ici et là pour mieux juguler cette préoccupante question des médicaments contrefaits ou faux médicaments.
© UNICEF/NYHQ2011-0561/Olivier Asselin - Cote d'Ivoire, 2011
Eradication de la poliomyélite : nous n’en sommes pas loin
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Juste un peu d’efforts supplémentaires et nous y parviendrons ! Oui, l’optimisme est de mise dans le combat pour l’éradication de la poliomyélite. Maladie très contagieuse affectant principalement les enfants de moins de cinq ans, la poliomyélite est causée par un virus qui envahit le système nerveux. Ce virus peut non seulement entraîner une paralysie totale en quelques heures, mais aussi conduire à la mort dans les cas où les muscles respiratoires cessent de fonctionner. Toutefois, la polio est une maladie évitable par vaccination.
Bientôt un quart de siècle que les Nations Unies, mais surtout les Etats membres de cette organisation, sans oublier divers partenaires, se sont engagés à donner une riposte adaptée à ce mal via l’Initiative Mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP). Aujourd’hui, l’espoir d’un monde sans polio est véritablement à portée de main.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « le nombre des cas a baissé de plus de 99 % depuis 1988, passant de 350 000 selon les estimations dans plus de 125 pays à 650 cas notifiés en 2011. En 2012, l’endémie persiste dans certaines régions de trois pays seulement, soit la plus faible extension géographique jamais enregistrée dans l’histoire, et le nombre des cas d’infections à poliovirus sauvage de type 3 est le plus bas jamais observé. » Autrement dit, « aujourd’hui, plus de 10 millions de personnes marchent, alors qu’elles auraient pu être paralysées par cette maladie. On estime à plus de 1,5 million le nombre de décès d’enfants évités grâce à l’administration systématique de vitamine A au cours des activités de vaccination antipoliomyélitique », ajoute cette agence onusienne.
Oui, il est possible d’éradiquer totalement la polio très prochainement. Mais comme nous le relevions ci-dessus, la situation reste inquiétante dans trois pays. Ce sont l’Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan, où l’épidémie demeure endémique. En septembre 2012, lors d’une Réunion au siège des Nations Unies visant à concentrer l’attention de tous sur le besoin urgent d’éradiquer les derniers 1% de cas de polio dans le monde, les Chefs d’Etats de ces pays, ainsi que différents acteurs publics et privés engagés, ont présenté différentes mesures à prendre. Parmi celles-ci, figurent la nécessité d’engager des ressources à long terme et d’appliquer les meilleures pratiques innovantes.
Dans l’article consacré à ce sujet et publié sur son site, l’UNICEF écrit que « l'élimination de la polio sera un premier jalon important de la décennie de la vaccination, une vision planétaire et un engagement à administrer à tous les enfants les vaccins dont ils ont besoin. Un monde sans polio posera les fondations d'un meilleur système de santé publique qui fournira des services sanitaires cruciaux aux enfants des endroits les plus pauvres et les plus inaccessibles. » Dans cette dynamique, l’OMS note que « les stratégies d’éradication de la poliomyélite fonctionnent si elles sont pleinement appliquées. C’est ce que l’Inde a clairement démontré en réussissant en janvier 2011 à mettre fin à la poliomyélite dans ce qui est sans doute la localisation la plus technique et la plus difficile. En revanche, l’échec de l’application des approches stratégiques entraîne la poursuite de la transmission du virus. »
Ce faisant, l’OMS tire la sonnette d’alarme en affirmant que « si l’on n’arrive pas à mettre fin à la poliomyélite [au Nigéria, au Pakistan et en Afghanistan], le nombre des nouveaux cas dans le monde pourrait revenir à 200 000 par an d’ici 10 ans. »
Nous devons donc partout, et non pas seulement au Nigeria, au Pakistan ou en Afghanistan, renforcer nos interventions nationales pour réaliser très prochainement cette éradication totale de la poliomyélite, et de façon durable surtout. Et comme le note si bien Anthony Lake, Directeur général de l'UNICEF, «Ensemble, nous pouvons entrer dans l'histoire en éradiquant la polio - grâce, surtout, aux héros qui, sur le terrain, risquent leur vie chaque jour pour apporter ces vaccins aux enfants qui vivent dans les zones les plus dangereuses du monde »
© UNICEF/NYHQ2012-1305/Asad Zaidi - Pakistan, 2012
Où en sommes-nous dans la réalisation des objectifs de l’éducation pour tous ?
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A trois ans de la date butoir pour la réalisation des six objectifs de l’Education pour tous, l’UNESCO note que nous ne sommes pas sur la bonne voie, malgré les efforts déployés et les progrès enregistrés. C’est ce qui ressort du 10ème Rapport mondial sur le suivi de l’EPT (Initiative "Ecole Pour Tous"), intitulé « Jeunes et compétences, l’éducation au travail ».
Après un précédent article consacré essentiellement à l’objectif numéro 3 (promouvoir l’apprentissage et les compétences nécessaires à la vie courante pour les jeunes et les adultes), autour duquel s’est principalement construit ce rapport, nous venons ici, très brièvement, faire un tour d’horizon de la situation des cinq autres objectifs. Et ce, à travers de larges extraits tirés du Résumé de ce rapport.
Développer l’éducation et la protection de la petite enfance
S’il est encourageant de constater que, par rapport à 1990, trois enfants de plus survivent aujourd’hui pour 100 naissances, on compte encore 28 pays, dont 25 en Afrique subsaharienne, où plus de 10 enfants sur 100 meurent avant l’âge de 5 ans. Cette situation peut s’expliquer par la malnutrition dont l’une des manifestations est le retard de croissance. En plus, si une étude a démontré que les élèves de 15 ans et plus ayant suivi au moins une année d’enseignement préscolaire obtenaient de meilleurs résultats que ceux qui n’en avaient pas suivi, plus d’un enfant sur deux demeure aujourd’hui non scolarisé – et jusqu’à cinq sur six dans les pays les plus pauvres. Pour changer cette situation, le rapport demande non seulement un meilleur engagement politique pour l’amélioration de la nutrition, mais aussi une multiplication des établissements préscolaires sans oublier de s’assure à ce qu’ils soient abordables.
Réaliser l’enseignement primaire universel (EPU)
Depuis 1999, le nombre d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’enseignement primaire a chuté de 108 millions à 61 millions. Parmi ceux-ci, certains peuvent entrer tard à l’école, d’autres peuvent avoir abandonné l’école et beaucoup peuvent n’être jamais scolarisés. S’il est vrai que la suppression des droits de scolarité formels a été une étape fondamentale vers la réalisation de l’EPU, le rapport note qu’il importe cependant aussi que les gouvernements prennent des dispositions complémentaires, comme des subventions permettant aux écoles de couvrir leurs coûts afin qu’elles n’imposent pas informellement d’autres frais aux parents.
Réduire de 50 % l’analphabétisme des adultes
En 2010, il y avait encore 775 millions d’adultes incapables de lire ou d’écrire. La moitié se trouvaient en Asie du Sud et de l’Ouest, et plus d’un cinquième en Afrique subsaharienne. S’il est généralement admis qu’il faut aux enfants quatre ou cinq ans de scolarité pour lire, écrire et calculer avec aisance, des enquêtes montrent cependant que, dans les pays à revenu faible et moyen inférieur, le nombre d’élèves achevant le cycle de l’enseignement primaire sans devenir alphabètes est bien plus élevé qu’on ne l’attendrait. Mais l’analphabétisme ne touche pas que ces pays car environ 160 millions de personnes dans les pays à revenu élevé ne savent pas lire, écrire et calculer efficacement dans la vie quotidienne, par exemple pour postuler à un emploi ou comprendre les indications figurant sur un flacon de médicament. Dans ces pays, les personnes socialement défavorisées, notamment les pauvres, les migrants et les minorités ethniques, sont particulièrement affectées.
Réaliser la parité et l’égalité entre les sexes
Si 68 pays n’ont toujours pas réalisé la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et les filles sont défavorisées dans 60 de ces pays, dans plus de la moitié des 97 pays présentant des disparités entre les sexes au niveau de l’enseignement secondaire, les garçons sont moins nombreux que les filles à être scolarisés (surtout dans des pays riches et où la scolarisation est globalement plus répandue). Ainsi, l’amélioration de la participation des filles (en mobilisant les communautés, en destinant aux filles un soutien financier ciblé, en veillant à employer des méthodes et des matériels pédagogiques tenant compte de la question du genre et en offrant des environnements scolaires sûrs et sains) et une meilleure prise en compte des facteurs chassant les garçons de l’enseignement secondaire (la pauvreté, l’attraction du marché du travail, ou l’environnement scolaire, notamment des attitudes des enseignants) s’imposent.
Améliorer la qualité de l’éducation
Les dernières estimations laissent penser que, pour 112 pays, les effectifs devraient intégrer au total 5,4 millions d’enseignants du primaire supplémentaires d’ici 2015. De nouveaux recrutements sont nécessaires pour couvrir à la fois les 2 millions de postes supplémentaires requis pour réaliser l’enseignement primaire universel et les 3,4 millions de postes rendus vacants par les enseignants quittant leurs fonctions. À eux seuls, les pays d’Afrique subsaharienne doivent recruter plus de 2 millions d’enseignants pour parvenir à l’EPU.
Mais la réalisation de cet objectif demande également que les enseignants reçoivent une formation appropriée afin de pouvoir s’acquitter efficacement de leurs tâches, bénéficient de formation continue afin de faire en sorte que les connaissances se traduisent par de meilleures pratiques dans les classes, et reçoivent une fois dans leurs classes un meilleur matériel pédagogique.
© UNICEF/NYHQ2011-2209/Marco Dormino - Haiti, 2011
Le développement des compétences des jeunes, une urgence d’ici 2015
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Le 16 octobre dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé le 10ème Rapport mondial sur le suivi de l’EPT (Initiative "Ecole Pour Tous").
Intitulé « Jeunes et compétences, l’éducation au travail », ce rapport, tout en présentant la situation des différents objectifs de l’EPT trois ans avant la date butoir de 2015, s’est principalement focalisé sur le troisième de ces objectifs: "promouvoir l’apprentissage et les compétences nécessaires à la vie courante pour les jeunes et les adultes". Celui-ci vise à répondre aux "besoins éducatifs de tous les jeunes et de tous les adultes". Le choix de cet angle se justifie certainement par le fait que, selon ce rapport, « du fait de son caractère vague et de la difficulté de le mesurer, cet objectif n’a pas reçu l’attention qu’il mérite de la part des gouvernements, des donateurs, de la communauté éducative et du secteur privé. Or il est aujourd’hui plus crucial que jamais. »
Selon le Résumé de ce rapport, « malgré l’augmentation, à l’échelle mondiale, du nombre d’enfants scolarisés dans l’enseignement secondaire, le taux brut de scolarisation pour le premier cycle de ce niveau n’était en 2010 que de 52 % pour les pays à faible revenu, ce qui laisse des millions de jeunes affronter la vie sans posséder les compétences fondamentales dont ils ont besoin pour gagner décemment leur vie. À l’échelle mondiale, 71 millions d’adolescents en âge de fréquenter le premier cycle de l’enseignement secondaire n’étaient pas scolarisés en 2010. Ce nombre stagne depuis 2007.»
Autres données : 20% des jeunes de 15 à 24 des pays en développement, soit 200 millions de personnes, n'ont pas achevé l'école primaire et ont besoin d’alternatives à la formation de base pour accéder à l'emploi et à la prospérité. Le rapport ajoute qu’en 2011 « 13 % environ des jeunes dans le monde étaient comptés comme chômeurs, soit 75 millions de jeunes – près de 4 millions de plus qu’avant l’irruption de la crise économique en 2007. Les taux de chômage des jeunes sont en moyenne deux à trois fois plus élevés que ceux des adultes. » La préoccupation première concerne le déficit de compétences car « la création d’emplois supplémentaires ne résoudra pas le problème si un grand nombre de jeunes ne possèdent pas les qualifications nécessaires pour pouvoir les exercer. »
A cet effet, ce rapport identifie trois grands types de compétences dont tout jeune a besoin, l’enseignement secondaire formel étant le moyen le plus efficace de les acquérir. Ce sont : les compétences fondamentales (englobant les compétences de base en lecture, écriture et calcul nécessaires à l’obtention d’un emploi qui rapporte assez pour couvrir les besoins quotidiens), les compétences transférables (intégrant la capacité à résoudre des problèmes, à communiquer efficacement des idées et des informations, à faire preuve de créativité, de leadership et de conscience professionnelle; compétences qui ne s’apprennent pas dans un manuel, mais s’acquièrent grâce à une éducation de bonne qualité), puis les compétences techniques et professionnelles (relatives aux savoir-faire techniques spécifiques à tel ou tel autre domaine d’activité).
La nécessité de (tenter de) corriger ce gap en matière de compétences est très bien résumée par Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO. Préfaçant ce 10ème Rapport mondial de suivi sur l’EPT, elle écrit que «l’éducation ne se limite pas à faire en sorte que tous les enfants puissent aller à l’école : elle doit aussi préparer les jeunes à la vie, en leur donnant la possibilité de trouver un emploi décent, de gagner leur vie et de contribuer à celle de la communauté et de la société auxquelles ils appartiennent. Plus largement, elle doit aider les pays à se doter de la main-d’œuvre dont ils ont besoin pour assurer leur croissance dans l’économie mondiale. »
Certes, rendre l'accès au premier cycle de l'enseignement secondaire universel nécessite la mobilisation de 8 milliards de dollars EU supplémentaires, en plus des 16 milliards de dollars EU annuels nécessaires à la réalisation de l'éducation primaire universelle d'ici à 2015. Toutefois, le rapport estime que « chaque dollar investi pour l'éducation d'une personne génère 10 à 15 dollars à la croissance économique au cours de la vie active de cette personne. »
Afin de promouvoir le développement des compétences des jeunes, le 10ème Rapport mondial de suivi sur l’EPT demande, entre autres, d’offrir une éducation de la deuxième chance aux jeunes qui ne maîtrisent pas ou maîtrisent insuffisamment les compétences fondamentales ; de donner la priorité aux besoins de formation des jeunes femmes désavantagées ; et de mobiliser des fonds supplémentaires puisés à diverses sources pour répondre aux besoins de formation de la jeunesse défavorisée.
© UNICEF/NYHQ2007-0191/Christine Nesbitt - Nigeria, 2007
Les coopératives agricoles à l’honneur de la Journée Mondiale de l’alimentation 2012
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Cette année, « [les coopératives agricoles nourrissent le monde » constituent le thème retenu pour cette Journée mondiale de l’Alimentation, célébrée ce mardi 16 octobre 2012. Pour José Graziano da Silva, Directeur Général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ce choix s’explique par le fait que « les coopératives agricoles et les organisations de producteurs contribuent, concrètement et de multiples façons, à assurer la sécurité alimentaire, à créer des emplois et à sortir les gens de la pauvreté. Elles sont les alliées naturelles de la FAO et de ses partenaires dans la lutte contre la faim et l'extrême pauvreté ».
Dans la cadre de cette Journée, la Fao a réalisé la présente vidéo afin de montrer en images sur l’impact que peuvent avoir les coopératives dans l’amélioration des conditions de vie des communautés qui en bénéficient.
Tout d’abord, nous suivons l’histoire d’une coopérative de petits pêcheurs qui s’est constituée au Maroc. Ses membres profitent des avantages tirés de l’achat groupé de carburant et des appâts, et décident ensemble de la conduite de leur activité. La FAO les a également formé et transformé en apiculteurs (ils produisent du miel). Cette seconde activité permet d’augmenter leurs revenus durant la haute saison, pendant laquelle ces "pêcheurs-apiculteurs" ne peuvent exercer leur premier métier.
Ensuite, nous avons l’histoire d’une communauté en Mongolie qui a créé un groupe des utilisateurs de la forêt afin de mieux faire face à la déforestation, aux feux de forêts (volontaires), à l’assèchement des cours d’eaux et des rivières. Ainsi, en travaillant ensemble, ces communautés locales sont parvenues à stopper les exploitations illégales et les feux de forêt. Mieux, elles ne dépendent plus d’une aide externe pour la préservation de leur environnement et pour leurs moyens de subsistance.
Enfin, cette vidéo nous présente la situation d’une communauté au Kenya, vivant dans une zone forestière qui représente le plus grand réservoir d’eau du pays et localement baptisée la "salle de bain de Dieu". Dans cette zone, des populations d’ethnies différentes, qui se sont affrontées durant les violences ayant suivies les élections de 2007, sont membres d’une association d’agriculteurs et d’une école pratique d’agriculture. Aujourd’hui, ces personnes hier ont acquis une expérience en plantation d’arbres et en cultures vivrières. Non seulement elles veulent travailler ensemble maintenant, mais ces personnes ont également décidé d’affronter leurs problèmes en groupe car cela les rapproche.
Comme le note si bien cette vidéo, les coopératives et les organisations de producteurs donnent voix au chapitre à leurs membres et défendent la paix au sein de la communauté. Et le spot de la Journée mondiale de l’alimentation 2012 de décliner les mots-clés, sinon les concepts, qui doivent nous conduire à accorder un peu plus de place aux coopératives agricoles: démocratie, égalité, participation économique, indépendance, éducation, communauté.
L’éducation des filles, l’un des remparts contre le mariage des enfants
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La première édition de la Journée internationale de la fille a été célébrée ce 11 octobre, avec pour thème le mariage des enfants. Dans une précédente contribution consacrée à cette journée, nous avons relevé que « le mariage d’enfants se caractérise en particulier par des niveaux élevés de violence, la marginalisation sociale, l’exclusion des services de protection et la privation d’éducation». L’éducation des filles apparait donc comme l’une des clés pour la lutte contre la mariage des enfants. Cette réalité a été réaffirmée ces derniers jours par les Nations Unies dans un rapport intitulé "Marrying too Young : End Child marriage" (Mariés trop jeunes : mettre fin au mariage des enfants).
En effet, selon un communiqué du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), « ce rapport constate que les filles qui sont pauvres, ont peu ou pas d'éducation et vivent dans les zones rurales sont les plus exposées aux mariages d'enfants. Les filles qui vivent dans les zones rurales du monde en développement se marient avant l'âge de 18 ans deux fois plus souvent que celles qui vivent dans les zones urbaines, et les filles n'ayant reçu aucune éducation, plus de trois fois plus souvent que celles ayant reçu une éducation secondaire ou supérieure. La vulnérabilité des filles aux mariages d'enfants s'accroît sensiblement durant les crises humanitaires.»
Il importe donc de renforcer les interventions actuelles afin d’offrir aux filles un meilleur accès à l’éducation, car ce rapport des Nations Unies avertit que 142 millions de filles pourraient être mariées avant l'âge de 18 ans durant la prochaine décennie.
Ainsi, l’UNICEF intervient dans certains pays pour aider à changer les esprits. C’est le cas en Inde, un pays qui compte 243 millions d’adolescents (âgés de 10 à 19 ans, définition UNICEF), soit 20% de la population nationale. Malgré les efforts des autorités et la croissance économique de ces dernières années ayant permis d’assurer à de millions de ces adolescents un meilleur accès aux services sociaux de base, les défis restent grands. L’UNICEF nous dit en effet que « les jeunes Indiens sont encore confrontés à de nombreux défis, surtout les filles qui sont exposées à des disparités sexistes en matière d’éducation et de nutrition, aux mariages précoces et à la discrimination, surtout celles qui appartiennent à des castes et des tribus souffrant d’exclusion sociale». Et si en 2007 une nouvelle loi interdisant les mariages d’enfants, protégeant les victimes et sanctionnant ceux qui les encouragent, a été promulguée, l’application de cette loi s’avère cependant difficile.
C’est dans ce contexte que l’UNICEF, grâce au financement de la Fondation Ikea, soutient les autorités locales de Bhawrak, dans l’Etat indien de l’Uttar Pradesh (le plus peuplé d’Inde), avec la mise en place de Comité de protection de l'enfance. Il s’agit d’un cadre qui « fournit un environnement sûr où les gens peuvent parler de ces problèmes sans craindre des répercussions ni d'être stigmatisés». Devenues des agents du changement des comportements, les femmes membre du Comité de protection de l’enfance se déplacent « aux alentours pour rendre visite aux ménages et les sensibiliser aux problèmes du travail des enfants et aux mariages d'enfants. Leur message est tout simple : les enfants doivent aller à l'école. » Pour y parvenir, les membres s’engagent publiquement « à ne pas marier leurs propres enfants avant leur âge légal. Ce vœu public a eu une influence significative sur le reste du village », nous dit l’UNICEF.
En plus de l’UNICEF, d’autres acteurs, comme l’UNFPA, sont engagés sur le terrain. Au Népal, plusieurs initiatives visent à informer les communautés sur les dégâts causés par le mariage des enfants et des bienfaits du maintien des filles à l’école. L’UNFPA contribue quant à lui à l’autonomisation des filles afin de dire non au mariage des enfants.
Dans ce pays, cette agence des Nations Unies a initié un programme appelé "Choisis ton avenir". Il s’agit d’une initiative qui éduque les filles hors du circuit scolaire sur les problèmes de santé et encourage le développement des bases des compétences de vie. Sur le site de l’UNFPA, nous lisons que « les enseignants de "Choisis ton avenir" essayent de persuader les parents d’assurer que leurs filles participent régulièrement à cette école ; ce que beaucoup d’entre-eux ont fait, surtout depuis que l’éducation des filles est gratuite jusqu’en classe 10 »
© UNICEF/NYHQ2011-2380/Giacomo Pirozzi - Philippines, 2011
Quoi, "les mariages d’enfants" ? Une mauvaise blague j’espère !
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En 2012, les défis pour la protection des enfants et pour le respect de leurs droits restent nombreux. Parmi ceux-ci figure le phénomène du mariage des enfants, défini par l’UNICEF comme un mariage ou une union avant l’âge de dix-huit ans. Si ce phénomène est une réalité qui touche tant les filles que les garçons, les filles demeurent celles qui sont disproportionnellement les plus affectées. Et la célébration inaugurale de la Journée internationale de la fille, ce 11 octobre 2012, fait bien de mettre ce sujet sous le feu des projecteurs.
Paru en avril dernier, le 10e numéro du rapport "Progrès pour les enfants" de l’UNICEF dresse un tableau très alarmant sur la question du mariage des enfants. Nous y lisons que « plus d’un tiers des jeunes femmes dans le monde en développement ont été mariées avant l’âge de 18 ans. » Des Données qui sont encore plus inquiétantes lorsqu’on cible uniquement les pays en développement où «pratiquement une adolescente sur quatre âgée de 15 à 19 ans est mariée ou en concubinage. Cette proportion est de presque une sur trois en Asie du Sud, contre une sur quatorze en Europe centrale et orientale et dans la Communauté d’États indépendants ». A titre d’illustrations, ce rapport ajoute qu’« au Mali, par exemple, 40 % des filles âgées de 15 à 19 ans sont mariées ou en concubinage, tandis qu’au Cap-Vert ce chiffre tombe à 8 %. Ces chiffres sont de 24 % au Nicaragua et 14 % en Colombie. »
En plus de présenter cette situation, le 10e numéro de "Progrès pour les enfants" partage avec nous des conséquences de ces mariages d’enfants, singulièrement sur les filles. Ainsi, celles-ci « peuvent être coupées de leur famille et déscolarisées. Leur développement – et le respect de leurs droits humains – peut être compromis. Le mariage d’enfants suscite également des craintes en matière de santé, car il conduit souvent à des grossesses précoces. Dans les pays en développement, plus de 90 % des accouchements chez les adolescentes ont lieu au sein du mariage. » Sans oublier que ce « changement de situation peut accroître le risque de violence domestique. »
Cette liste de conséquences est complétée par le traditionnel rapport annuel de l’UNICEF, "La situation des enfants dans le monde, édition 2011", consacré à l’adolescence, l’âge de tous les possibles. En plus d’être l’un des facteurs pouvant priver les filles et parfois les garçons de toute adolescence, il y est écrit que « le mariage d’enfants se caractérise en particulier par des niveaux élevés de violence, la marginalisation sociale, l’exclusion des services de protection et la privation d’éducation. »
En parcourant ce rapport, nous apprenons que les mariages d’enfants, de jeunes filles surtout, sont considérés par leurs parents comme des moyens pour les protéger. Seulement, en lieu et place de les éloigner de la prédation sexuelle, de la promiscuité et de l’ostracisme social, ce choix contribue « à accentuer l’ignorance des enfants en matière de santé et la vulnérabilité de ceux-ci face à l’abandon scolaire » et « échoue souvent à les protéger contre le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles, du fait que l’utilisation du préservatif est généralement moins répandue dans les relations à long terme. » En plus, « de nombreuses adolescentes sont obligées de se marier jeunes et sont confrontées, lorsqu’elles tombent enceintes, à un risque de mortalité maternelle bien plus élevé, leur corps n’étant pas assez mûr pour supporter l’expérience. »
Ainsi, au-delà de la jubilation légitime que pourrait conduire cette célébration inaugurale, la première édition de la Journée internationale de la fille doit nous engager tous sur le terrain de l’action au sein de nos familles, de nos communautés, de nos réseaux amicaux et professionnels, auprès des organisations actives afin de donner une réponse plus conséquente et durable à la lutte contre le mariage des enfants. Se marier, ce n’est pas fait pour eux !
© UNICEF/NYHQ2009-2586/Shehzad Noorani -Bangladesh, 2009
Faim dans le monde en 2012 : la situation reste inacceptable malgré des données encourageantes
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Ce mardi 9 octobre 2012, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour le Développement Agricole (FIDA) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont conjointement présenté leur traditionnel rapport sur la situation de la faim dans le monde. Intitulé "L’état de l'insécurité alimentaire dans le monde 2012". Ce rapport, publié une semaine avant la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (le 16 octobre 2012), présente de meilleures estimations de la sous-alimentation chronique. Cela dit, la situation reste inacceptable pour les Nations Unies comme pour nous.
Selon le résumé de ce rapport 2012, "on estime qu’environ 870 millions de personnes ont été sous-alimentées pendant la période 2010–2012, soit 12,5 pour cent de la population mondiale, ou encore une personne sur 8. L’écrasante majorité d’entre elles – 852 millions de personnes – vivent dans des pays en développement, où on estime maintenant que 14,9 pour cent de la population sont touchés par la sous-alimentation". Donc, les différences de situation entre les différentes régions restent importantes.
Ainsi, "la sous-alimentation a régressé en Asie-Pacifique au cours des deux dernières décennies de près de 30 pour cent, le nombre d'affamés passant de 739 à 563 millions, principalement en raison des progrès socio-économiques réalisés dans de nombreux pays. Mais en dépit de la croissance démographique, la prévalence de la sous-alimentation dans la région est passée de 23,7 à 13,9 pour cent". Cette situation aurait certainement pu être meilleure car sur le site d’IRIN, nous lisons que des experts estiment qu’en Asie du Sud-est, une partie de cette zone, il semble que 33 pour cent des denrées soient gaspillées.
Contrairement à l’Asie qui n’a qu’un léger retard s’agissant de la cible de l’OMD relative à la faim, l’Afrique continue à s’écarter considérablement et de plus en plus de la voie qu’elle devrait emprunter pour atteindre sa cible. "[Elle] est la seule région du monde où le nombre d'affamés a augmenté au cours de la même période, passant de 175 à 239 millions, dont près de 20 millions au cours des quatre dernières années. La prévalence de la faim, bien que réduite sur toute la période, a augmenté légèrement au cours des trois dernières années, passant de 22,6 à 22,9 pour cent, soit presque un Africain sur quatre souffrant de la faim. En Afrique sub-saharienne, les progrès modestes réalisés ces dernières années jusqu'en 2007 se sont inversés, la faim ayant augmenté de 2 pour cent par an depuis lors."
Au nombre des messages essentiels de ce rapport, nous n’en retiendrons ici que deux. Primo, il faut savoir que les progrès mondiaux en matière de réduction de la faim ont surtout été faits avant 2007–2008, période où le monde a connu une crise alimentaire. Depuis cette période, ces progrès ont ensuite accusé un ralentissement et un tassement. Secundo, nous lisons que "pour accélérer la réduction de la faim, il faut que la croissance économique soit doublée d’une action volontariste et déterminante des pouvoirs publics. Les politiques et programmes publics doivent être créateurs d’un environnement propice à une croissance économique à long terme en faveur des pauvres."
Il est également important d’ajouter que "les nouvelles estimations suggèrent que l'extension de la faim au cours de la période 2007-2010 a été moins forte qu'on ne le pensait. La crise économique de 2008-2009 n'a pas provoqué, comme on le craignait, un ralentissement économique rapide et immédiat dans de nombreux pays en développement. Les répercussions de la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires sur les marchés intérieurs ont été moins prononcées qu'on ne le pensait à l'époque et beaucoup de gouvernements ont réussi à amortir les chocs et à protéger les plus vulnérables contre les effets de l'accélération des prix", nous-dit le site de la FAO.
© UNICEF/NYHQ2012-0792/Olivier Asselin - Burkina Faso, 2012
Agissons pour les enseignant(e)s !
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Ce vendredi 5 octobre 2012, le monde entier célèbre la Journée mondiale des enseignants. La devise retenue pour cette année est « Agissons pour les enseignant(e)s ». Selon l’UNESCO, « agir pour la profession enseignante consiste à offrir une formation adéquate, un développement professionnel continu et une protection des droits des enseignants. » Quoi de plus normal pour ces personnes qui accomplissent un travail remarquable pour la construction de nos sociétés d’aujourd’hui et de demain, tout en contribuant énormément à maintenir le passé dans notre mémoire collective. Bref, les enseignants sont le ciment de nos sociétés et de son développement.
Dans le présent message vidéo qu’elle a adressé à l’occasion de cette célébration, Madame Irina BOKOVA, Directrice Exécutive de l’UNESCO, débute ses propos en affirmant que « c’est par l’éducation que nous parviendrons à un 21ème siècle plus pacifique et plus prospère. » Une phrase qui exprime en elle seule la place de l’éducation dans la réalisation du but, de la devise de cette organisation onusienne : Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes.
L’édition 2012 de cette Journée mondiale des enseignants est aussi l'occasion de mettre en valeur les difficultés de ce secteur. Selon Ban Ki-Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, le monde aura besoin de 2 millions d’enseignants en plus pour rendre l’école primaire universelle d’ici à 2015. Quant au Directeur général de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), il faut des mesures d'urgence pour revaloriser le métier d'enseignant. « Selon lui, le manque de professeurs a conduit à une augmentation du nombre d'élèves par classe, tandis que le financement pour les services d'appui et les matériels scolaires diminue. », rapporte le site Radio des Nations Unies.
Rappelons que quelques jours avant cette célébration, les Nations Unies avaient lancé une nouvelle initiative dénommée « L’éducation avant tout ».
Cette campagne vise à mobiliser tous les partenaires – traditionnels et nouveaux – afin de placer l’éducation en première ligne de l’agenda du développement. L’initiative ciblera trois priorités : promouvoir une plus grande égalité d’accès, améliorer la qualité de l’apprentissage et encourager une citoyenneté mondiale.
Vente pour cause de « fin du monde » : pensez aux nécessiteux ...et un peu à demain
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Vous en avez forcément entendu parler ! « Le 21 décembre 2012, c’est la fin du monde » ! Et ce n’est pas moi qui le dis. Je n’en sais pas plus que beaucoup d’entre vous d’ailleurs. Le « 12-12-2012 », telle est la date qui nous est indiquée depuis quelques années, encore plus intensément ces derniers mois et semaines, et qui serait celle de la fin de la vie sur terre. Pour relayer ce message, de nombreux sites internet, blogs et autres pages web ont été créés. Depuis le début de cette année 2012, chacun de nous à certainement regardé un bout d’un de ces nombreux reportages et autres documentaires régulièrement diffusés sur des chaînes de télévision et se rapportant à l’apocalypse.
Cette date n’aurait pas été choisie aveuglement. Le 21 décembre 2012 serait la date de croisement de plusieurs prophéties et oracles. Mais que se passera-t-il? Et bien là, vous ne serez pas déçu : « mort du soleil », « éruptions volcaniques massives », « des extra-terrestres vont descendre sur terre et vont emporter les meilleurs d'entre nous », « des astéroïdes, voire une planète cachée pour l'instant dans l'orbite de la Terre, vont venir frapper notre planète ce jour-là », etc.
Faut-il y croire ? Chacun a ses convictions, ce qui est tout à fait normal et nous respectons cela. Notre préoccupation essentielle ici est ailleurs.
En fait, nous avons remarqué, qu’à côté du business qui s’est développé, un autre phénomène est à constater dans le sillage de la préparation de cette fin du monde. Des personnes ont commencé à vendre leurs biens. Si certains se servent des revenus acquis pour réaliser leurs rêves et autres défis personnels, beaucoup sont ceux qui affectent ces ressources à la confection de bunker afin de se protéger, faire des provisions d’eau, d’oxygène et autres aliments ; sans oublier le lot de ceux qui investissent ces ressources dans de coûteux "voyages spirituels" organisés par des structures "spécialisées" ou l’achat de pierres dites miraculeuses, toutes sensées les protéger contre l’apocalypse qui devrait pourtant effacer toute vie sur la terre.
Sans prétention aucune, nous souhaitons proposer d’autres pistes d’utilisation de ces ressources si ces personnes veulent coûte que coûte réduire leur patrimoine. En effet, à un peu plus de 70 jours de cette date, nous pensons qu’une partie cet argent peut vraiment contribuer à la solidarité avec les plus nécessiteux. Cela peut se traduire par des dons aux agences des Nations Unies, aux organisations internationales et humanitaires qui œuvrent pour le soutien des personnes affectées par la malnutrition et la famine ; les sécheresses, les inondations, les séismes, les glissements de terrains, les éboulements et autres aléas climatiques ; le paludisme, la tuberculose, le sida, le choléra, sans oublier les maladies dites « orphelines » et les maladies tropicales négligées ; les guerres, les conflits armés et/ou interreligieux et les violences physiques de toute nature ; ... Bref, comme dans un magasin construit sur 1000 mètres carrés et dédié aux chaussures, ils ont l’embarras du choix !
Mais surtout, nous nous permettons de demander à ces "vendeurs pour cause de fin du monde" de ne pas tout vendre car, sur un site pourtant dédié à la sensibilisation et la préparation du 21 décembre 2012, « il faut aussi préciser que la fin du monde a été prévue plusieurs fois depuis des millénaires par plusieurs prophètes et nous sommes encore là, donc surtout, ne paniquez pas! ». En plus, cette précaution trouve tout son sens avec cette étude réalisée par une vingtaine de scientifiques et selon laquelle la fin du monde serait plutôt pour 2100. Alors, il faut certainement plutôt songer à programmer dans nos agendas et calendriers des rendez-vous le 22 décembre 2012.
@Image sur Flickr.com, postée par Fabien Gellé
Bientôt le renforcement de l’égalité entre les époux en Côte-d’Ivoire ?
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Peut-on affirmer que nous tendons vers une égalité entre les époux en Côte-d’Ivoire ? Assisterons-nous, très bientôt, à la situation d’une femme qui, du point de vue des textes en vigueur, a une meilleure place au sein du couple (légitime) en Côte-d’Ivoire, et qui est l’égale de monsieur son mari ?
En tout cas, si nous considérons les évènements de ces derniers jours, nous sommes tentés de répondre par l’affirmative. Mieux, nous pouvons même ajouter, sans risque de nous tromper, qu’une révolution s’annonce très prochainement. Et le mot "révolution" n’est absolument pas de trop !
Le mercredi 26 septembre 2012, lors du conseil des ministres, le gouvernement ivoirien a adopté un projet de loi présenté par le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Justice, en liaison avec le ministère de la famille, de la femme et de l’enfant.
Selon le communiqué de ce conseil de gouvernement, ce projet de loi se propose d’apporter des modifications à l’actuelle loi relative au mariage, adoptée le 7 octobre 1964, et dont la dernière modification remonte au 02 août 1983. « Ces mesures ont pour but de renforcer le principe de l’égalité des époux, progressivement mis en œuvre dans la plupart des Etats du monde, d’accroître l’autonomisation de la femme, et de permettre à notre pays de se conformer à ses engagements internationaux, en particulier, celui relatif à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. », note ce communiqué.
Tout d’abord, ce texte supprime l’actuel Article 53 qui dispose que « [les époux] contribuent aux charges du mariage en proportion de leurs facultés respectives. L'époux qui ne remplit pas cette obligation peut y être contraint par justice. » Alors question : pourrait-on parler d’égalité si le nouveau texte faisait peser (explicitement où implicitement) les charges du ménages sur l’un seul des époux, en l’occurrence et vraisemblablement sur le mari ? Espérons que cette question sera vidée de son contenu lorsque ce projet de loi sera rendu public prochainement.
Ensuite, ce projet de loi apporte des modifications aux articles 58, 59, 60 et 67 de loi de la loi de 1964 (modifiée en 1983). Pour information, il faut dire que l’article 58 dispose actuellement que « le mari est le chef de la famille. Il exerce cette fonction dans l’intérêt commun du ménage et des enfants. [...] La femme remplace le mari dans sa fonction de chef s'il est hors d'état de manifester sa volonté en raison de son incapacité, de son absence, de son éloignement ou de toute autre cause. »
On lit dans l’article 59 que « l'obligation d'assumer les charges du mariage pèse à titre principal sur le mari » et que « Il est obligé de fournir à la femme tout ce qui est nécessaire pour les besoins de la vie, selon ses facultés et son état. S'il ne remplit pas cette obligation, il peut être contraint par justice. »
Quant à l’Article 60, il dispose que « le choix de la résidence de la famille appartient au mari ; la femme est obligée d'habiter avec lui et il est tenu de la recevoir » ; tout en ajoutant que celle-ci peut être autorisée à avoir pour elle et ses enfants une autre résidence fixée par le juge « lorsque la résidence fixée par le mari présente pour la famille des dangers d'ordre physique ou d'ordre moral. »
Enfin, l’Article 67 actuel dispose que « la femme peut exercer une profession séparée de celle de son mari à moins qu'il soit judiciairement établi que l'exercice de cette profession est contraire à l'intérêt de la famille. » Il est important de préciser que cet article a été l’une des améliorations majeure apportée en 1983, car la situation de la femme mariée sur ce point était plus difficile dans la première monture de la loi en 1964.
Cette initiative exprime la volonté affichée des autorités actuelles à réaliser prochainement une reforme plus complète du Code de la famille. Ce projet de loi n’est qu’une étape intermédiaire pour « supprimer les aspects les plus archaïques des textes en vigueur. » Les prochains jours ou semaines nous situerons un peu plus sur cette reforme. La Voix des Jeunes suit ce dossier pour vous.
© UNICEF/NYHQ2011-0155/Olivier Asselin - Cote d'Ivoire, 2011
Crise humanitaire au #Sahel : le Niger tire les leçons de 2005
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Depuis quelques mois, nous sommes engagés, comme bien d’autres, dans une communication plus ou moins régulière sur la crise humanitaire au Sahel, crise qui affecte près de 20 millions de personnes dans au moins huit pays (Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad).
Dans l’une de nos dernières contributions sur cette crise humanitaire, nous mentionnions que l’UNICEF et les autres partenaires aidaient le Gouvernement du Niger à faire face à une épidémie de choléra. Mais aujourd’hui, avec la présente vidéo (essentiellement en anglais), l’UNICEF nous dit que ce pays a tiré les leçons de la dévastatrice crise alimentaire de 2005 que le Niger avait également subi. Mieux, ce pays a développé de bonnes pratiques qui pourraient servir de modèles et inspirer le reste de la région, selon l’organisation onusienne.
En effet, «aujourd'hui, alors que le Niger est aux prises avec sa troisième crise alimentaire depuis 2005, plus de 850 dispensaires du pays sont équipés pour traiter la [malnutrition sévère aigüe (MSA)]. Des moyens ont été déployés pour garantir un matériel et des approvisionnements de meilleure qualité ainsi qu'une meilleure formation du personnel médical. Le suivi et l'évaluation des patients se sont aussi grandement améliorés, à la fois dans des centres comme celui de Madarounfa et dans les petits dispensaires de villages où des agents de santé locaux ont été formés pour repérer les premiers signes de la malnutrition.»
Et ce n’est pas tout. L’UNICEF note en plus qu’«un autre élément de soutien a été l'éducation des mères qui commence dès que leurs enfants sont hors de danger et qui se poursuit jusqu'à ce qu'ils puissent sortir du dispensaire. Assises à l'ombre d'un grand manguier au dispensaire de Madarounfa, des mères participent en groupes à des séances d'information sur ce que doit être une alimentation saine et apprennent comment empêcher leurs enfants d'être malnutris.»
De quoi justifier notre soutien au Niger et tous les autres pays affectés. Mais surtout, renouveler les appels au soutien de l’UNICEF et des autres organisations engagées auprès des différents gouvernements pour mieux faire face à cette crise humanitaire dans le Sahel.
Wangari Maathai, une femme d’exception que nous n’oublions pas !
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Voici quelques années, dans l’un des chapitres du programme d’anglais, les collégiens ivoiriens apprenaient la biographie de quelques personnalités ayant marqué positivement l’histoire du monde. Aux côtés de Nelson Mandela, Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, figurait une seule femme : Wangari Maathai.
Militante écologiste atypique, Wangari fait partie de ces quelques personnes qui se sont très vite intéressées à la question de la préservation de l’environnement. Elle n’a pas attendu que l’environnement et le développement durable deviennent un effet de mode, une chance de voyager et de participer à des conférences, une opportunité pour se faire une place au soleil, afin de s’engager corps et âme dans ce combat. En 1977, elle met en place le Green Belt Movement (Mouvement de la Ceinture Verte), une association visant à impliquer des femmes dans la reforestation et la restauration de la biodiversité.
Durant un peu plus de trente ans, ce sont des dizaines de millions d’arbres qui ont été plantés grâce à l’action de ce mouvement et des personnes qui en sont membres ou qui se sont engagées à ses côtés. Son engagement constant et sa détermination sans faille ont permis à Wangari d’être désignée comme Prix Nobel de la Paix en 2004. Première femme africaine à obtenir ce prestigieux prix, Wangari est aussi la première femme de l’Afrique de l’Est qui a obtenu un doctorat, ainsi que la première à avoir dirigé une chaire universitaire au Kenya.
Estimant et ayant démontré que les notions de changements climatiques sont liées à celles de la pauvreté et de la justice sociale, elle a été nommée en 2009 "Messagère de la paix" par les Nations Unies.
La mort de cette Dame d’exception le 25 septembre 2011 a été et demeure une grande perte pour le Kenya, son pays d’origine, pour l’Afrique et pour le monde entier. Au-delà de l’écologie qui a perdu une femme puissante, comme le notait le site Metro France dans le sillage des hommages qui lui ont été rendus en 2011, c’est le monde des convictions vraies qui a perdu une valeur sûre. Et le quotidien camerounais Mutations fait certainement partie de ceux qui l’avait exprimé le mieux l’année dernière. Ce journal notait en effet que "l'Afrique et le monde ont perdu une icône inestimable. L'Afrique dont les rôle-modèles sont rares, surtout lorsqu'ils se conjuguent au féminin cherchera longtemps, une personnalité de cette envergure, avec cette densité et cette efficacité. Mais la terre et ses forêts seront orphelines de cette grande dame qui a consacré sa vie, son intelligence, sa force et son souffle à les protéger des dangers d'une civilisation du profit et de la destruction".
Ce 25 septembre 2012, date du 1er anniversaire de son décès, cette personnalité mérite que nous lui consacrions quelques mots et un peu de notre temps. Mieux, le nom de Wangari Maathai, son engagement doivent être gravés dans la pierre et promus pour servir de boussole à une jeunesse qui, manque bien souvent de repères et de vrais modèles. Les quelques controverses nées des propos tenus par cette femme sur le virus du sida, ou encore la polémique relative au nombre exact d’arbres plantés par elle et le Green Belt Movement depuis sa création en 1977, ne devraient et ne sauraient entacher ou encore minimiser l’impact qu’a eu cette femme d’exception sur notre monde.
@Photo sur Flirkr, UN Photo/Mark Garten
Faut-il des compétitions mixtes pour sauver le handisport ?
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«La participation de personnes valides au handisport est une bonne chose car elle permet de dépasser la dichotomie actuelle et d’encourager la participation de tous à une activité physique à travers la survie de clubs locaux qui autrement disparaitraient, explique David Howe. Mais au niveau de la haute performance, il doit y avoir des frontières.»
Source: http://www.slate.fr/story/61725/handisport-paralympiques-valides
Fin juillet et début août, nous avons abordé sur notre blog les Jeux Olympiques de Londres 2012. Suivis des Jeux paralympiques, les plus vastes jamais organisés, avec 4200 athlètes de 166 pays qui se sont affrontés dans 20 disciplines. Comme nous le notions, ces Jeux étaient une autre occasion de «convaincre de plus en plus de jeunes souffrant d’un handicap de se lancer dans une activité sportive et vaincre les réticences qui existent encore trop souvent» même si sa couverture médiatique n’a pas été, de notre point vue, à la hauteur de l’évènement.
Aujourd’hui, nous souhaitons vous faire réagir sur un article intéressant paru sur le site Slate.fr.. Intitulé «Le handisport, ce n'est pas que pour les handicapés (sauf aux Jeux)», cet article nous dit que le handisport (sport pour personnes vivant avec handicap physique ou mental) est aussi pratiqué par des personnes valides, et que cela est encouragé, même si cette réalité n’est (logiquement) pas visible aux Jeux paralympiques.
En effet, nous lisons qu’«à l’origine de cette évolution, un constat récurrent, celui du manque de licenciés. Là où les sports «classiques» s’appuient sur une base très large de pratiquants dont le nombre diminue au fur et à mesure que le niveau augmente (il y a par exemple plus de 2 millions de licenciés de football en France, pour à peine plus de 1.000 joueurs professionnels), les sports pour handicapés ont du mal à attirer les licenciés.»
Pour remédier à cette situation, certains sports se sont ouverts aux personnes valides, ce qui n’est pas une chose nouvelle car «l’idée de faire jouer des personnes avec des capacités différentes existe depuis longtemps, avant même le développement des sports destinés aux handicapés.».
Toutefois, l’article de Slate.fr mentionne également que «si beaucoup de compétitions locales autorisent la participation d’athlètes valides dans des disciplines handisport, ce mélange se raréfie au fur et à mesure que le niveau augmente, pour disparaître complètement au niveau international et donc aux Jeux paralympiques.»
Alors la question se pose de savoir s’il faut réfléchir à des compétitions mixtes, c'est-à-dire avec des équipes comprenant à la fois des personnes valides et d’autres avec des handicaps, pour valoriser le handisport ? Ou bien il faudrait valoriser un peu plus des compétions comme les Jeux Paralympiques pour réaliser cet objectif ? Vos commentaires nous intéressent.
« C’est insuffisant d’avoir 11% de femmes députées, mais nous sommes déterminées à ne pas faire de la figuration » - Interview de Mme Diomandé Mondeny, députée de Bouaké (suite et fin)
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Après la première partie, nous vous proposons la deuxième partie de l’entretien que nous a accordée Madame Diomandé, députée de Bouaké.
1) Pourquoi avez-vous décidé de devenir députée?
Avec la détermination qui a soutenu nos actions sociales durant ces dernières années, j’ai voulu porter mon engagement à un niveau plus important. C’est le même combat en faveur des autres qui m’a emmené à l’hémicycle, et cela grâce à la population qui a bien voulu porter son choix sur ma modeste personne.
2) Quel est votre regard sur ce nouveau parlement qui compte 11% de femmes ?
C’est mieux, mais c’est encore trop peu. J’encourage mes sœurs et mes filles à s’engager dans le combat qui vaille la peine d’être mené, car en lieu et place de subir les lois il faut qu’elles cherchent à faire partie de celles qui les proposent.
C’est vrai, ces 11% de femmes sont encore insuffisants, mais il faut dire que ces 11% sont déterminées à ne pas faire de la figuration. Elles sont déterminées à soumettre des propositions, à examiner les lois qui seront déposées sur la table du parlement, dans l’intérêt du pays tout en veillant à faire avancer la cause des femmes et des jeunes.
3.Quelles sont alors les stratégies que vous comptez, avec vos homologues élues, déployer à cet effet?
Déjà, avant la rentrée parlementaire d’avril 2012, nous avons bénéficié d’une formation vu que beaucoup d’entre-nous n’avaient jamais mis les pieds à l’hémicycle en tant que députée. Ce renforcement de capacité à permis de mieux comprendre le fonctionnement du parlement, le rôle et l’importance des élus de la nation. C’est vrai que nous avions une idée de ce pourquoi nous entrions au parlement, mais ce séminaire nous a permis de connaître les difficultés que nous allons certainement rencontrer dans notre mission de femmes députées.
En termes de stratégie, il faut dire que nous sommes reparties dans les différentes commissions, certaines sont mêmes présidées par des femmes. Le président de l’Assemblée nationale est vraiment inscrit dans une logique d’une place plus importante aux femmes dans la conduite de cette institution avec la place qu’il donne au genre. Ainsi, il nous a dit vouloir que les femmes élues s’expriment, qu’elles fassent des propositions. C’est un signal fort !
Vous savez, des pays, en Europe mais également en Afrique, ont une forte présence de femmes dans leur parlement. Et nous comptons profiter des voyages parlementaires pour comprendre comment cette représentation s’est accrue afin de nous en inspirer. En Norvège par exemple, il a été démontré qu’autant les femmes sont insérées dans toutes les couches sociales, autant leur société se porte mieux. Au Rwanda, elles ont pratiquement la majorité. En Sierra-Leone, elles sont nombreuses.
Nous travaillerons à atteindre 30 à 40% pour la prochaine législature.
4) Pouvez-vous nous exposer quelques uns des combats liés à la condition des femmes et des jeunes que vous comptez défendre durant votre mandat ?
Il faut soutenir la Ministre de la femme et de la famille sur certaines questions comme le problème de la pension de la femme travailleuse qui n’est pas reversée à son mari ou ses ayants-droits lorsque celle-là venait à décéder. Nous avons également l’accès effectif des enfants à une l’école de qualité pour vraiment mettre fin à ces choix arbitraires opérés dans les familles, consistant souvent à décider qui pourra en bénéficier et qui devra rester à la maison. C’est peut-être le savant ou le leader de demain que nous laissons à la maison. Le président de la République veut rendre l’école obligatoire jusqu’à la classe de 3e pour donner une vraie base citoyenne aux enfants. Nous comptons l’aider.
Mais je compte, et espère ne pas être seule, réaliser un plaidoyer pour que 30% au moins des hauts cadres des sociétés d’Etat (Conseil d’Administration) soient des femmes.
5.Le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale comptent envoyer les députés en mission sur le terrain vu le regain de tension que connaît le pays depuis août. Qu’en pensez-vous ?
Je prépare actuellement avec des femmes "dites leaders", car pour moi toutes les femmes le sont, une grande rencontre avec la population le 15 septembre. Mais déjà, je trouve que c’est dommage qu’on ait assisté à des choses abominables en Côte d’Ivoire. Nous devons retrouver notre image d’origine, celle d’une terre de paix, de dialogue et du vivre ensemble. J’espère que les auteurs de ces nouvelles tensions vont se ressaisir. Je crois que les élus ont une part importante dans l’atteinte de cet objectif car nous venons et devons en permanence retourner vers le peuple pour expliquer les choses. Nous devons retrouver le brassage de cultures, de religions, d’ethnies dans lequel nous vivions harmonieusement. J’attends donc avec impatience la constitution de ces missions officielles.
@Photo de l'invitée
Une unité de transformation de noix de cajou pour soutenir des femmes veuves et monoparentales en Côte d’Ivoire
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Dans la première partie de l’interview qu’elle nous a accordée, Madame Diomandé, député de Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire), nous a parlé d’une unité de transformation de noix de cajou dont a bénéficié son ONG, de la part de l’Union Européenne, via le RONGEAD. Profitant de notre présence dans la zone, nous avons décidé de visiter cette "usine communautaire". Nous sommes reçus par Monsieur Fofana Vadji, membre de l’équipe administrative qui nous fait suivre le circuit de la noix de cajou.
Tout part du magasin de stockage d’une contenance de 120 tonnes, rempli ce jour là à 25% environ. Afin de contrôler la qualité des noix reçues, chaque sac est étiqueté afin d’identifier sa provenance. De là, les noix sont cuites à la vapeur, entre 1h et 1h30, dans un four traditionnel pouvant contenir jusqu’à 30Kg de noix. Après le séchage qui prend une à deux journées, les noix cuites subissent un décorticage manuel sur des machines faisant intervenir deux personnes (une libérant l’amande de la coque, l’autre faisant un premier tri). Cette unité dispose actuellement de 14 machines de décorticage.
Après, les amandes retenues, placées dans des palettes, sont cuites dans un four traditionnel pouvant en contenir 100 Kg. Cette étape dure entre 6 à 7h. Afin d’assurer une bonne et homogène cuisson (elles doivent être légèrement blanches et un peu dorées), les amandes sont retournées toutes les 30 minutes et les positions des palettes sont changées.
Une fois cuites, les amandes arrivent dans un "laboratoire", une salle pour conditionnement. Là, elles sont de nouveau triées par quelques dizaines de femmes, avant l'empaquetage. Notons que les travailleuses dans cette pièce sont soumises à un règlement hygiénique particulier: pas de vernis à ongle, ni de parfum ou autre déodorant, pas de boucles d’oreilles sinon des très discrètes, cheveux couverts, sans oublier qu’elles doivent impérativement se laver les mains au point eau+savon liquide installé à l’entrée de cette pièce, loin de la salle d’eau à la disposition de toute l’équipe. Cette pièce est équipée de 10 tables pouvant accueillir 6 personnes au minimum, et donc plus en haute saison.
Cette activité, note M. Fofana, contribue à l’autonomisation de 120 personnes, travailleurs journaliers choisis chaque jour selon l’ordre d’arrivée et en fonction de la masse de travail, et essentiellement composés de femmes veuves ou monoparentales (vivant et ayant toute seule la charge de leur progéniture) pré-identifiées. Ils sont payés au rendement et reçoivent leurs rémunérations chaque quinze jours. Après échanges, il nous est revenu qu’en période de grande activité, chacun peu percevoir 20 000 F CFA (30 € ou environ 40 $US, avec le taux de change début septembre 2012), voire 25 000 FCFA (38 € ou près de 49 $US) par quinzaine, et donc plus que le salaire minimum légal qui est d’environ 34 000 FCFA (environ 52 € et 66 $US).
Mais les difficultés et les besoins sont nombreux. Déjà, aux dires de notre guide, la crise postélectorale (décembre 2010 à avril 2011) a impacté négativement sur le fonctionnement de cette unité de transformation. Les activités ont été ralenties, et n’ont pas encore atteint leur niveau d’avant-crise aujourd’hui. Du coup, l’unité fait actuellement de la sous-traitance pour une grande société de la place. Ce qui permet de compléter ses activités propres, et de permettre à un certain nombre de ses travailleurs journaliers d’avoir des revenus, même s’ils sont en baisses. En plus, l’unité a besoin de matériels (four et séchoir améliorés, machines de décorticage automatiques) pour être plus opérationnel et offrir plus d’emplois ; sans oublier un fonds de roulement pour une relance d’après-crise. Monsieur Cissé, responsable de la maintenance, ajoutera une formation en maintenance des machines afin d’améliorer leurs capacités de gestion.
Comme le notait à juste titre Madame Diomandé, cette unité de transformation de noix de cajou, devenue société en septembre 2012 et qui ambitionne de déclarer dans un futur proche ses travailleurs à la Sécurité sociale, permet à ceux-ci de « regarder la société en face et les aide à rétablir leur dignité ». Toute aide ne serait que la bienvenue.
Contacter l’ONG Notre Enfance Tel : (225) 31.65.80.30 / 05 92 22 11 / 01 52 01 17 / 08 51 55 64 E-mail : notrenfancedeni@yahoo.fr
@Images de l’unité de transformation, fournies par la structure
Expérience de l’UNESCO en matière d’alphabétisation en situation de post-conflits
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L’alphabétisation est la pierre angulaire du droit humain à l’éducation. Inciter les gens à s’alphabétiser, c’est créer des personnes qui investissent dans leur propre avenir. Si vous vous impliquez dans votre propre formation, les autres vont également juger utile d’investir dans ce domaine. Chercher à résoudre soi-même l’un des problèmes de sa vie personnelle, sortir d’une situation qui ne nous convient plus, c’est également une façon de contribuer à l’instauration de la démocratie. Parmi toutes les choses qu’une nation peut donner à ses citoyens, il en est deux qui ne pourront jamais leur être reprises : l’alphabétisation et l’éducation. Comme l’a dit une femme au sujet des femmes analphabètes qui travaillent dans sa petite entreprise : « Quand les femmes du Soudan du Sud apprennent quelque chose, elles le rangent dans leur tête. Et une fois que c’est là, elles l’emportent partout avec elles ».
Comme chaque année, la communauté internationale a célébré la Journée internationale de l’alphabétisation ce 8 septembre 2012. Ce fut une nouvelle occasion pour attirer l’attention de tous sur l’importance de renforcer nos actions et interventions dans ce domaine. En effet, selon les dernières données, ce sont 775 millions de personnes (âgée d’au moins 15 ans), dont 122 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans, qui sont illettrés dans le monde. Les filles sont les plus touchées en ce sens qu’elles représentent respectivement 64% (données globales) et 61% (parmi les jeunes) de la population mondiale d’illettrés.
Dans cette interview que nous soumettons votre lecture, vous verrez tant l’enthousiasme que la foi de Jessica Hjarand, une américaine spécialiste de l’alphabétisation pour l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Pour elle, «l’alphabétisation entraîne des changements dans la vie des gens. Il est difficile de montrer les liens directs, d’établir des statistiques sur les résultats que l’alphabétisation a permis d’obtenir, mais nous savons que la contribution est importante.»
Cette conviction, Jessica Hjarrand la tire de son expérience en Afghanistan, en Irak et au Soudan du sud (qu’elle partage dans cet entretien), où elle a travaille pour le compte de l’UNESCO à la mise en place de programme d’alphabétisation au profit d’enfants et d’adultes dans des situations de post-conflits. Et l’espoir est permis vu qu’elle ajoute que « l’alphabétisation procure aux femmes et aux hommes un outil important qui leur permet de partager leurs opinions, leurs idées et les espoirs qu’ils nourrissent avec un plus grand nombre de personnes. À travers ces témoignages, ils révèlent leurs forces et leurs espoirs pour l’avenir. C’est exactement ce que nous voulons soutenir par nos activités menées en amont.»
"Départ nouveau" de l’Université publique – Espoirs et attentes des étudiants ivoiriens
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Ce lundi 3 septembre 2012, le Président ivoirien a lancé officiellement la rentrée académique 2012-2013 dans toutes les universités publiques du pays, depuis l'Université Houphouët-Boigny de Cocody d’Abidjan. Mais cette rentrée revêt une importance particulière quand on sait qu’elle se déroule dix-huit mois après la fermeture des universités en avril 2011 pour travaux de réhabilitation et de reconstruction, au lendemain d’une longue et meurtrière crise post-électorale.
Une rentrée également très importante quand on sait également que les universités publiques sont confrontées depuis une dizaine d’années à des difficultés de fonctionnement dûes en partie à la violence et à la politique qui s’y étaient installées durablement: le chevauchement de deux, trois, voire quatre promotions universitaires dans la même année académique qui s’étalaient bien souvent sur deux années.
Placée sous le signe du "Départ nouveau" (cadre d’étude plus sain et mieux équipé, nouveau comportement et état d’esprit des étudiants, nouveau système d’enseignement avec le passage au LMD – Licence, Master, Doctorat), c’est donc peu de dire que cette rentrée académique était très attendue tant par les étudiants que par leurs parents fatigués d’attendre.
La Voix des Jeunes a donné la parole à trois étudiants de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké (ville ex-fief de la l’ancienne rébellion et qui a beaucoup souffert de cette situation causant des retards de deux ou trois ans à ses étidiants) afin qu’ils partagent avec nous leurs espoirs et attentes.
Essei Charles, étudiant en 2e année de Géographie
« Premièrement, j’attends que cette reprise soit réellement effective. Il faudrait également qu’à partir de cette année, nous ayons une vraie programmation des cours pour ne plus revivre celles que nous avons subies ces années de crise quand nous ne savions pas quand commençait et finissait l’année académique. En plus, nous passons du système d’UV (Unités de Valeurs) au système LMD. J’espère que toutes les conditions sont en place afin qu’il fonctionne au mieux sans nous pénaliser.
Au-delà, nous, étudiants, devons prendre conscience de l’engagement de l’Etat en nous concentrant sur nos études. J’espère également que nous aurons de bons résultats afin de mieux faire face au marché de l’emploi. Aujourd’hui, le campus ne doit plus être un lieu d’expression violente mais celui des idées, celui du verbe. Nous devons être des étudiants mûrs, loin de l’image que nos aînés et nous-mêmes avions donnée ces dernières années. »
Koné Kagningoua, étudiante en Gestion, vient d’obtenir sa licence
« Ma grande attente est de recevoir les cours régulièrement et dans de meilleures conditions. Ce qui suppose que les professeurs soient vraiment présents lorsqu’ils sont programmés et respectent les heures de cours qu’ils doivent donner afin de nous permettre une meilleure assimilation et compréhension.
Mon espoir est celui de tout étudiant. J’espère qu’avec cette relance de l’université, nous pourrons nous insérer dans la vie active et professionnelle après avoir obtenu des diplômes. Il faudrait peut-être que les autorités pensent à mieux aider les étudiants dans ce sens afin de nous faciliter la vie après nos études. »
Coulibaly Franck-André, étudiant en Sciences Juridiques (Droit), vient d’obtenir sa licence
« J’attends de ce départ nouveau une bonne formation afin que nous soyons un peu plus opérationnels sur le marché de l’emploi. Il faudrait donc que cette formation en dents de scie que l’école ivoirienne a offert à ses enfants ces dernières années soient un lointain souvenir.
En terme d’espoir, il faudrait également que notre pays ne connaisse plus cette longue et grave crise que nous avons vécue depuis 2002 afin qu’après ma génération d’étudiants, Bouaké, sinon toute la Côte d’Ivoire puisse connaître des générations d’étudiants qui se forment dans la quiétude, dans l’accalmie et dans de meilleures conditions que celles que nous avons connues ces dernières années. »
@ Un bâtiment à l’Université Houphouët-Boigny de Cocody d’Abidjan, Image importée de RTI.ci (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)
Les enfants sont l'avenir de la Côte d'Ivoire - Interview de Mme Diomandé Mondeny, Député de Bouaké (1ère partie)
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La Voix des Jeunes a été reçue par Madame Diomandé N. Mondeny, Infirmière-puéricultrice, diplômée d’Etat, Présidente-Fondatrice de l’ONG "Notre enfance" (qui lutte pour le bien-être de l’enfant, de la femme et contre la pauvreté depuis 1999), et fondatrice d’un groupe scolaire. Depuis le 11 décembre 2011, elle est devenue député de la commune de Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire). Dans cette première partie de l’interview qu’elle nous a accordée, cette femme très dévouée nous parle de son action durant les 10 dernières années.
1. Suite au déclenchement de la crise en septembre 2002, pourquoi vous êtes vous engagée dans la sauvegarde de l’école en "zone dite rebelle" ?
D’abord parce que je suis une femme, une mère, une éducatrice. En plus, les enfants représentent l’avenir d’un pays. Et pour qu’ils soient demain des hommes et des femmes capables et compétents, il faut qu’ils passent par l’école. Il fallait également éviter un "génocide intellectuel" pour ces enfants et jeunes restés sur place et les occuper sainement afin qu’ils ne se fassent pas enrôler parmi les soldats.
2. Qu’avez-vous fait avec votre organisation « Notre enfance » ?
Nous avons mené beaucoup d’actions, pas assez bien sûr pour mieux bien faire, mais la volonté était le socle de notre action. Nous avons contacté des fondateurs d’établissements scolaires privés et des étudiants et enseignants restés sur place. Nous avons fait changer les serrures à toutes les portes d’une école publique, et avions obtenu l’occupation gratuite de l’école les Lilas Blancs. Tout cela nous a permis d’ouvrir une véritable école, de la maternelle à la terminale, au bénéfice de 6577 élèves.
Nous avons également assuré le soutien éducatif de 246 Orphelins et autres Enfants rendus Vulnérables du fait du sida, avec l’appui de l’UNICEF [Fonds des Nations Unies pour l’Enfance] pour les kits scolaires et le paiement du transport des enseignants, et du PAM [Programme Alimentaire Mondial] pour le soutien alimentaire des enseignants.
3. Qu’avez-vous fait d’autres en direction des populations ?
Grâce au soutien financier de l’ONUCI (l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire), nous avons initié le système de "l’économie solidaire" au profit de femmes résidant dans des quartiers précaires afin de les aider à se prendre en charge. Tenant compte la question de la cohésion sociale, nous avons démarré avec 10 femmes (neuf femmes ivoiriennes mais d’ethnies différentes, une originaire de la sous région). Après 6 mois, chaque groupe de femmes parrainait un autre groupe. Nous estimons à près de 600 le nombre de bénéficiaires.
L’ONUCI nous a également aidé à réaliser un forage d’eau potable dans un village à une trentaine de kilomètres de Séguéla (Nord-ouest du pays) pour des femmes qui en avaient vraiment besoin.
En 2007, l’Union Européenne nous a fait bénéficier d’une "unité de transformation de noix de cajou". Cette opportunité nous permet d’aider à l’autonomisation des femmes, de les éloigner ou les sortir du chemin de la prostitution (pour certaines jeunes filles-mères bénéficiaires). Et pour cela nous avons privilégié les veuves et femmes monoparentales. Cette activité aide environ 150 personnes à se prendre en charge. En 2009-2010, l’Ambassade des Etats-Unis nous a apporté son appui.
Enfin, nous sommes membres du Réseau Moulikat, qui a distribué des denrées alimentaires avec l’appui du PAM à des centaines de familles.
4. Quel bilan faites-vous aujourd’hui ? Quel est votre sentiment ?
Depuis 2002, comme beaucoup d’autres, nous nous sommes battus discrètement. Nous avons fait le choix d’agir dans le silence, et c’est mieux. Une situation s’est posée, et il fallait agir. C’est que ce nous avons tenté de faire. Nous avons fait notre boulot. Je suis fière mais ne veux pas recommencer car je ne voudrais plus que notre pays replonge dans une telle crise. Ainsi, avoir un président de la République très ambitieux nous conforte dans nos actions. Car l’horizon vers l’émergence demande des actions en faveur de l’être humain, et c’est ça l’essentiel.
Contacter l’ONG Notre Enfance Tel : (225) 31.65.80.30 / 05 92 22 11 / 01 52 01 17 / 08 51 55 64 E-mail : notrenfancedeni@yahoo.fr
@Image de Mme Diomandé (à droite) avec une bénéficiaire d’AGR
Les paralympiques méritent une grande et vraie couverture médiatique
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Du 27 juillet au 12 août 2012, nous avons été je ne sais combien de milliards de téléspectateurs à suivre les trentièmes Jeux Olympiques (JO) de Londres. Depuis la cérémonie d’ouverture, marquée entre autres par la participation du comédien anglais Mister Bean (Rowan Atkinson à l’état civil) et la présence du célèbre boxeur Mohamed Ali malgré sa maladie, jusqu’à celle de clôture, en passant par les différentes étapes de la quasi-totalité des épreuves, toute la planète a vibré durant ces deux semaines. Nous avons soutenu et encouragé les athlètes (connus ou non) qui participaient à ces Jeux avec le slogan « Plus loin, Plus haut, Plus fort ».
Dans la soirée de ce mercredi 29 août, la Reine Elizabeth II a ouvert les quatorzièmes Jeux Paralympiques qui se tiendront jusqu’au 9 septembre prochain à Londres. Alors question : doit-on vraiment affirmer dans ce contexte que les Jeux Olympiques de Londres 2012 se sont terminés le 12 août 2012 ? Nous estimons que c’est une grande erreur de le dire ainsi. En effet, selon l’Administration Postale des Nations Unies (APNU, UNPA en anglais) « les Jeux paralympiques se tiennent tous les quatre ans, après les Jeux olympiques, et sont régis par le Comité International Paralympique (CIP). La première manifestation paralympique s'est déroulée en 1948 lorsque le docteur Ludwig Guttmann a organisé une compétition sportive à l'hôpital Stoke Mandeville en Angleterre pour les vétérans de la seconde guerre mondiale souffrant de lésions médullaires (moelle épinière). La compétition avait lieu le même jour que la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres en 1948 et divers clubs sportifs et hôpitaux y participaient. Les premiers Jeux paralympiques ont été organisés à Rome, en Italie, en 1960 et ont réuni 400 athlètes de 23 pays. »
En 2012, ce seront les plus vastes Jeux paralympiques jamais organisés, avec 4200 athlètes de 166 pays qui s'affronteront dans 20 disciplines. Mieux, Ils devraient être les premiers à se tenir à guichets fermés, devant près de 2,5 millions de spectateurs. Le quotidien Le Monde mentionne sur son site que « ces Jeux devraient aussi battre des records d'audience, selon le Comité organisateur (Locog), qui a déjà négocié les droits de diffusion avec de très nombreux pays. Le Locog espère au moins 4 milliards de téléspectateurs, davantage qu'à Pékin en 2008. »
Malheureusement, les Jeux paralympiques 2012 sont loin de bénéficier de la même couverture médiatique déployée à Londres de fin juillet à mi-août 2012. Les chaînes de télévisions qui proposent des retransmissions en direct ne se bousculent pas. Alors, paraphrasant des spécialistes français du sport qui se prononçaient sur la participation de l’athlète Oscar Pistorius aux JO avec "les valides", et qui fait partie des stars attendues à ces paralympiques, nous disons qu’il serait encore difficile de «convaincre de plus en plus de jeunes souffrant d’un handicap de se lancer dans une activité sportive et vaincre les réticences qui existent encore trop souvent » si les images de ces Jeux manquent. S’il ne nous est servi que des morceaux choisis de quelques minutes ou des images dites du jour. Et ce serait encore dommage car l’APNU affirme sur son site que « conformément à la tradition, les Jeux paralympiques qui auront lieu à Londres en 2012 feront souffler l'esprit olympique en présentant des athlètes exceptionnels, aux talents extraordinaires, sources d'inspiration dans le monde entier. »
Notre conviction, c’est que les paralympiques méritent un meilleur traitement par les médias que ce qui nous sera apparemment proposé. Dommage !
© Image importee de Flickr.com, image prise par diamond geezer ©UNICEF/NYHQ1996-0197/Jeremy Hartley - Afghanistan, 1996
Neil Armstrong, l’icône qui n’a jamais voulu être un héro médiatique
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"C'est un petit pas pour l'homme mais un bond de géant de l'humanité".
Prononcée après qu’il ait posé le pied sur la Lune, en juillet 1969, cette phrase de Neil Armstrong fait partie de ces rhétoriques qui sont entrées, sinon gravées définitivement dans l’histoire de toute l’humanité. Mieux, son symbolisme et son caractère universel permettent de garantir qu’il sera très difficile de la faire oublier tant elle est connue sur les différents continents, transmise de génération en génération dans les écoles, par les livres d’histoire ou de sciences, dans bien de documents de culture générale, tel un secret de famille qu’il ne faut pas cacher pour le préserver.
Cette citation, je la connais, bien évidemment, surtout la version "c'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l’humanité". Le seul hic, c’est que j’avais déjà « tué » Neil Armstrong dans mon subconscient, tant je n’ai pas souvenance d’avoir déjà entendu, vu ou lu respectivement un quelconque son, une vidéo, ou un texte dans lequel ce personnage à l’origine se prononçais sur un sujet donné. Il a fallu que les médias annoncent sa mort ce samedi 25 août 2012 pour que je me rende compte qu’il était encore vivant, depuis tout ce temps, da ns le silence ! Et pourtant l‘homme méritait bien que les médias s’intéressent à lui bien souvent.
Dans un contexte de "guerre froide", les Etats-Unis ont décidé de prendre une avancée significative et ultra symbolique dans la "guerre de l’espace" les oppose également au Soviétiques. Durant des années, les américains travailleront sur un projet avec un objectif plus qu’ambitieux : faire alunir (faire poser sur la lune) des hommes et les ramener saints et saufs sur Terre. Au bout, est née la Mission Apollo 11.
Grâce au web documentaire de France 24 et RFI, A la conquête de la lune, nous pouvons apprécier les grandes étapes de l‘exploration lunaire. Ainsi, la Mission Apollo 11 s’est déroulée du 16 au 25 juillet 1969. L’équipage était composé de Neil Armstrong, Commandant, 39 ans, pilote de l’US Navy, Master en ingénierie aéronautique ; Edwin E. "Buzz" Aldrin Junior, 39 ans, pilote de l’US Air Force, Docteur ès sciences ; Michael Collins, pilote du module de commande, pilote de l’US Air Force, licencié en sciences. En plus, ce sont également des centaines de techniciens et de scientifiques qui se sont relayés par « quart » de 8h dans la salle des opérations de Houston (Etat du Texas).
Le 20 juillet 1969, un peu après 21h à Houston (déjà le 21 juillet en Europe avec le décalage horaire), Armstrong, ayant posé les pieds sur la lune, prononça sa célèbre citation, après avoir rassuré ses collègues sur terre de leur alunissage "Houston, ici la base de Tranquillité. L'aigle s'est posé".
« Rejoint une vingtaine de minutes plus tard par Aldrin. Les deux pionniers explorent les lieux pendant deux heures et demie. Ils collectent 21 kilos de roches, prennent des photos et plantent un drapeau américain1969 », note Le Monde. Mais à son retour sur terre, Armstrong a préféré la discrétion. Ainsi, après avoir mis fin à sa carrière d’astronaute peu après cette mission, il avait ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, et vivait depuis des dizaines d'années dans une ferme reculée de l'Ohio. Celui qui est "parmi les plus grands héros américains, pas seulement de l'époque actuelle, mais de tous les temps", selon le président OBAMA aurait même arrêté de signer des autographes quand il a appris un jour que certains d’eux étaient vendus par la suite.
Cette humilité, cette discrétion constituent un message de vie fort que nous a donné Neil Armstrong, comme pour nous dire que nous devons garder les pieds sur terre même s’il ne nous est pas interdit d’avoir l’esprit dans la lune. Avec sa mort, cette icône ne pourra pas empêcher qu’elle devienne ou demeure une légende pour beaucoup car, comme l’a dit le président américain, "lorsque Neil a posé le pied à la surface de la Lune pour la première fois, il a offert un moment de réussite humaine qui ne sera jamais oublié".
@Image prise sur Flickr.com, et postée par Andy Simonds
Crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique: l’UNICEF a toujours besoin de nous !
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En 2011, "La Voix des Jeunes" s’est fortement mobilisée pour sensibiliser le public autour de plusieurs causes. Certains sujets ont fait l’objet de plusieurs contributions, d’une plus grande concentration d’intérêt (non pas que les autres sujets traités étaient moins importants, mais en raison de l'urgence de la situation). Au nombre de ces sujets phares de 2011 figure La crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique.
Pour rappel, cette crise alimentaire est née de la combinaison de trois éléments : une sécheresse considérée comme la plus prolongée depuis les soixante dernières années, fruit de deux années consécutives de faibles précipitations ; à cela s’est ajoutée la montée en flèche des prix des denrées alimentaires; à ces deux causes, il faut enfin associer la poursuite des conflits armés dans la région (singulièrement en Somalie). Au total, plus de 12 millions de personnes, dont 2 millions d’enfants de moins de cinq ans, ont été affectées par la faim et la malnutrition et étaient dans un besoin urgent d’aide humanitaire dans cette région de la Corne de l’Afrique (particulièrement à Djibouti, en Ethiopie, au Kenya, en Somalie et en Ouganda). Il fallait donc agir, et vite!
Notre action a consisté, entre autres, à présenter des raisons pouvant expliquer le faible engouement constaté sur ce dossier ; mais aussi à communiquer sur la mobilisation pour la réponse, y compris celle de l’Afrique, à présenter et encourager quelques actions de collecte de fonds et de mobilisation des populations sur ce drame.
Ces différentes actions de mobilisation auxquelles nous avons été nombreux à contribuer ont permis de sauver des vies et de faire reculer la famine. Ainsi, «grâce à l'appui généreux des donateurs, qui ont fourni plus de 405 millions de dollars US, l'UNICEF a été en mesure d'élargir ses activités de secours et de développement dans des zones touchées par la sécheresse en Somalie, au Kenya, en Éthiopie et à Djibouti, où plus de 13 millions de personnes ont eu besoin d'aide humanitaire en 2011 », relève l’UNICEF sur son site. « De juillet à décembre 2011, quelque 63 000 tonnes de fournitures humanitaires ont été livrées, dont la moitié consistait en aliments thérapeutiques ou complémentaires. À ce jour, près d'un million d'enfants ont reçu un traitement contre la malnutrition dans la région. »
Mais cette agence des Nations Unies relève par la suite que la crise est loin d’être terminée. En effet, «la Somalie reste le pays le plus éprouvé par la crise, un tiers de sa population (soit 2,5 millions de personnes) ayant encore besoin d'interventions d'urgence. Dans certaines régions du sud, un enfant sur cinq souffre d'une malnutrition aiguë qui peut s'avérer mortelle. Au Kenya, 2,2 millions d'habitants ont besoin d'aide humanitaire, de même que 3,2 millions de personnes en Éthiopie. La malnutrition reste une grave préoccupation. En ce moment, près de 900 000 enfants en souffrent dans ces trois pays », complète l’UNICEF. L’organisation onusienne attend une meilleure réactivité des donateurs car jusqu’en juillet, elle n’avait mobilisé que 43% sur les 265 millions de dollars US dont elle a besoin en 2012 pour poursuivre ses activités humanitaires et investir dans le renforcement de la résilience en Somalie, au Kenya et en Éthiopie.
Restons donc mobilisés pour la Corne de l’Afrique !
© UNICEF/NYHQ2011-1345/Antony Njuguna - Kenya, 2011
Tous en ordre de bataille contre la violence à l’égard des femmes!
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Elle a la peau dure et très coriace. Quoi de plus simple quant on sait qu’elle se nourrit en partie du silence de ses victimes. La violence contre les femmes, car c’est d’elle qu’il s’agit, demeure l’un des grands défis auxquels nous devons faire face aujourd’hui. En effet, dans le monde, 1 femme sur 3 en est victime (mutilation génitale, violence au sein de la famille, viol et traite par exemple). En France, on parle d’une femme qui meurt chaque jour du fait de la violence domestique. Bref, la problématique "femme et violence" reste une question très inquiétante.
En juin 2011, RFI faisait écho d’un rapport présenté par l’ONG International Rescue Committe (IRC). Intitulé « Je ne veux pas mourir avant mon heure », il traitait de la violence domestique en Afrique de l’Ouest. Si l’organisation reconnaît que la violence contre les femmes est un problème général, IRC affirme que ce phénomène est encore plus grand, plus récurrent dans les pays affectés par des conflits (armés).
Selon Elizabeth Roesch, auteur de ce rapport de l’IRC, « des femmes avaient des doigts coupés, certaines étaient battues quotidiennement, d’autres étaient également battues même lorsqu’elles étaient enceintes ; ce qui est réellement horrible, il s’agit d’histoires difficile à raconter. »
Déjà en décembre 2011, La Voix des Jeunes relevait que la violence constituait l’un des freins à la réalisation de l’égalité des genres. En ce sens, citant un rapport de l’UNICEF, nous avons noté que « malheureusement, "la discrimination sexiste reste omniprésente dans toutes les régions du monde. Elle se manifeste par la préférence accordée aux fils par rapport aux filles, par les possibilités restreintes d’études et de travail imposées aux filles et aux femmes et par des formes de violence sexiste caractérisée, par exemple, par des violences physiques et sexuelles". »
Pour le Fonds de développement des Nation Unies pour la Femme (UNIFEM), cette violation fondamentale des droits des femmes demeure généralisée. Les femmes ont besoin de lois fortes, qui soient appliquées et associées à des services de protection et de prévention.
Ces derniers mois, de nombreuses initiatives sont prises pour accentuer la lutte contre la violence contre les femmes. Au nombre de celles-ci figure celle du Président américain Barack Obama. Il vient de signer un décret portant sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles dans le monde. « L’objectif est d’intensifier les efforts du gouvernement visant à améliorer les droits et la situation des femmes et des filles, de promouvoir l’égalité des sexes dans le cadre de la politique étrangère des États-Unis et de parvenir à un monde dans lequel chacun puisse concrétiser ses ambitions à l’abri de la violence. », peut-on lire sur le site du Bureau des programmes d’information internationale du Département d’Etat des Etats-Unis.
Ce décret « qui porte création d’un groupe de travail interdépartemental co-présidé par la secrétaire d’État et l’administrateur de l’Agence internationale des États-Unis pour le développement International (USAID), fait obligation aux départements et services gouvernementaux d’appliquer la nouvelle stratégie des États-Unis visant à prévenir et combattre la violence fondée sur le sexe dans le monde entier. »
Au-delà de cet engagement des Etats, le combat de la lutte contre la violence à l’égard des femmes ne pourra porter durablement ses fruits que si tous, chacun à son humble niveau, sommes sensibles à ce combat et y contribuons activement dans notre quotidien.
© UNICEF/NYHQ2012-0708/Kate Holt - Somalia, 2012
Crise alimentaire mondiale : faut-il en craindre une autre en 2012 ?
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En mai 2012, nous avons partagé dans un article des témoignages venus du Bangladesh à travers lesquels cinq personnes présentaient leurs difficultés à se nourrir et à nourrir convenablement leurs familles dans un contexte local de doublement du prix du riz dans un intervalle de deux ans. En écoutant ces témoignages (en format audio donc), nous avons relevé la peur des lendemains difficiles et avons constaté que le combat pour se nourrir devient pour beaucoup la seule raison qui les pousse à sortir de chez eux chaque matin.
Aujourd’hui, des éléments d’informations nous poussent à nous inquiéter à une échelle plus grande, sinon à nous poser sérieusement une question naturellement très préoccupante tant elle réveille en nous des souvenirs pas forcements positifs : devons-nous nous préparer à "subir" une autre crise alimentaire, dans les prochains mois ? Une crise semblable à celle qui a affecté les pays du sud, généralement pauvres et en voie de développement, entre 2007 et 2008 et qui a entraîné des vagues de protestations, de violences après la hausse du prix des denrées de première nécessité ?
Cette question se pose avec acuité vu que, selon un communiqué publié sur son site, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) note que son « Indice des prix des céréales s'est établi en moyenne à 260 points en juillet, soit en hausse de 17 pour cent, ou encore de 38 points, par rapport à juin, et seulement 14 points de moins que son record absolu de 274 points enregistré en avril 2008. » Pour plus de précision, l’organisation onusienne relève que si en juillet 2012 les cours du riz sont restés globalement stables sur les marchés internationaux, avec une augmentation d’un point en comparaison avec juin, ceux du sucre ont connu une forte hausse de 12% et ceux du maïs se sont détériorés avec des prix qui ont grimpé de près de 23% sur la même période.
Cette flambée des prix des céréales tire principalement sa source d’une sécheresse qui affecte les grands pays producteurs de céréales, comme les Etats-Unis et la Russie. Ainsi, RFI nous dit qu’« Il y a à peine deux mois, les agriculteurs américains s'attendaient pourtant à une récolte record, les surfaces semées en maïs étant au plus haut depuis 75 ans. Aujourd’hui, le constat est terrifiant : la situation n’a pas été aussi dramatique depuis un quart de siècle. Les zones agricoles du Midwest, qui produisent les trois-quarts du maïs et du soja américains, connaissent une sécheresse classée « extrême ou exceptionnelle ». Plus de la moitié des Etats-Unis est désormais considérée comme « zone sinistrée » ». En plus, continue l’article publié sur le site de la "radio mondiale", « la Russie, fournisseur du quart des exportations mondiales de blé, devrait pour sa part produire 6 millions de tonnes de moins qu'estimé en juin dernier et 13 millions de tonnes de moins que lors de la moisson précédente. »
Face à cette situation, tant la Banque Mondiale que la FAO tirent la sonnette d’alarme et préviennent que si rien de concret n’est fait, nous risquons de vivre une autre crise alimentaire mondiale dans les derniers mois, et bien avant la fin de cette année 2012. Vivement que les initiatives s’amplifient, soient coordonnées et soient complémentaires afin de nous faire éviter au mieux une telle autre crise alimentaire.
© UNICEF/NYHQ2012-0365/Asselin-Burkina Faso, 2012
Sahel : l’UNICEF aide le Niger à faire face à une épidémie de choléra
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Oui, La Voix des Jeunes ne baisse pas la garde dans la mobilisation pour aider et accompagner les actions visant à faire face à la crise humanitaire qui frappe la zone du Sahel. Rappelons que cette crise affecte près de 20 millions de personnes résidant dans huit pays (Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), dont 8 millions sont plus gravement touchées.
Les différentes activités déployées ou qui sont prévues, selon que les appels aux dons reçoivent l’attention souhaitée, devraient permettre, selon la FAO, de protéger les moyens d’existence des populations aujourd'hui pour construire leur résilience pour demain. Et cette stratégie passe par l’aide et l’accompagnement à la résolution de difficultés autres qu’alimentaires ou nutritionnelles ; sanitaires entre autres par exemple.
Après avoir précédemment fait cas des actions au niveau des questions d’assainissement d’accès à l’eau potable, la présente vidéo nous donne une idée sur un programme de lutte contre le choléra au Niger, soutenu par l’UNICEF. Sur le site de l’organisation, nous pouvons lire que « *l'épidémie de choléra est récurrente au Sahel. Cette année, cependant, son impact a été plus grave en raison de l'énorme déplacement de population fuyant le conflit dans le nord du Mali. C'est plus de 52 000 réfugiés qui sont arrivés au Niger. Ils ont difficilement accès aux services sociaux et vivent dans les régions les plus touchées par l'actuelle crise nutritionnelle et alimentaire.
L'UNICEF et ses partenaires estiment que près de 394 000 enfants de moins de cinq ans nécessiteront un traitement contre la malnutrition aigüe sévère cette année. Les enfants déjà affaiblis par la malnutrition sont particulièrement exposés à la maladie mortelle du choléra. Même une fois traités pour la malnutrition ils peuvent facilement retomber malades en buvant de l'eau contaminée.* »
D’ici le 19 août 2012, soyons 1 milliard à dire « J’étais ici », avec Beyonce
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Après l’attentat du 19 août 2003 qui a frappé le siège des Nations Unies à Bagdad, en Irak, et qui a causé la mort de 22 personnels de l’ONU, l’Assemblée Générale de cette organisation a adopté une la Résolution 63/139 qui institue, entre autres dispositions, une Journée mondiale de l’aide humanitaire qui devra être célébrée chaque 19 août.
Cette journée vise à « contribuer à sensibiliser le public aux activités humanitaires dans le monde et à l’importance de la coopération internationale dans ce domaine et de rendre hommage à tout le personnel humanitaire, au personnel des Nations Unies et au personnel associé qui s’emploient à promouvoir la cause humanitaire, ainsi qu’à celles et ceux qui ont perdu la vie dans l’accomplissement de leur mission ... ».
Cette année, la célébration est placée sous le thème « J’étais ici » et une campagne du même nom. Selon le site des Nations Unies « la campagne de cette année "J’étais ici" [nous] incite à apporter [notre] touche personnelle par un acte louable, quelque part, pour quelqu’un ».
Dans cette dynamique, la super star internationale Beyonce a réalisé cette vidéo pour appeler à la mobilisation afin de réaliser le plus grand envoie de message via les réseaux sociaux de l’histoire, avec l’initiative « 1 Jour, 1 Monde, 1 Message » : 1 milliard de personnes qui, via Twitter et Facebook, affirment simultanément leur soutien à cette Journée Mondiale de l’aide humanitaire, et donc à un monde naturellement solidaire.
Comme elle le note dans ce message « le 19 août 2012, c’est le moment pour se mobiliser tous ensemble. Fais une chose au profit d’un autre être humain. L’inaction serait également incompréhensible. Cela commence par chacun de nous. Alors, sois prêt à crier "J’étais ici" ».
Mais comment s’y prendre ? C’est simple ! Il suffit de se rendre sur le site www.whd-iwashere.org avant le 19 août 2012 à 6h et de cliquer sur le lien "Add your voice now".
Alors « pour faire la différence, nous avons besoin que le monde entier prenne connaissance de ce message, donc nous avons besoin de le clamer fort une fois pour toute. Alors, rejoint Beyonce, les Nations Unies et les organisations d’aide humanitaire dans le monde entier en aidant à mobiliser 1 milliard de personne, en un jour, avec 1 message en signant cette réquisition générale ».
Je l’ai fais, moi, comme d’autres ! Nous vous attendons, et espérons que chacun aidera à mobiliser les autres.
En allant à Londres, Pistorius avait déjà gagné les JO 2012
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"C'est un grand monsieur qui nous inspire beaucoup. C'est un exemple pour nous". Il ne saurait avoir meilleure forme d’expression de son admiration que ces deux phrases prononcées par Kirani James, 19 ans et champion du monde en titre du 400 mètres, au sujet d'Oscar Pistorius. Après leur demi-finale sur cette épreuve dans le cadre des Jeux Olympiques de Londres 2012, le premier, arrivé en tête, s’est précipité vers le second, arrivé en dernière position, pour lui demander son dossard.
Amputé depuis qu’il a 11 mois, Oscar Pistorius se déplace, court grâce à des prothèses en carbone. Avec courage, détermination, mais aussi beaucoup de travail et de dépassement de soi, ce sud-africain est devenu un grand athlète qui marque de son talent et ses performances le monde de l’athlétisme paralympique (pour sportif vivant avec handicap et à mobilité réduite). La reconnaissance, il l’a aujourd’hui avec ce surnom de "blade runner" ("coureur aux lames") que le monde du sport lui a attribué, en référence à ses prothèses.
Mais le grand défi de cet athlète était de participer aux Jeux Olympiques avec les « valides ».
Ainsi, et comme le note Jeune Afrique, « en participant aux Jeux de Londres, Oscar Pistorius réalise enfin son rêve olympique. Il y a quatre ans, à Pékin, il avait manqué sa qualification pour 70 centièmes de secondes, sur fond de polémique autour de l’avantage supposé de ses prothèses en carbone. Cette année, pour être du voyage à Londres, le comité olympique sud-africain lui avait demandé de passer deux fois sous la barre des 45’30 secondes au 400 mètres. Il n’y parviendra qu’une seule fois… Cette fois-ci, il est repêché. »
Cette participation de Pistorius au JO de Londres a posé de nombreuses questions. Tout cela étant lié aux lames qui l’aident à marcher, et à courir. Dans ce contexte, Gérard Masson, président de la Fédération Française Handisport et Pierrick Giraudeau, Directeur Technique national adjoint, estiment que « ce qui est certain, c’est que ce système mécanique ne fait pas tout. Oscar Pistorius reste une exception, un athlète avec ses qualités propres. Équiper n’importe quel autre athlète de ces lames ne suffirait pas à le faire rivaliser avec Oscar Pistorius. »
Dans ce texte écrit à quatre mains, ces spécialistes et responsables du sport en France estiment que « [Oscar Pistorius] véhicule une image positive du handicap, il transmet donc visibilité et attractivité au handisport. Il transcende le monde du sport des valides et des handicapés. C’est grâce à une locomotive comme lui que nous pourrons convaincre de plus en plus de jeunes souffrant d’un handicap de se lancer dans une activité sportive et vaincre les réticences qui existent encore trop souvent. »
Certes, il n’a pas gagné l’épreuve des 400 mètres, mais il a gagné mieux que cela déjà. Il a gagné les Jeux de Londres 2012 du simple fait de sa participation ; et la longue et nourrie ovation que lui a gratifié le public londonien ce 5 août après sa course, ajouté à l’admiration de ses concurrents du jour, sont là pour l’attester clairement.
Rappelons que Oscar Pistorius n’en a pas encore fini avec les JO. Non seulement, il doit s’aligner avec trois compatriotes sud-africains pour le 4X400 mètres, mais va participer aux Jeux paralympiques, qui se tiendront à Londres du 29 août au 9 septembre. Un autre rendez-vous important pour lui.
« C’est un grand objectif pour moi car je défendrai mes trois titres (100 m, 200 m, 400 m ndlr) et je ferai partie de l'équipe sud-africaine qui visera le record du monde du relais 4x100 m », note t-il.
@Image importée de Flickr.com, et prise par Paul Bailey
Les femmes au cœur des JO de Londres 2012
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Un article de plus ne serait pas de trop ! Absolument pas.
Oui, voici quelques jours, nous notions dans une contribution publiée sur notre blog que les Jeux Olympiques de Londres 2012 peuvent être vus comme ceux des femmes. En effet, dans ce dit article, nous notions que « cette année un nombre record de femmes participeront aux Jeux Olympiques (4847 soit 45% contre 42% il y a quatre ans) et que des délégations comme celles des Etats-Unis recensent plus de femmes que d'hommes (269 contre 261). Autre victoire de taille, Sadaf Rahimi, une jeune afghane de 17 ans boxera aux JO. »
Mieux, lors de la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques, Le président du Comité international Olympique (CIO), Jacques Rogge, a salué l'universalité de l'aspect genre dans les jeux qui s'est concrétisée à Londres 2012. Ainsi, il notait avec satisfaction que "pour la première fois dans l'histoire des jeux olympiques, tous les pays ont envoyé des athlètes femmes".
Il faut rappeler que c’est quatre ans après que Pierre de Coubertin ait fondé les Jeux Olympiques modernes que les femmes ont commencé à prendre part à cet événement sportif. Mais cette année, l’une des stars féminines, malgré elle-même, comme le note le quotidien Libération, sera certainement la judokate saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani. La condition posée par son père et l’Arabie Saoudite de ce qu’elle ne pourra combattre qu’avec le foulard, au risque d’un retrait de toute la délégation de ce pays arabe, a été une question urgente et délicate qui s’est posée aux organisateurs des Jeux.
Comme le révèle l’article de "Libé" « le foulard est interdit par la Fédération Internationale de Judo (FIJ), pour des raisons de sécurité. Le Comité International Olympique (CIO), lui, a lutté pour permettre la présence aux Jeux de sportives d'Arabie Saoudite, du Brunei, et du Qatar. Une victoire que Jacques Rogge, le président du CIO, ne voulait pas laisser filer. » Au finish, il a été convenu qu’elle pourra combattre avec son foulard ce vendredi 3 août 2012.
Mais, continue cet article, « cette décision ne fait que pas que des heureux à Londres, comme l’explique l'ancienne judokate Céline Géraud sur RMC Sport: «Il y a un mouvement de protestation collégiale de toutes les fédérations de judo, qui se rebellent contre cette brèche qu’on vient d’ouvrir. Au-delà des règles de la sécurité, elles s’insurgent contre cette autorisation. Vendredi, au moment où la Saoudienne va combattre, elles vont tourner le dos au tatami pour protester.» Même son de cloche chez les associations féministes. Elles considèrent que cette décision est «une régression» pour les femmes. Jeudi, les militantes du mouvement féministe ukrainien Femen, habituées du happening seins nus, ont manifesté près de l’hôtel de ville de Londres pour dénoncer la décision du CIO. La police est intervenue. »
Sur le site Le Dauphiné.com, un iman affirme, entre autres propos liminaires rapportés, que « si la femme a la volonté de pratiquer le sport, elle n’a qu’à assumer sa responsabilité. Si elle croit que le voile est pour elle, elle ne peut pas le laisser, elle n’a qu’à se retirer. C’est un choix personnel. La femme doit porter le voile mais c’est quelque chose de privé, je ne peux pas l’imposer ni conseiller. ».
Chacun appréciera, ... sans toute fois nous faire perdre la joie d’une meilleure représentativité des femmes, qui s’améliorera certainement pour les prochaines éditions.
@Image importée de Flickr.com, et prise Par astronomy_blog
Londres 2012, des jeux au vert
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Et c’est parti pour la trentième édition des Jeux Olympiques, Londres 2012 ! Depuis ce vendredi 27 juillet 2012, et après une mémorable et belle cérémonie d’ouverture, la capitale anglaise accueille les différentes épreuves olympiques. Mais au-delà de leur devise « plus haut, plus fort, plus vite », les Jeux olympiques s’articulent autours de piliers. En plus du sport et de la culture, le Comité International Olympique a ajouté un pilier en 2004: le respect de l’environnement. Ce dernier a fortement joué dans la balance du choix de Londres pour accueillir l’édition de cette année.
En effet, et comme le mentionne un article publié par le site Développementdurable.com en août 2011, « pour organiser des Jeux « verts », Londres a un plan développement durable : « Towards a One Planet 2012 ». Basé sur le concept du WWF « One Planet Living » (initiative réunissant gouvernements, entreprises et particuliers et proposant des solutions qui permettent de vivre dans les limites naturelles de notre planète), il se concentre sur cinq domaines : le changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre…), les déchets (diminution, recyclage…), la biodiversité (limitation de l’impact des Jeux sur les milieux naturels, reconversion des sites favorable à la faune et la flore…), l’intégration (accès pour tous aux manifestations, développement de l’emploi…), et la vie saine (essor de la pratique du sport…). »
Et apparemment, l’engagement pris a été tenu. Ainsi, une zone industrielle a été détruite pour accueillir le stade olympique. Selon Maxisciences.com, « *avant sa démolition, cet endroit comportait 250 entreprises, 500 logements et permettait à 6.000 personnes de travailler. Mais hormis leur délocalisation, le problème était de taille : les sols de ce site étaient hautement pollués par les métaux lourds. Il a ainsi fallu construire des machines permettant le nettoyage en profondeur de la zone.
Par ailleurs, une usine horlogère avait également produit des déchets radioactifs (le radium 226, donnant l'effet phosphorescent sur les aiguilles), nécessaires à la conception des montres avant les années 1970. À la construction du site olympique, il a donc aussi fallu sécuriser la zone et enfouir les déchets loin de la ville. Aujourd'hui, le stade est construit avec 98% de matériaux issus des bâtiments qui occupaient la zone. Nettoyés, refondus, ils ont été réutilisés pour les fondations du stade ou moulés pour en former le nouveau béton. Un béton qui s'apprête à accueillir les quelque 80.000 personnes [...]* »
Autre élément de cette "conversion" présentée par le site de Maxisciences : le vélodrome. Selon ce site, « l'ensemble du bois utilisé (56 kilomètres de pin) provient d'une source labellisée et écocertifiée par les instances britanniques. Son design et son architecture, permettent au vélodrome d'être alimenté par une ventilation naturelle capable de rafraîchir les lieux, et d'être éclairé par un maximum de lumière naturelle. Le toit du bâtiment lui, recueille l'eau de pluie et fournit 70% de l'eau nécessaire au fonctionnement des lieux, pour les toilettes et la plomberie. L'utilisation d'eau potable a ainsi été drastiquement réduite. » A ce qui précède, il faut noter également la création d’un immense parc.
A ce stade, nous ne savons pas si le défi de la belle organisation sera relevé et que les performances des différents athlètes seront des références pour la suite. Toutefois, nous sommes à même de noter qu’après celui de la cérémonie d’ouverture, Londres a déjà relevé le défi des Jeux olympiques compatibles avec le développement durable.
@Image importée de Flickr.com, et prise Par Panasonic UK
Sida, une maladie à visage de (jeune) femme en 2012
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L’éradication du sida est à portée de main. Tel est certainement l’un des messages clés et optimiste qui ressort de la 19e Conférence Internationale sur le sida, conférence qui se déroule à Washington et qui prend fin ce vendredi 27 juillet 2012. Cela dit, et même si le dernier rapport de l’ONUSIDA note un ralentissement de la propagation de la maladie avec 34,2 millions de personnes vivant avec le VIH en 2011, de nombreuses inquiétudes subsistent. Au nombre de celles-ci figure en bonne place la forte féminisation de l’épidémie, surtout chez les jeunes de 15 à 24 ans.
Selon l’ONUSIDA, « environ 4,9 millions de jeunes gens sont atteints de VIH, 75 % d'entre eux vivant en Afrique subsaharienne. Au niveau mondial, les jeunes femmes ayant entre 15 et 24 ans restent le groupe le plus à risque au regard du VIH, et on estime que 1,2 millions de filles et de jeunes femmes ont été nouvellement infectées en 2011 », sur les 2, 2 millions enregistrés au total. Autrement dit, «* • Environ 63 % des jeunes (15 à 24 ans) vivant avec le VIH sont des jeunes femmes ;
• À l’échelle mondiale, les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont les plus vulnérables à l’infection à VIH, avec des taux d’infection deux fois plus élevés que chez les hommes de la même classe d’âge. »*
A ce tableau déjà noir, cette organisation onusienne note que « seulement 24 % des jeunes femmes et 36 % des jeunes hommes répondaient correctement à cinq questions qui leur étaient posées concernant la prévention et la transmission du VIH, selon les enquêtes en population les plus récentes menées dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. »
Et pour finir de nous convaincre, l’ONUSIDA nous informe que le VIH est la principale cause de décès des femmes en âge de procréer. Il y a-t-il besoin d’expliquer encore qu’en 2012, le sida a un visage de femme.
Selon Le Figaro, « globalement, les femmes ont un plus grand risque que les hommes d'être contaminées par le virus lors de rapports hétérosexuels sans préservatif. Dans de nombreux pays, notamment ceux en développement et à revenu intermédiaire, elles ne sont pas en mesure d'exiger que leur partenaire utilise un préservatif et elles sont aussi plus souvent victimes de rapports sexuels forcés. Par ailleurs, des facteurs biologiques liés à la fragilité de la muqueuse vaginale facilitent la contamination par le VIH, auxquels s'ajoute une concentration du virus plus élevée dans le sperme que dans les sécrétions vaginales. »
Quant à Geeta Rao Gupta, Directrice adjointe de l'Unicef, citée par le site canadien Lapresse.ca, elle constatera que « ces chiffres reflètent des normes sociales largement répandues qui perpétuent l'inégalité entre les deux sexes et des coutumes nuisibles telles que le mariage forcé de très jeunes filles, la prostitution, et la violence sexuelle, accroissant la vulnérabilité des adolescentes. » Celle-ci ajoute ainsi que « des progrès substantiels ont été néanmoins accomplis ces dernières années mais la tâche est loin d'être réalisée quand les taux d'infection restent élevés de façon persistante parmi les adolescents, surtout les filles ».
Et comme le note Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA « l’égalité entre hommes et femmes doit être au cœur de nos actions. Ensemble, dynamisons la riposte mondiale au sida en faisant progresser l’égalité entre hommes et femmes. » Tel est assurément l’une des conditions pour arriver rapidement à une génération sans sida.
© UNICEF/NYHQ2011-1318/Marco Dormino - Haiti, 2011
PlanetSolar : l’économie verte est-elle un leurre ?
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En juin dernier, la communauté internationale a célébré la Journée mondiale de l’environnement. A cette occasion, nous avions publié une contribution sur notre blog pour marquer la célébration de l’édition 2012 de cette journée articulée autour du thème « Économie verte : en faites-vous partie ? ». Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), «une économie verte peut être définie comme une économie possédant les caractéristiques suivantes: de faibles émissions de CO2, une gestion durable des ressources, et qui est socialement inclusive».
Dans notre article, nous avons relevé que « l’une des conséquences de cette mutation vers l’économie verte serait une croissance du revenu et de l’emploi grâce à des investissements publics et privés qui ciblent une réduction des émissions de carbone et de la pollution. Selon une étude réalisée par l’Initiative pour une Economie Verte (IEV), la conversion à une économie plus respectueuse de l’environnement pourrait générer de 15 à 60 millions d’emplois supplémentaires à l’échelle mondiale au cours des vingt prochaines années et sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté.»
La présente vidéo, qui se rattache à la belle expérience du PlanetSolar, vient nous démontrer encore plus que le pari d’économie verte peut être relevé. En effet, ce bateau de 30 mètre vient d’effectuer le tour du monde grâce à l’énergie fournie pless532 m2 de panneaux solaires. Pas une seule goutte d’essence n’a été utilisée pour ce voyage !
Selon un article publié sur le site de Dailygeekshow.com d’où nous tirons la présente information, « en septembre 2010, 5 personnes embarquent à bord et prennent le large, dans le but de promouvoir les énergies renouvelables partout dans le monde. Challenge réussi pour le PlanetSolar, puisqu’il est arrivé à bon port le vendredi 4 mai, à Monaco, après 584 jours de navigation et plus de 60 000 km parcourus. Il a traversé l’Atlantique, le canal du Panama ou encore le Pacifique et le canal de Suez, tout en restant le plus proche possible de l’équateur pour avoir un ensoleillement maximum. »
Voilà donc une autre preuve de ce que notre détermination, notre sens de la créativité et notre engagement pour un développement durable peuvent valablement nous permettre de réaliser la mutation vers une économie verte.
Sida 2012 : mobilisation mondiale pour éradiquer le VIH
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Depuis ce dimanche 22 juillet 2012, Washington (Etats-Unis) accueille la Dix-neuvième Conférence Internationale sur le sida. Ce sont plus de 25 000 délégués venus d’au moins 190 pays, qui sont rassemblés jusqu’au 27 juillet prochain dans un but bien précis : créer une mobilisation mondiale pour éradiquer le VIH.
Avant le début de cette conférence de haut niveau, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) avait publié un nouveau rapport intitulé «Ensemble nous vaincrons le sida». Celui-ci montre que le montant des fonds nationaux consacrés à la lutte contre le VIH a dépassé celui des investissements internationaux. Dans un communiqué publié sur son site, l’ONUSIDA relève que pendant que les financements internationaux sont restés globalement stables, 81 pays ont augmenté de plus de 50 % leurs investissements nationaux consacrés au sida entre 2006 et 2011. Dans ce contexte, l'ambassadeur Eric Goosby, coordinateur pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida indique qu’"il est évident que ce n'est pas le moment de ralentir les efforts déployés au niveau international pour lutter contre le sida. Il faut au contraire tirer profit des progrès accomplis pour enfin aboutir à une génération sans sida".
Le renforcement de l’engagement de la communauté internationale s’impose dès lors que les défis restent encore importants. Selon l’ONUSIDA, en 2011, 34,2 millions de personnes vivaient avec le VIH (PVVIH), dont 2,5 millions étant des nouveaux infectées par le VIH pour cette dite année. Pis, les jeunes de 15 à 24 ans représentent 40 % des nouvelles infections à VIH chez les adultes (15 ans et plus).
L’Afrique subsaharienne reste la partie du monde la plus touchée par cette épidémie : 23,3 millions des PVVIH (soit plus de 6% des données mondiales), et 91 % des 3,4 millions d’enfants de moins de 15 ans infectés y résident.
En plus, si cette région a enregistré les progrès les plus spectaculaires en termes de nombre de personnes bénéficiant de traitement (augmentation de 19 % en 2010-2011 à 56 % des éligibles), l’Afrique connaît une hausse de la résistance aux traitements antirétroviraux. Selon Jeune Afrique, « en Afrique orientale, la résistance a cru au rythme de 29% par an, pour atteindre une prévalence de 7,4% au bout de 8 ans contre 1% au départ. En Afrique australe, la croissance a atteint 14% par an, avec une prévalence passant de 1% à 3% au bout de six ans.»
Ainsi, pour éradiquer le Sida, l'Afrique a besoin de traitements plus efficaces et plus coûteux. En plus, il faudrait avoir un autre regard sur l’épidémie du sida en Afrique, car ce n’est pas uniquement une affaire de sexe.
Sur l’espace Agence de presse Francophone qu’elle a initié pour permette aux francophones de suivre la Conférence de Washington, l’Association française Sidaction présente la position de l'économiste américaine Eileen Stillwaggon.
Pour celle-ci « l'étude de la sexualité en Afrique, et de son rapport avec le VIH, est encore largement marquée par un imaginaire hérité de l'époque coloniale. Ainsi les recherches visant à identifier les principaux moteurs de l'infection en Afrique sub-saharienne se sont surtout concentrées sur des hypothèses (début précoce d'activité sexuelle, nombre de partenaires, fréquence élevée de relations sexuelles simultanées) en lien avec une sexualité supposée surdéveloppée et « hors de contrôle » caractérisant les femmes, et surtout les hommes africains. Or, plusieurs études comportementales ont démontré qu'il n'en est rien, que ces comportements « à risque » ne sont pas plus répandus en Afrique qu'ailleurs.» Il faut plutôt arrêter d’ignorer le rôle jouer par d'autres «cofacteurs » comme le paludisme, le ver de Guinée qui rend des millions de femmes africaines plus vulnérables face au sida.
© UNICEF/NYHQ2012-0693/Susan Markisz -United States of America, 2012
"J’aurais préféré un vaccin contre la malbouffe"
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L’obésité est un problème de santé publique dans plusieurs pays aujourd’hui. Aux Etats-Unis, avec une prévalence de plus d’une personne sur trois touchée par ce phénomène, la situation est très préoccupante au point que les autorités, à tous les niveaux, se mobilisent. Ainsi, en plus des autorités politiques fédérales et locales qui tentent de proposer des pistes de solutions afin d’endiguer ce mal (nous avons l’exemple récent du Maire de New York qui veut interdire les sodas de plus d'un demi litre), c’est la First Lady en personne, Michelle OBAMA, qui s’est engagée depuis quelques années dans la lutte contre l’obésité chez les enfants et les adolescents particulièrement. Le combat est donc engagé à tous les niveaux.
Dans cette même dynamique, voici quelques jours, le site Lexpress.fr publiait un article dans lequel nous lisions que des scientifiques américains se sont lancés dans la recherche d'un vaccin contre l'obésité.
En effet, selon cet article, « le projet vient du constat que l'hormone de croissance associée à une protéine (IGF-1) accélère le métabolisme. Comprendre: dans un monde parfait ces deux molécules entraineraient une perte de poids. Mais en réalité, la présence d'une hormone appelée "somatostatine" bloque leur action. Les scientifiques ont donc voulu neutraliser ses effets. Pour ce faire, ils ont modifié la formule de la somatostatine et l'ont injecté aux souris. Leur organisme a ainsi pu produire des anticorps pour neutraliser l'hormone. Résultat: les souris vaccinées ont perdu de poids. »
Mais tout le monde n’applaudit pas des deux mains après cette annonce ; parmi ceux-ci figure Madame Cindy Laupen-Chassay, un professeur de biologie. Dans une tribune publiée par le Nouvel Observateur, elle note d’abord qu’il faut différencier le surpoids de l’obésité vu que le directeur de cette étude parle lui "d’épidémie du surpoids". En effet, « le surpoids est défini comme la situation anatomique des personnes dont l'Indice de Masse Corporelle se trouve entre 27 et 29,9. Par contre, on parle d’obésité quand l’IMC est supérieur à 29,9* », rappelle-t-elle.
Dans cette tribune, nous lisons également que « le professeur Czernikow, chef du service de nutrition à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, reste sur ses gardes par rapport à cette étude :
"Sur le plan de l’efficacité du traitement, l’étude met en avant une différence de seulement quelques grammes entre les souris vaccinées et le groupe placebo : est-ce suffisant au regard de la marge d’erreur possible ? Par ailleurs, ces recherches ne mentionnent pas de mesure de la glycémie (taux de sucre dans le sang) chez les souris traitées – or on sait que l’hormone de croissance peut la faire augmenter, avec un risque de diabète potentiel. Enfin, et c’est le principal, les souris traitées ont quand même gagné du poids in fine, même si c’est en proportion moindre." »
Bref, les choses ne sont pas (encore) si révolutionnaires qu’imaginées ! Mais la plus grande idée de cette tribune du professeur Cindy Laupen-Chassay réside certainement dans son incompréhension d’une telle orientation d’étude, malheureusement justifiée par des questions pécuniaires. Pour elle, « [l’obésité] est un réel problème de santé publique, voire la maladie du siècle, et donc aussi un business... J’aurais préféré un vaccin contre la malbouffe ! Mais là, pas sûre que les laboratoires s’y intéressent.»
© UNICEF/NYHQ1997-0056/Nicole Toutounji - United States of America, 1997
Pandémie du sida : bientôt la fin ?
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Dans quelques jours, du 22 au 27 juillet 2012, Washington DC, la capitale des Etats-Unis d’Amérique, accueillera la 19ème Conférence internationale sur le sida. Articulée autour du thème : "Renverser la tendance de la pandémie", cette conférence est présentée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme l’une des principales manifestations de l’année dans le domaine de la santé et du VIH dans le monde. Elle constitue, selon l’Association française Sidaction, une étape importante au cours de laquelle les orientations futures [seront] définies.
Comme pour annoncer cet évènement, nous avons certainement été nombreux à lire, mais aussi à être tenté de partager l’espoir, voire la conviction du Dr Anthony Fauci, éminent virologue américain selon laquelle la fin de la pandémie du sida est en vue.
En effet, dans une récente interview accordée à l’Agence Française de Presse (AFP), largement relayée, comme c'est le cas ici fr.msn.com, l’actuel directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) affirme que "nous commençons à réaliser qu'il est possible de réellement agir sur l'infection et de changer la trajectoire de la pandémie".
En plus de l’efficacité actuelle des antirétroviraux qui permettent à ceux qui les prennent de rester relativement en bonne santé, nous lisons dans cet article que ce virologue affirme que ce sont « les résultats d'essais cliniques publiés récemment, montrant l'efficacité de ces antirétroviraux pour prévenir le risque d'infection chez des sujets séronégatifs, qui laissent penser "qu'il est possible de fortement accélérer la diminution de nouvelles infections" ».
Et depuis ce 16 juillet 2012, les Etats-Unis se sont inscrit dans la position de précurseur. Selon le site Lavoixdunord.fr, «l'agence américaine des médicaments (FDA) a approuvé lundi la mise sur le marché de l'antirétroviral Truvada, premier traitement de prévention contre le sida destiné aux personnes à risque qui devrait contribuer, selon les autorités, à réduire les nouvelles infections. »
En effet, continue l’article, « le Truvada, pris quotidiennement, est destiné "à être utilisé à titre prophylactique avant un contact avec le VIH (virus de l'immunodéficience humaine), en combinaison avec des pratiques sexuelles sûres comme l'usage de préservatifs et d'autres mesures de prévention --dépistage régulier et traitement d'autres maladies vénériennes-- pour empêcher la transmission du virus chez des adultes à haut risque", a souligné l'agence ».
Déjà en mai dernier, le site de la chaîne de télévision française France 24 mentionnait que « le risque de contamination par le VIH est réduit en moyenne de 42 % avec le Truvada. S’il est autorisé par la FDA, le médicament deviendrait le premier traitement préventif contre le sida en s'adressant à la fois aux personnes séronégatives et aux porteurs du VIH ».
Mais dans ce même article le président de l’ASIGP-VIH, (Association de suivi et d'information des gays sur la prévention du VIH), qualifiait de “catastrophique” une éventuelle mise sur le marché du Truvada. Pour ce dernier, “après des années de combat pour éduquer la population à se protéger, ce médicament va les pousser à abandonner le préservatif”.
Un travail de sensibilisation et de vigilance s’impose donc aux Etats-Unis, et dans les pays qui autoriseront prochainement ce mode préventif qui, il faut le savoir, aura un coût financier non négligeable. Sans oublier que l’atteinte de la fin de cette pandémie du sida passe également par le renforcement des interventions d’aujourd’hui afin de continuer à réduire le nombre de nouvelles infections pour atteindre l’objectif de Zéro.
© UNICEF/NYHQ2011-1326/Marco Dormino -Haiti, 2011
La baisse de la fécondité, une bonne chose pour l'Afrique
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Les 4 et 5 juillet 2012, s’est tenue à Tunis (Tunisie), une réunion de haut niveau entre les ministres des finances et de la santé, ou leurs représentants, des 54 Etats du continent africain sur le thème "Valeur de l’argent, durabilité et responsabilité". Organisée par la Banque Africaine de Développement (BAD) et ses autres partenaires pour l’Harmonisation de la Santé en Afrique (HHA), cette conférence a été marquée par des interventions sur l’importance du planning familial en Afrique. Il en ressort que le déclin de la fertilité est la clé pour capturer le dividende de la démographie en Afrique.
Selon un article publié sur le site de la BAD, «l’Afrique subsaharienne compte aujourd’hui un milliard d’habitants et la rapide croissance de sa population fait penser qu’elle en comptera 2,3 milliards en 2050. Cette région ne pourra bénéficier du doublement de la taille de sa population qu’à la condition qu’elle sache en recueillir le dividende démographique».
Cet article explique en effet que « le dividende démographique se produit lorsque la plus grande proportion fait partie du groupe de ceux en âge de travailler et la proportion de ceux dans les groupes d'âge à charge (les enfants et les personnes âgées) est plus petit. La productivité de ceux qui sont en âge de travailler contribue à la croissance économique. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent contribuer au dividende démographique en Afrique mais la clé de ces facteurs réside dans le déclin de la fertilité. C’est seulement lorsque le taux de fertilité décroît, ce qui permettra une réduction du nombre des personnes dépendant des populations en âge de travailler, qu’il y aura une baisse du taux de dépendance.»
Cela dit, le tableau n’est pas si noir partout sur le continent. En effet, « bien que l’Afrique subsaharienne ait le taux de fertilité le plus élevé au monde (5,1), plusieurs pays de cette région sont en pleine transition avec des dynamiques de fertilité sans précédent. Ces dernières années, les taux de prévalence contraceptive, spécialement pour ce qui est des méthodes contraceptives modernes, ont largement augmenté au Malawi, en Namibie, au Rwanda, en Tanzanie, en Zambie et au Zimbabwe », note l’article de la BAD.
Après avoir ajouté qu’il reste toutefois encore beaucoup à faire pour améliorer le recours au planning familial afin d’accélérer la baisse de la fécondité dans la région, le texte publié sur le site de cette banque panafricaine continue en mentionnant que « dans les prochaines années, un accent plus important est nécessaire afin d’améliorer l’étendue et la qualité des programmes de planning familial afin de gérer au mieux les besoins en santé de la reproduction des populations jeunes. Indiscutablement, cela va accélérer l’apparition du dividende démographique qui conduit à améliorer le développement humain et une croissance économique plus rapide dans la région ».
Voici qui est clair dans un contexte africain qui connait une crise humanitaire au Sahel (avec plus de 17 millions de personnes exposées à un risque de famine), et un autre qui persiste dans la Corne du continent.
© UNICEF/UGDA01991/Roger LeMoyne -Uganda, 2007
Est-il rentable de faire des études? La question se pose aujourd'hui
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Problème : fraîchement émoulus de leurs universités, les Américains ne parviennent pas à rembourser leurs prêts universitaires. Au 31 mars, le total des sommes empruntées s'élevait à 904 milliards de dollars. Les prêts étudiants sont ainsi devenus le deuxième poste d'endettement des ménages américains en 2010, derrière les emprunts immobiliers, mais devant les emprunts contractés par carte de crédit.
Depuis quelques mois, nous avons tous, enfin quasiment tous certainement, entendu parler du "Printemps érable" qui touche le Québec, un mouvement d'étudiants contestataires. Comme le rappelle Le Point, le 20 février 2012, le gouvernement québécois décide d'augmenter les frais de scolarité de 82 % sur sept ans. Les étudiants s'indignent et prônent la grève générale pour contester cette décision. Depuis lors, et malgré les actions et autres initiatives des autorités, comme cette loi visant à restreindre le droit de manifester, ce mouvement de contestation étudiant devenu au fil des semaines le "mai 68 québécois", comme le qualifie Courrier International, résiste même si on en parle un peu moins actuellement.
Nous inscrivant dans la logique de l’expression des difficultés des étudiants qu’exprime aussi ce "Printemps érable", nous venons partager avec vous cet article du quotidien Le Monde qui pose la question de savoir si les prêts étudiants aux Etats-Unis ne sont pas les nouveaux "subprimes", à l’origine de la crise financière de 2008 ?
En effet, nous y lisons que « l'endettement atteint un tel point que certains n'hésitent plus à encourager les jeunes à... ne pas faire d'études. "Il faut arrêter de faire des études par automatisme, s'interroger sur leur but. Les études sont devenues une façon d'éviter de se demander ce qu'on veut faire", estime ainsi l'un de ces nouveaux apôtres de l'école de la vie, Peter Thiel, créateur du site de paiement en ligne PayPal. Il n'hésite pas à parler de "bulle" et à comparer cet investissement au secteur immobilier, anéanti par la déflagration des "subprimes" en 2007. »
Mais globalement, se pose la question de savoir si les étudiants peuvent, sinon doivent avoir un mot dire dans le débat du contrôle des coûts de leurs études ? Vos commentaires sont attendus.
Sahel : « On ne peut laisser un million d'enfants mourir de faim sous nos yeux », selon Angélique Kidjo
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Face à la crise humanitaire qui frappe le Sahel et entraîne la mobilisation de biens des acteurs pour éviter une (autre) catastrophe humaine, les ambassadeurs itinérants de l’UNICEF se mobilisent fortement. Parmi eux figure Angélique Kidjo, une artiste de renommée internationale qu’il n’est vraiment pas besoin de présenter.
Elle a enregistré un message public d'intérêt général pour encourager l'opinion publique à donner pour la campagne de l'UNICEF. Celle-ci vise à lever 238 millions de dollars US afin de pouvoir répondre à la crise nutritionnelle qui afflige l'Afrique de l'Ouest et centrale, où la sécheresse met en danger des millions de familles. Près de 93 millions de dollars US ont été collectés jusqu'ici.
La grande conviction qu’Angélique Kidjo veux partager avec nous est qu’"On ne peut laisser un million d'enfants mourir de faim sous nos yeux".
Selon l’UNICEF, « on estime que 18 millions de personnes dans neuf [Ndlr, pays] sont affectées par la crise, qui a été précipitée par des sécheresses successives et la grimpée des prix des denrées alimentaires. Le conflit au Mali a déplacé des centaines de milliers de personnes, ajoutant aux pressions sur les familles ». Déjà, dans l’une de nos précédentes contributions, nous avons donné certains détails pour expliquer pourquoi la région du Sahel est une zone aussi vulnérable.
Au nombre de ses nombreuses actions auprès des populations touchées, en synergie avec les différents gouvernements des Etats touchés par cette crise humanitaire au Sahel et avec les autres partenaires engagés sur le terrain, il faut noter que l'UNICEF vient de lancer la plus grande opération jamais menée contre la malnutrition au Tchad.
A la fin de ce message, Angélique Kidjo note que « la population du Sahel demeure pleine de ressources et de courage, malgré des années de difficultés effroyables. Mais elle a besoin qu'on l'aide d'urgence ». Et la contribution de tous est nécessaire.
Soudan du sud : un an après l’indépendance, la fragilité de l’Etat reste forte
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Le 9 juillet 2011, après un peu plus de 30 ans de guerre ayant conduit à au moins 2 millions de morts et 5 millions de déplacés, le Soudan du Sud est devenu un Etat indépendant du Soudan. Mais à quelques jours du premier anniversaire, la paix reste absente, les infrastructures se font attendre et les populations demeurent vulnérables.
Déjà en avril 2012, le quotidien Le Monde mettait en exergue les risques de conflits qui persistent entre le Soudan et le Soudan du Sud ; et ce pour au moins trois raisons:
« Le premier contentieux est celui de la délimitation des frontières. Le référendum n'a pu être organisé à Abyei. Il reste des espaces pétrolifères contestés tels Heglig».
Ensuite vient la question des droits des populations. « L'indépendance du Soudan du Sud a conduit à des questions non résolues en terme de nationalité et de citoyenneté, de demandes d'asile pour des apatrides, dans un contexte où les populations sont largement métissées, mobiles et sont déplacées ou réfugiées suite aux conflits. »
A ces deux premiers s’ajoute un troisième contentieux qui « concerne la gestion et le partage des revenus pétroliers. Sur 500 000 barils jour, 400 000 sont produits par le Soudan du Sud. Aucun accord n'a été trouvé pour favoriser une coopération entre le Sud disposant des réserves et le Nord possédant les raffineries et l'oléoduc vers Port- Soudan. Les deux Etats ont pourtant un besoin impératif de coopérer, du moins pour le Soudan du Sud tant que l'oléoduc allant vers Lumu au Kenya n'aura pas été construit et que des raffineries ne seront pas installées. »
Cette situation a entraîné des mouvements de population, un bouleversement des moyens de subsistance (notamment l’agriculture), et une augmentation des besoins d’aide d’urgence.
Selon la Représentante de l’UNICEF au Sud-Soudan, Yasmin Haque, « les enfants sont les premières victimes : le taux de malnutrition aiguë globale dépasse le seuil d’urgence de 15% dans plusieurs régions, et au total, on estime à 600 000 le nombre d’enfants menacés par la malnutrition en 2012. Dans ce contexte d’insécurité et de déplacements de population, on observe également des violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes ainsi que le recrutement d’enfants par des groupes armés, des enfants qui se retrouvent séparés de leurs parents…».
En plus, Action Contre la Faim note qu’un enfant meurt sur huit avant l’âge de 5 ans et regrette que malgré que l’eau soit en excédent, son accès est problématique en termes de qualité et de répartition dans le pays.
Pour Yasmin Haque, « la clé, pour les enfants du Sud-Soudan, c’est la santé, l’éducation, et la lutte contre la malnutrition. Si nous n’avançons pas dans ces domaines, le pays sera au même point dans 15 ou 20 ans ». Les besoins sont nombreux et immenses, mais pas suffisants pour décourager les humanitaires sur le terrain.
Ainsi, vu que le Soudan du Sud est un pays où les maladies d'origine hydrique sont trop fréquentes à cause d’indicateurs en matière d'eau et d'assainissement parmi les plus faibles du monde, l'UNICEF est à pied d'œuvre avec ses partenaires et le gouvernement pour veiller à ce que les services d'eau, d'hygiène et d'assainissement ainsi que l'enseignement des principes d'hygiène soient disponibles dans les écoles. Cette synergie d’action se voit également dans l’amélioration des services de vaccination, tel que contre la poliomyélite. A Cela s’ajoute bien sûr les distributions d’eau potable, de produits d’hygiène, d’aliments thérapeutiques pour les enfants menacés par la malnutrition et autres soutiens.
Un an après son accession à l’indépendance, le Soudan du Sud demeure sous perfusion, et certainement pour un peu longtemps encore, car il faudra donner aux enfants de ce pays « les opportunités et l’environnement pour qu’ils puissent vivre et grandir dans les meilleures conditions ! »
© UNICEF/NYHQ2012-0147/Brian Sokol - South Sudan, 2012
Tombouctou, la martyre que nous devons sauver
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« Même le prophète (Mahomet) lui-même allait visiter les tombes et les mausolées. C’est de l’intolérance ».
C’est entre autres par ces mots que l’Association des leaders religieux du Mali a condamné ce qu’elle appelé à juste titre « le crime de Tombouctou ». En effet, après la destruction de sept des seize mausolées de saints musulmans, les islamistes qui contrôlent actuellement le nord du Mali se sont attaqués ce lundi 2 juillet à la porte en bois de la mosquée Sidi Yahia, datant du XVe siècle. « Ils sont venus avec des pioches, ils ont commencé par crier +Allah+ et ils ont cassé la porte. C’est très grave. Parmi les civils qui regardaient ça, certains ont pleuré », note un ancien guide touristique de la ville et témoin de la scène, dont les propos sont rapportés par le site Maliweb.net. Malheureusement, cette destruction du patrimoine religieux et sacré fait craindre celle de la mémoire du pays, à travers ces dizaines de milliers de manuscrits anciens dans la ville mythique de Tombouctou.
Surnommée "la cité des 333 saints", Tombouctou est classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988. « Fondée entre le XIe et le XIIe siècle par des tribus touarègues, Tombouctou devient rapidement un grand centre intellectuel et une cité marchande prospère pour les caravanes. Au XVe siècle, une université et plus de 180 écoles coraniques se construisent, accueillant jusqu'à 25 000 étudiants. Les savants affluent, des copistes sont engagés à plein temps pour prendre en note leurs enseignements », selon un article du Monde.
Datant des 12e et 13e siècles, mais également des 18e ou 19e siècles en prenant en compte des copies plus récentes, les manuscrits de Tombouctou sont des textes rédigés en Arabe ou en Peul recopiés sur des omoplates de chameaux, des peaux de moutons, de l'écorce et parfois du papier ramené d'Italie. Ces manuscrits sont conservés à l'Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba (Ihediab), à Tombouctou, dans des bibliothèques privées, et même dans le secret des maisons, sous la surveillance des anciens. 30 000 de ces manuscrits seraient conservés à l'Ihediab. Cependant, en 2008, le journaliste Jean-Marie Hosatte affirmait dans les colonnes du Figaro Magazine que ce serait près de 200 000 livres qui seraient cachés à Tombouctou et dans les villages alentours.
Toujours selon Le Monde, la communauté internationale à vraiment raison de s'inquiéter pour cette collection de manuscrits anciens. « Certes, ces textes parlent d'islam, mais aussi d'astronomie, de musique, de botanique, de généalogie, d'anatomie... autant de domaines généralement méprisés, voire considérés comme "impies" par Al-Qaida et ses affidés djihadistes ».
Selon Jeune Afrique, cité pas plusieurs sites d’informations, 8000 de ces textes auraient été transférés en lieux sûrs par des collectionneurs privés. Cela dit, et même si aucune menace particulière n’a encore été proférée contre les bibliothèques de Tombouctou, le contexte actuel constitue un réel danger pour elles.
Ainsi, après avoir condamné ces actes de destruction, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a demandé au Directeur général de l'UNESCO de créer un fonds spécial pour aider le Mali à la conservation de son patrimoine culturel. Un appel a également été lancé à tous les États Membres de l'UNESCO et surtout de l'Organisation Islamique pour l'Education, la Science et la Culture (ISESCO), ainsi que l'Organisation de coopération islamique (OCI) à fournir des ressources financières à ce fonds.
Au-delà, il est clair que nous devons tous nous mobiliser, chacun à son niveau, car Tombouctou n’appartient pas qu’au Mali. Cette ville est la richesse de toute l’humanité et donc nous n’avons pas l’option de la passivité et de l’indifférence. Absolument pas !
© UNICEF/NYHQ2009-2432/Giacomo Pirozzi - Mali, 2009
Maladies tropicales négligées : brève présentation de 3 d’entre elles
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Nous le notions précédemment, l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) vient de publier un rapport appelant à sortir les maladies tropicales négligées (MTN) de l’oubli. Ce document note que depuis plus de 25 ans, MSF s'engage activement dans la lutte contre un lot de trois MTN : la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine, ou THA), la leishmaniose viscérale (LV, également connue sous le nom de kala-azar) et de la maladie de Chagas (ou trypanosomiase américaine).
Ce sont des infections parasitaires mortelles qui ont des insectes pour vecteurs, qui affectent des centaines de milliers de personnes sur quatre continents, qui sont concentrées dans des zones géographiques limitées et qui touchent des groupes spécifiques.
Après la partie "présentation", nous vous proposons des extraits de ce rapport consacré aux caractéristiques spécifiques de ces MTN.
La leishmaniose viscérale (LV) ou kala-azar
Deuxième cause de décès par infection parasitaire (après le paludisme), elle est caractérisée par une fièvre prolongée, une perte de poids, une augmentation du volume de la rate, de l'anémie et une immunosuppression.
MSF montre également que la LV et le VIH (virus du sida) sont étroitement liés ; la LV étant l'une des infections opportunistes du sida de stade 4 les plus difficiles à traiter. Ils attaquent tous deux l’immunité à médiation cellulaire et s'entretiennent l'un et l'autre dans une spirale destructrice. Ainsi, en Éthiopie, 20 à 40 pour cent des patients infectés par que la LV sont également infectés par le VIH.
Depuis 1988, MSF a traité plus de 100 000 patients atteints de LV, principalement au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie, au Kenya, en Somalie, en Ouganda, en Inde et au Bangladesh.
Maladie de Chagas (trypanosomiase américaine)
La maladie de Chagas est une maladie parasitaire causée par le Trypanosoma cruzi et transmise principalement par des insectes appelés triatomes, également connus sous les noms de « vinchuca » ou « kissing bug ». La maladie est endémique dans 21 pays d'Amérique latine et associée à l'exclusion socio-économique. Des cas ont également été signalés en Europe, aux États-Unis et au Japon. Elle est souvent appelée « maladie invisible », car la plupart des patients ne présentent aucun symptôme.
La majorité des 8 à 10 millions de personnes atteintes de la maladie de Chagas sont pauvres et vivent dans les régions rurales d'Amérique latine. Depuis 1999, MSF a offert un dépistage à plus de 80 000 personnes et a traité plus de 4 160 patients. L’organisation intervient au Mexique, en Colombie, en Bolivie et au Paraguay.
Trypanosomiase humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil
La trypanosomiase humaine africaine (THA ou maladie du sommeil) est une maladie parasitaire d’Afrique sub-saharienne transmise aux humains par la mouche tsé-tsé.
La maladie suit deux stades. Fièvre, maux de tête et douleurs articulaires prédominent au cours du premier stade. Le second stade, dit neurologique, se produit lorsque le parasite franchit la barrière hémato-encéphalique et envahit le système nerveux central. La maladie progresse vers le sommeil diurne, l'insomnie nocturne, la détérioration mentale et, finalement, le coma. En l’absence de traitement, la maladie est mortelle.
Dans ce rapport, MSF note que l'épidémiologie de la THA à Trypanosoma brucei gambiense, l’une des deux sous-espèces de parasites, est étroitement liée aux conflits. L'instabilité politique et l'action militaire perturbent souvent les activités de lutte contre la THA. En outre, les déplacements internes ou les migrations transfrontalières de collectivités peuvent exposer la population déplacée aux piqûres des mouches tsé-tsé et à la THA, voire déclencher de nouveaux foyers ou réactiver d'anciens foyers, si les personnes déplacées sont porteuses du parasite et si les mouches tsé-tsé sont présentes.
Entre 1986 et juin 2011, 23 programmes de MSF dans sept pays (dont le Tchad, la République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, le Soudan du Sud) ont permis de dépister près de 3 millions de personnes et de traiter environ 50 000 patients.
© UNICEF/NYHQ2001-0434/Claudio Versiani-Brazil, 2001
Sortons les maladies tropicales négligées de l’oubli !
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Pourquoi les Maladies Tropicales Négligées (MTN) sont-elles négligées ? Et que faire pour une meilleure prise en compte dans les systèmes de santé des pays touchés ? Voici un ensemble de questions auxquelles tente de répondre un récent rapport publié par Médecins Sans Frontières, intitulé "Sortir de l’oubli - Lutter contre la leishmaniose viscérale, la trypanosomiase humaine africaine, la maladie de Chagas et les autres maladies négligées".
La Voix des Jeunes a lu ce rapport pour vous. Mais avant de revenir prochainement sur les caractéristiques spécifiques des trois MTN sur lesquelles a travaillé principalement Médecins Sans Frontières (MSF) ces 25 dernières années, nous venons partager avec vous la présentation générale faite dans ce rapport.
Déjà dans l’avant-propos de ce rapport, le Dr Unni Karunakara, Président international de MSF, note que « bien qu'elles affectent des millions de personnes et entraînent des milliers de décès chaque année, [les maladies tropicales négligées (MTN)] attirent peu l'attention des entreprises pharmaceutiques, des décideurs ou des médias ». Ainsi, à travers la publication de ce rapport, MSF veut « montrer les conséquences de ces maladies sur des populations qui vivent loin des projecteurs et qui, en raison de la pauvreté et de l'isolement, ne peuvent se faire entendre d'elles-mêmes. »
De manière générale, les maladies tropicales négligées (MTN) sont des infections les plus courantes chez les personnes qui vivent avec moins de 2 dollars par jour, tuent environ 534 000 personnes chaque année et forcent un grand nombre de patients à dépenser beaucoup trop de temps, d'argent et d'énergie pour maintenir un semblant de vie normale et active.
En plus du fait qu’elles et les personnes qui en souffrent « ne reçoivent pas l'attention, les moyens, ou la recherche et le développement qui s’imposent », ce qui conduit à une marginalisation encore plus importante, les MTN se caractérisent par « un nombre limité d'outils diagnostiques et de traitements disponibles ». Toutefois, MSF estime que « cette pseudo-déficience ne signifie pas que rien ne peut ou ne devrait être fait dès aujourd'hui ».
En parcourant la partie présentation de ce rapport, nous lisons que « l’une des raisons pour lesquelles ces maladies demeurent négligées est qu'elles ne constituent pas un marché lucratif pour les entreprises pharmaceutiques. Ces dernières dirigent ailleurs leurs efforts en Recherche & Développement. En conséquence, les médicaments et les tests diagnostiques disponibles pour la leishmaniose viscérale (LV), la maladie du sommeil (THA) et la maladie de Chagas sont pour la plupart obsolètes, et leur approvisionnement est constamment en danger parce que trop peu d'entreprises les produisent. »
Pour tenter d’inverser cette situation, MSF à créé en 2003 l’Initiative Médicaments pour les Maladies Négligées (Drugs for Neglected Diseases initiative - DNDi) avec plusieurs partenaires dont la Fondation Oswaldo Cruz (FIOCRUZ) du Brésil et l’Institut pour la recherche médicale du Kenya (KEMRI). L’objectif étant de développer de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements pour les maladies transmissibles les plus négligées.
Afin d’inscrire dans la durée les effets positifs des nouvelles méthodes et les nouveaux médicaments introduits récemment, MSF considère qu’une forte volonté politique est nécessaire pour augmenter le financement des programmes et stimuler davantage l'innovation.
Ainsi, « il demeure nécessaire dans l’immédiat de mettre en œuvre et de soutenir des plans globaux de lutte contre les MTN dans les pays endémiques, en mobilisant davantage de ressources nationales et d’aide internationale ». Et à moyen terme, « les États membres de l'ONU devraient s'engager pleinement dans [le processus pour un nouveau cadre mondial sur la Recherche&Développement] afin de s'assurer que l'instrument créé est capable de surmonter les lacunes actuelles en matière de financement et de coordination de la Recherche&Développement. »
© UNICEF/NYHQ2009-0831/Graeme Williams-Congo, Republic of the, 2009
Solidays 2012, Embrassez vos envies
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C’est ce vendredi 22 juin que débute le week-end de la solidarité avec le Festival Solidays, édition 2012. Jusqu’au dimanche 24, c’est un mélange de musique et de temps forts qui attend les festivaliers : 80 concerts contre le sida avec une programmation rock et sexy (de Birdy Nam Nam à Shaka Ponk et Garbage en passant par Tinariwen, Tiken Jah Fakoly, Amadou et Mariam, Ben Howard ou Anthony Joseph and the Spasm Band ….), mais aussi un village associatif avec plus de 100 associations présentes, une exposition de sensibilisation et de prévention, et un forum pour les débats d’idées et les rencontres, des temps pour rendre hommage (Hommage aux associations) ou pour se recueillir (Cérémonie du Patchwork des noms, en hommage aux personnes décédées du sida).
Comme le notait Hélène Roger, Responsable des programmes internationaux de Solidarité Sida, dans une interview qu’elle a accordée à notre blog, « Solidays, c’est avant tout un festival pas comme les autres et un grand événement de sensibilisation. Un moment de communion et de partage, entre jeunes et moins jeunes, autour d’un même combat : la lutte contre le sida. Il y a 14 ans, c’était un choix audacieux d’organiser un festival de musique autour de cette cause. Aujourd’hui, force est de constater que Solidarité Sida a fait de cette initiative un véritable succès qui a su allier originalité et militantisme. »
Et La Voix des Jeunes apporte bien volontiers sa petite contribution pour une meilleure communication autour de cet évènement de la Solidarité contre le sida.
Des solutions pragmatiques, notre principale attente de Rio+20
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La très attendue Conférence Rio+2012 a officiellement ouvert ses portes ce mercredi 20 juin 2012. Au-delà de tous les mots et autres professions de foi, notre principale attente demeure cette conférence doit déboucher le 22 juin sur des solutions pragmatiques pour donner plus de chances de réussite au développement durable qui s’impose aujourd’hui plus qu’hier, vingt ans plus tôt. Et la présente vidéo du projet "la parole des jeunes à Rio+20" dont 13 membres ont fait le voyage de Rio vient nous conforter encore plus dans notre idée que ce n’est pas la quantité des résolutions qui nous intéresse, mais la qualité des pistes de solutions à la fois courageuses et pragmatiques qui seront convenues entre les différents Chefs d’Etat où de gouvernements présents sur place. Mais les choses risquent d’être difficiles.
Déjà hier, François Hollande, le Président français, a relevé des insuffisances dans le projet de déclaration finale, selon le site de RFI. D’abord il aurait ainsi souhaité la création d’une agence spécialisée des Nations Unies sur l’environnement ; mais la décision n’a pas été prise à Rio. Le deuxième regret du président français de la République concerne la question des financements innovants, qui n’a pas vraiment avancé. François Hollande a donc fait part à Rio de sa volonté de suivre avec attention le dossier de la taxe sur les transactions financières, et a pris l’engagement de consacrer une partie des revenus de cette taxe au développement, si elle était finalement créée.
Pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) « la clef du succès de Rio+20 ne réside pas seulement dans le document final, aussi important soit-il. Elle se trouve dans les idées, les inspirations, les contacts et les mesures qui viendront concrétiser les engagements que nous avons pris ou prendrons, au cours de la semaine prochaine et des semaines à venir ». Nous sommes de cet avis.
@pnud_es
«Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs»
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Ce mercredi 20 juin 2012, et ce jusqu’au vendredi 22 juin 2012, se tient à Rio de Janeiro, au Brésil, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement, connue sous la dénomination Rio+2012. Cette importante conférence sur le développement durable se présente à la fois comme un bilan de celle de 1992 mais aussi comme une nouvelle occasion pour réaffirmer une grande prise de conscience collective (celle que la terre est en danger) en proposant un nouveau dynamisme pour parvenir plus rapidement à un développement durable.
Notons que la Conférence de Rio 1992 a produit pas moins de 2500 propositions ; et il n’est pas besoin de noter que si beaucoup de choses ont été faites depuis lors, nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Il s’agira donc, pour cette fois-ci, de trouver et proposer des moyens un peu plus concrets et pragmatiques pour préserver la planète de plus en plus en souffrance.
Cette souffrance, l’ancien Président français, Jacques Chirac, fait partie de ceux qui ont eu à mieux la présenter ces dernières années. Le 2 septembre 2002, il prononça un important discours devant l’Assemblée plénière du troisième Sommet de la terre qui s’est tenu à Johannesburg (Afrique du Sud) du 26 août au 4 septembre 2002. Ce discours devint essentiellement célèbre grâce à un passage particulier, généralement résumé par les sept premiers mots:
« Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La Terre et l'humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables ».
Rio+2012, pour lequel près de 50 000 représentants des collectivités locales, syndicats, entreprises ou associations ont fait le déplacement, ne doit donc pas être un autre "sommet des bonnes volontés et des grands égoïsmes". Nous devons regarder « notre maison ». Mais apparemment, nous semblons regarder un peu encore ailleurs ; sinon comment comprendre que seul l’actuel Président français, François Hollande, soit l’un des rares dirigeants des grands puissances économiques a avoir fait le voyage de Rio : de grands leaders mondiaux comme le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président chinois Hu Jintao s’étant "excusés" (?).
Nous semblons également regarder ailleurs vu que l’argument de la crise économique est encore servi au cœur de bien de positions exprimées avant le début de cette conférence. Enfin, nous semblons regarder ailleurs dans la mesure où les 130 chefs d'Etat et de gouvernement attendus à Rio de Janeiro risquent de se contenter de se féliciter d'un accord adopté le 19 juin par les différents négociateurs, alors que la plupart des organisations non gouvernementales présentes à Rio le considèrent comme très décevant.
Vivement que Rio+2012 consacre un nouveau départ pour le développement durable car, comme le notait le président Chirac, « nous ne pourrions pas dire que nous ne savions pas. Prenons garde que le vingt-et-unième siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d’un crime de l’humanité contre la vie »
@UN_News_Centre
Quand les euros manquent, les Grecs comptent sur le "soleil"
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Tout le monde le sait. La Grèce traverse ces derniers mois une double crise politique mais surtout économique qui frappe de plein fouet la grande majorité de la population grecque. L'absence de liquidité est un gros problème et pourtant il faut manger, payer ses factures, s’habiller, ... bref, la vie continue de suivre son cours même si les choses ne paraissent plus normales pour beaucoup. On est donc en droit de se demander comment continuer à vivre dans ce contexte où l’argent manque ?
La présente vidéo, morceau choisi du Journal télévisé de 20h du 16 juin 2012 de la chaîne de télévision française TF1, nous donne une idée de la façon dont les Grecs (disons plutôt certains d’entre eux) se "débrouillent".
En effet, nous apprenons que des Grecs ont mis en place un système d’économie parallèle, le troc. L’idée serait partie d’une petite ville en 2011 où, pour faire face au manque d’euros, la monnaie légale dans le pays, une gérante d’une supérette de quartier a inventé le "Soleil", une monnaie fictive. Grâce au "Soleil", ce sont des séances d’acuponcture, des coupes de cheveux, des travaux de jardinage et biens d’autres services et besoins de la vie de tous les jours qui sont vendus et achetés sans débourser le moindre euro.
Cet exemple de monnaie fictive a fait son chemin depuis et une trentaine de villes en Grèce l’ont adoptée aujourd’hui.
Sans entrer dans aucune interprétation sur l’impact que pourrait avoir ce système sur l’économie générale du pays s’il venait à se généraliser à une échelle plus grande, analyse qui serait à certains points de vue complètement légitime et compréhensible, il n’empêche que ce système de solidarité mérite d’être souligné et relevé ici.
La survie de la mère peut également conditionner celle de l’enfant
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Comme nous le notions depuis quelques jours, l’UNICEF vient de lancer une campagne en faveur de la survie des enfants. Celle-ci, intitulée "S’engager pour la survie des enfants : une promesse renouvelée" vise à remobiliser les différents partenaires afin qu’ils puissent redoubler d’efforts pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement numéro 4 et 5, visant à réduire le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans à 20 pour 1000 naissances vivantes, voire moins.
Concrètement, nous passerions de 7,6 millions en 2012 à 4,5 millions, voire même 2 millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année, en 2035. L’atteinte de cet objectif permettrait ainsi de renforcer les efforts en direction des enfants les plus nécessiteux et les plus difficiles à atteindre partout dans le monde.
En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), "pour un enfant, le risque de décès est le plus élevé pendant la période néonatale, c’est-à-dire au cours des 28 premiers jours de vie. L’accouchement dans de bonnes conditions et des soins néonatals efficaces sont essentiels pour éviter ces décès. Environ 40% des décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent pendant la période néonatale".
Aujourd’hui, de plus en plus d’indices et éléments démontrent que la lutte pour la survie des enfants passe, sinon doit également passer par celle de sa mère.
Ainsi, le site IRIN note que l’une des clés pour lutter contre la mortalité néonatale serait de s’intéresser davantage à la santé de la mère et de se concentrer sur certaines maladies graves, mais curables. Dans un récent article, nous lisons qu’une étude de l’American Medical Association a montré qu’en Afrique Subsaharienne "les femmes prises en charge dans les cliniques prénatales étaient atteintes de paludisme, de maladies sexuellement transmissibles ou d’infections de l’appareil génital comme la syphilis, la gonorrhée, la chlamydia et les infections bactériennes ou parasitaires du vagin". Ainsi "si elles ne sont pas traitées, ces affections peuvent entraîner des fausses couches, des mortinaissances, des naissances prématurées et des insuffisances pondérales à la naissance".
Pour le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant (PMNCH) "la bonne santé de la mère et sa nutrition sont des facteurs jouant un rôle important pour la survie de l’enfant".
En effet, "les interventions et les stratégies pour améliorer la santé reproductive ainsi que la santé et la survie des mères, des nouveau-nés et des enfants sont étroitement imbriquées et doivent être fournies en appliquant une approche de continuité des soins. En associant ces interventions et en les incluant dans des programmes intégrés, on peut diminuer les coûts, favoriser une plus grande efficacité et éviter les duplications des ressources", note le site de ce partenariat.
Malheureusement, le site du PMNCH constate que "malgré la pléthore des connaissances, aucun consensus n’a vu le jour sur le meilleur moyen d’avancer de manière coordonnée pour progresser en vue d’atteindre les OMD". Il faut donc que les choses bougent sur ce plan.
© UNICEF/NYHQ2004-1418/Giacomo Pirozzi -Togo, 2004
La survie des enfants d’aujourd’hui, principale condition pour la survie de l'humanité de demain
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Adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en sa séance du 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant est articulée autour de quatre principes fondamentaux : à côté de la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant et le respect de son opinion, figure celui relatif à sa vie, à sa survie et à son développement. Ce dit principe est consacré au terme de l’Article 6 de la dite convention, quant elle dispose que « les Etats parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant ».
Malgré cet engagement, et sans minimiser les efforts des Etats et autres organisations depuis lors, la situation des enfants sur notre planète reste encore préoccupante en 2012 pour la réalisation effective de ce principe de "Vie, survie et développement". Et c’est le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) qui l’exprime le mieux certainement.
Tout d’abord, sur son site, et après avoir constaté que ces vingt dernières années la mortalité infantile a chuté de 35 pour cent dans le monde, l’Unicef note qu’«en 2010, 7,6 millions d'enfants sont décédés avant leur cinquième anniversaire. Même s'il s'agit d'une forte baisse de la mortalité infantile depuis 1990, année où plus de 12 millions d'enfants de moins de cinq ans sont morts, cela reste insuffisant ». Cette agence des Nations Unies ajoute qu’«alors qu'il ne reste plus que 3 ans pour atteindre en 2015 les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fixés pour la réduction de la mortalité infantile, les progrès vers cet objectif doivent être dramatiquement accélérés ».
Ensuite, dans son rapport "La Situation des enfants dans le Monde 2012 : les enfants dans un monde urbain", l’Unicef nous dit que « des centaines de millions d’enfants et de jeunes luttant pour leur survie côtoient dans les villes des élites politiques, culturelles et commerciales aisées. Beaucoup d’entre eux passent leur enfance à travailler plutôt qu’à étudier, vivant sous la menace d’une expulsion ou dans la rue, où ils sont exposés à la violence et à l’exploitation. L’urbanisme prend rarement en compte les besoins des enfants et des jeunes, qui ne sont jamais invités à participer au processus de développement des villes ».
Afin d’attirer l’attention de tous pour travailler à régler rapidement et durablement ce gap, l’UNICEF lance dès ce 11 juin une Campagne intitulée "S’engager pour la survie des enfants : une promesse renouvelée". A travers cette campagne, l’UNICEF veut nous montrer que « nous avons la technologie, le savoir-faire et la responsabilité pour remplir notre promesse de donner à tous les enfants, pauvres ou riches, une égale opportunité pour survivre et prospérer ». Mieux, cette agence des Nations Unies est convaincue qu’« il y a des preuves claires et convaincantes montrant que le taux de mortalité des enfants dans les pays en développement peut être réduit et rapproché de ceux des pays riches en mettant l’accent sur un impact plus fort, des rapports coût-efficience des interventions en direction des enfants et des familles qui en ont le plus besoins ».
Pour ce faire, La Voix des Jeunes se met à l’heure de la campagne "S’engager pour la survie des enfants : une promesse renouvelée". Nous espérons que nous serons nombreux à répondre présents à ce rendez-vous que nous donne l’UNICEF avec cette campagne. La sauvegarde de notre communauté humaine en dépend car la question de la survie des enfants d’aujourd’hui est certainement la principale condition pour la survie de notre humanité de demain. Rejoignez-nous !
© UNICEF/NYHQ2011-2447/Jan Grarup - Somalia, 2011
Avoir "officiellement" des "amis" sur Facebook avant ses 13 ans, c’est pour bientôt !
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"Faut-il autoriser Facebook aux moins de 13 ans ?," s'interroge le site de L’Express. Cette question se pose depuis un peu plus d’un an et le réseau social semble explorer cette option aujourd’hui. En effet, selon un article publié par le Wall Street Journal, relayé par divers quotidiens et autres sites d’informations, Facebook a commencé à travailler sur des outils qui permettraient la création "officielle" de comptes spécifiques pour les moins de 13 ans, mais sous le contrôle des parents.
Selon un porte-parole de Facebook, "des rapports récents ont montré à quel point il est difficile de faire respecter les limites d'âge sur Internet, spécialement quand les parents veulent que leurs enfants accèdent à des services en ligne".
En effet, et comme le relève le site du Monde, "aujourd'hui, contourner l'interdiction de s'inscrire sur Facebook est un jeu d'enfant: il suffit de modifier sa date de naissance. Selon une étude du magazine américain Consumer Report 7,5 millions de jeunes internautes ont sauté le pas. 4% des enfants qui possèdent un compte Facebook auraient moins de 6 ans".
Les outils actuellement développés par Facebook devraient donc permettre aux parents de valider les demandes d'amis de leurs enfants ou d'autoriser ou de refuser l'installation d'applications. Cela dit, des inquiétudes sérieuses existent.
Déjà en 2011, La Voix des Jeunes s’était intéressée à la thématique "Enfance et internet", avec un accent particulier sur les dangers encourus dans l’usage de cet outil de communication. Même si les parents encadrent leurs enfants, surtout dans le contrôle des demandes d’amis, il faut noter que sur internet, un pseudo peut cacher n’importe qui. Au-delà d’officialiser l’entée des moins de 13 ans sur cette plateforme, il faudrait donc renforcer l’action consistant à informer les parents et leurs enfants sur les dangers auxquels ces derniers s’exposent sur internet, produire des supports et autres outils pour aider les parents dans l’encadrement de ceux-ci.
Ce renforcement des capacités des parents s’impose quand on sait que les parents ne savent pas forcément comment interpréter les interactions de leurs enfants avec cet outil. Ainsi, dans notre contribution "Internet : les enfants pris dans la toile", nous avions fait mention des résultats d’une enquête qui a montré, entre autres, que "si les parents ont tendance à surestimer le traumatisme que peut générer un contenu choquant, ils sous-estiment largement les types d'expérience qu'ont pu connaître leurs enfants. Ainsi, 40 % des parents dont les enfants ont vu des images sexuelles pensent que cela ne leur est pas arrivé, et ce chiffre monte à 56 % pour les destinataires de messages agressifs".
A ce qui précède, nous n’avons pas manqué de préciser que les enfants constituent une proie de choix pour les prédateurs de la toile.
Enfin, la question de la légalité de ce projet d’ouverture aux moins de 13 ans se pose. Ainsi, selon l’article de Le Monde cité plus haut, cette possibilité de compte spécifique poserait de nombreux problèmes juridiques, notamment aux Etats-Unis, où la loi encadre strictement la collecte de données personnelles pour les enfants. Cet article conclu qu’"une éventuelle ouverture aux moins de 13 ans ne manquerait pas de provoquer un nouveau débat sur la manière dont le réseau social protège la vie privée de ses utilisateurs".
© UNICEF/NYHQ2005-0924/Shehzad Noorani - Jamaica, 2005
Environnement : Faisons-nous partie de l’économie verte ?
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Ce mardi 5 juin 2012, à exactement quinze jours de la Conférence Rio+20, le monde célèbre comme chaque année à la même date, la Journée mondiale de l’environnement. Le thème retenu cette année est : Économie verte: en faites-vous partie ?
Pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), ce thème comporte deux aspects distincts, dont le plus évident est le concept d'économie verte. Mais, beaucoup d’entre nous se posent assurément la question de savoir : qu’entend-t-on au juste par "économie verte" ?
Selon le PNUE, l’économie verte est «une économie qui apporte une amélioration du bien-être et l'équité sociale, tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et les risques de pénuries écologiques (de ressources naturelles)». Plus simplement, continue cet organisme, «une économie verte peut être définie comme une économie possédant les caractéristiques suivantes: de faibles émissions de CO2, une gestion durable des ressources, et qui est socialement inclusive».
L’une des conséquences de cette mutation vers l’économie verte serait une croissance du revenu et de l'emploi grâce à des investissements publics et privés qui ciblent une réduction des émissions de carbone et de la pollution. Selon une étude réalisée par l’Initiative pour une Economie Verte (IEV), la conversion à une économie plus respectueuse de l'environnement pourrait générer de 15 à 60 millions d'emplois supplémentaires à l'échelle mondiale au cours des vingt prochaines années et sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté.
L’article publié sur le site des Nations Unies et qui fait cas de cette étude nous donne quelques illustrations. Ainsi, «des dizaines de millions d'emplois ont déjà été créés grâce à cette mutation. Par exemple, le secteur des énergies renouvelables emploie maintenant près de cinq millions de personnes dans le monde, soit plus du double des effectifs recensés entre 2006 et 2010. L'efficacité énergétique est un autre gisement d'emplois important, en particulier dans la construction, le secteur le plus touché par la crise économique».
Ces données sont complétées par le PNUE sur son site. Ainsi, «en 2008, plus de 2,3 millions de personnes ont été engagées dans ce secteur, dans six pays avant-gardistes en matière d'emplois verts (la Chine, le Danemark, l'Allemagne, l'Inde, l'Espagne et les États-Unis) ». Cette agence des Nations Unies ajoute même que « l'économie verte n'est donc pas une mode environnementale passagère, mais l'une des meilleures solutions disponibles pour atteindre une croissance économique durable tout en prenant les problèmes sociaux en compte».
En plus de l’économie verte, la seconde partie du thème de cette Journée Mondiale de l’Environnement 2012 (Économie verte: en faites-vous partie ?), est une véritable invitation adressée à chacun de nous pour se renseigner sur l'économie verte et évaluer sa situation personnelle par rapport à ce thème dans son pays. Est-ce que nous en faisons partie? Est-ce que les décisions prises en la matière par les autorités régionales ou nationales nous conviennent et représentent notre point de vue? Vos commentaires nous intéressent.
© UNICEF/NYHQ2011-2410/Jan Grarup - Somalia, 2011
Avec l’OMS, disons " Halte à l'interférence de l'industrie du tabac"
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Comme chaque année à la même date, le monde entier a célébré ce jeudi 31 mai la Journée Mondiale sans tabac. Pour l’édition de 2012, l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) a choisi comme thème "Halte à l'interférence de l'industrie du tabac".
Dans le cadre de cette célébration, l’OMS lance une campagne (voir vidéo ci-dessus) qui mettra essentiellement « l’accent sur la nécessité de dénoncer et de contrecarrer les agissements éhontés et toujours plus agressifs de l’industrie du tabac ».
Selon Madame Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, « ces dernières années, les multinationales du secteur ont intenté sans vergogne des poursuites judiciaires contre les gouvernements qui se sont mis en première ligne dans la guerre contre le tabac. L’industrie du tabac sort de l’ombre et va dans les tribunaux. Nous devons maintenant nous tenir aux côté de ces gouvernements qui ont eu le courage de faire ce qu’il fallait pour protéger leurs citoyens ».
Il faut dire que selon les données de l’OMS, le tabac est l'ennemi numéro un de la santé publique. Il tue six millions de personnes chaque année, parmi lesquelles 600 000 sont des fumeurs passifs. Si nous n’agissons pas, l’organisation note que le nombre des victimes pourrait atteindre 8 millions d’ici à 2030, dont plus de 80% dans les pays à revenus faibles ou moyens.
Cela dit, tout en nous inscrivant également dans la dynamique de la prochaine Conférence sur le climat (Rio+20), et comme le note le site Zegreenweb.com, le tabac nuit aussi à l’environnement.
Sur ce site, nous pouvons lire que « [la production du tabac] participe en effet activement à la déforestation puisque six cents millions d’arbres environ sont abattus chaque année pour pouvoir satisfaire la demande (!) Les champs de tabac rognent sur les surfaces forestières, le séchage des feuilles passe par l’utilisation de bois et son brûlage accentue l’effet de serre, ce qui est bien sûr très préoccupant dans le contexte actuel de dérèglement climatique de plus en plus prononcé ».
L’article de Zegreenweb.com mentionne également que d’après l’ONG Ocean Conservancy, « quatre milliards cinq cents millions [de déchets issus du secteur du tabac] seraient éparpillés chaque année dans les océans du globe, ce qui n’est bien sûr pas sans dommages pour l’ensemble de l’écosystème. Autre donnée qui en dit long, toujours selon l’association : les mégots auraient représenté 28 % des déchets côtiers en 2008, c’est-à-dire deux fois plus que chacun des quarante-trois autres rebuts recensés ».
À l’occasion de la Journée sans tabac 2012 et durant toute l’année qui suivra, l’OMS demandera instamment aux pays de cibler surtout leurs efforts de lutte contre l’épidémie mondiale de tabagisme sur les moyens de combattre l’ingérence de l’industrie du tabac. L’action des uns et des autres aidera donc dans la réussite de cette campagne.
L’acteur Ewan McGregor affiche son engagement pour le Sahel
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La crise humanitaire dans le Sahel persiste. Et notre engagement, à la Voix des Jeunes, à contribuer à la communication autour de cette situation ne flanche pas ! Surtout dans un contexte où subsistent des inquiétudes face aux faibles ressources qui sont actuellement collectées en comparaison aux besoins énormes sur le terrain.
Par exemple, suite à la campagne internationale lancée pour lever 120 millions de Dollars US afin de traiter et nourrir les enfants au Sahel, l’UNICEF n’a réussi à collecter que 66% de ce montant. Et la situation reste globalement la même chez les différentes organisations impliquées.
Afin de renforcer la mobilisation autour de la situation humanitaire dans cette région où six des pays touchés (Burkina Faso, Gambie, Mali, Niger, Mauritanie et Tchad) ont chacun déclaré l'état d'urgence et fait appel à l'aide internationale, Ewan McGregor a décidé d’afficher son engagement. L'acteur, ambassadeur de l'UNICEF depuis 2004, a décidé de joindre sa voix à toutes celles qui appellent à accentuer l'aide pour mieux faire face à la crise au Sahel.
Pour Ewan McGregor, « les enfants dans la région sahélienne, en Afrique de l'Ouest, risquent de mourir de faim. La sécheresse, les mauvaises récoltes et l'accroissement de l'insécurité ont provoqué une crise humanitaire au bord du désastre ».
Pour rappel, ce sont actuellement entre 15 et 18 millions de personnes qui sont menacées par l'insécurité alimentaire. En plus des pays ci-dessus cités, le Cameroun, le Nigéria et le Sénégal sont également affectés. Pour ce qui est des enfants, l'UNICEF estime qu'un million de ceux de moins de cinq ans vont souffrir de malnutrition sévère aigüe, potentiellement mortelle et que ce nombre pourrait atteindre le chiffre élevé de 1,4 million.
Comme le note Ewan McGregor, « nous pouvons mettre fin aux décès de ces enfants. L'UNICEF est le plus important fournisseur d'aide alimentaire d'urgence pour la survie des enfants de la région, mais nous devons faire plus avant qu'il ne soit trop tard ».
Et pour y arriver, il faut donner et il faut en parler. Car, comme le note l’organisation Action Contre la Faim, "Parler du Sahel, c’est le rendre visible".
"On n’a plus aucun rêve. On passe notre temps à travailler pour manger"
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Depuis la crise alimentaire mondiale de 2007-2008, et malgré certaines initiatives et autres actions, la situation alimentaire de millions de familles se dégrade constamment dans bien des pays de part le monde. Cette dégradation d’une réelle sécurité alimentaire se constate certainement un peu plus dans les communautés pauvres et autres classes moyennes.
Dans un "article sonore" (si on peut le dire ainsi), intitulé Le prix du riz : question de vie ou de mort, et que nous vous invitons à consulter, le quotidien français Le Monde partage avec nous des témoignages venus du Bangladesh. Dans ce pays, le riz constitue le principal apport calorique et la première dépense. Toutefois, en deux années, le prix de cette denrée a été multiplié par deux.
En plus de celui d’un spécialiste qui nous fait comprendre l’équation économique de cette situation, ce sont cinq personnes qui partagent avec nous, généralement en moins d’une minute, leur réalité dans ce contexte de flambée du prix du riz :
Une dame qui est devenue mendiante après que son mari soit devenu handicapé à la suite d’un accident et sur qui porte désormais sur ses seules épaules la charge de la satisfaction des besoins alimentaires de toute la famille, dont trois enfants ;
Une couturière qui affirme qu’elle et son mari sont obligés de travailler un peu plus qu’avant pour continuer à manger plus ou simplement correctement (ils peuvent encore se permettre d’acheter de la viande), mais qui s’inquiète du fait qu’elle risque de mettre sa famille au régime "Curry + lentilles" si la situation continue ainsi ;
Un jeune étudiant qui, ne bénéficiant ni d’une bourse, ni du soutien de sa famille, est souvent obligé de "griller" les cours pour des petits boulots qui lui permettent d’acheter le riz qu’il va consommer. L’année dernière par exemple, il a dû manquer tous ces examens pour travailler durant un mois, avant de bénéficier de l’indulgence de certains de ses enseignants qui lui ont permis de passer ses examens en rattrapage ;
Un vélotaxi, père de 5 enfants, qui travaille désormais 12h par jour (en lieu et place des 5h initialement) sans que cela ne permette aux membres de sa famille de manger à leur faim ;
Une femme de ménage qui travaille désormais 14h par jour, deux fois plus qu’il ya cinq ans. Malgré ses efforts, malgré le retrait de ses enfants de l’école, et malgré le fait qu’elle n’achète que du riz de basse qualité, sa famille mange toujours moins qu’avant.
En filigrane de tous ces témoignages, la peur des lendemains difficiles est clairement affirmée. Le combat pour se nourrir devient pour beaucoup la seule raison qui les pousse à sortir de chez eux chaque matin. Et c’est certainement l’un des intervenants dans ces lots de témoignage, en l’occurrence la femme de ménage, qui l’exprime le mieux : « on n’a plus aucun rêve, on n’a pas le temps de rêver. On passe notre temps à travailler pour manger ».
© UNICEF/NYHQ2009-2305/Tania Islam Jhuma // Bangladesh, 2009
A Bamako, la "colline de l’absurdité" face à l’intérêt national
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Bamako, capitale du Mali, peut se symboliser par ses deux "koulouba" (grandes collines en langue malinké) : la "colline du savoir" qui abrite l’université, et la "colline du pouvoir" qui héberge le "Palais de Koulouba", la présidence de la république.
Mais depuis le 22 mars 2012, date du putsch qui a renversé le Président Amadou Toumani Touré, une autre colline, celle-ci artificielle car fruit de l’action de l’homme, semble progressivement se former sous nos yeux : nous la qualifierons de "Colline de l’absurdité".
En effet, depuis ce malheureux évènement qu'est l’arrivé des militaires dans l’arène politique, les différentes actions pour un retour à l’ordre constitutionnel normal se heurtent régulièrement à des actes inquiétant pour l’avenir à court terme de ce pays.
Déjà le 29 mars, une mission de Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) n’a pu atterrir à l’Aéroport de Bamako alors qu’elle s’y rendait pour trouver avec la junte les moyens d’assurer, dans les plus brefs délais, un retour à l’ordre constitutionnel. Leur venue a été annulée pour des raisons de sécurité après que des jeunes manifestants favorables à la junte aient envahi le tarmac. Il a fallu la mise sous embargo total (diplomatique, économique, financier) pour que les putschistes "laissent" le président de l’Assemblée nationale assurer l’intérim pour une durée de quarante jours, comme en dispose la Constitution malienne.
Mais le goût du pouvoir n’a pas vraiment quitté le chef de la junte (et ses camarades). Après quelques jours d’une aberrante résistance, il a finalement signé le 20 mai 2012 l’accord permettant à l’actuel président intérimaire de diriger le pays pendant douze mois ... mais a obtenu en contrepartie le rang d'ancien chef d'État (qu’il na jamais été) avec tous les privilèges liés à cette fonction.
Le lendemain, le président intérimaire était agressé dans son bureau, au sein du Palais de Koulouba (ou du moins de ce qu’il en reste) par des partisans du chef de la junte. Il a dû s’envoler ce mercredi pour la France où il doit passer des examens médicaux. Le pays nous a donc présenté ces jours derniers un vrai carnaval de la bêtise!
Comme le rapporte le site 20minutes.fr, nous restons étonnés "que des mesures de sécurité appropriées n'aient pas été prises pour protéger le palais présidentiel et le président de la République devant l'avancée des manifestants hostiles".
Comme le note un diplomate à la retraite, cité par Jeune Afrique, « qu'on aime ou pas le personnage, s'en prendre physiquement au chef de l'État, fût-il intérimaire ou transitoire, c'est comme si des Maliens brûlaient leur drapeau ».
Pendant que le pays perd chaque jour l’occasion de mieux faire face à une triple situation dans sa partie nord (partition de facto avec la "création" de "l'Etat de l’Azawad" par les rebelles Touareg, inquiétante présence islamiste, une situation humanitaire qui préoccupe ceux qui s’y intéressent), les préoccupations à Bamako sont ailleurs : lutte pour le pouvoir et des postes ministériels, défense d’intérêts particuliers et donc privés, résistance indirecte de la junte à réellement céder la place au pouvoir civil, démolition des acquis obtenus quelques semaines plutôt par la médiation de la CEDEAO et ses partenaires.
Ce soir, nous notons amèrement que la "Colline de l’absurdité" semble avoir de beaux jours devant elle dans le paysage de Bamako. Et c’est vraiment dommage !
@ Image de Bamako sur flickr.com, par bleuguy
Colonialisme Vs Ecole laïque : Fallait-il célébrer Jules Ferry un jour d’investiture ?
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Le 15 mai dernier, le nouveau président de la République française, Monsieur François Hollande, a officiellement pris ses fonctions. Déjà une semaine certes, mais il n’est pas encore trop tard pour revenir sur cet évènement. Plus précisément en nous intéressant à l’un des symboles choisis par le nouvel "homme fort du Palais de l’Elysée" pour marquer cette journée de son empreinte, comme cela semble l’être dans la tradition républicaine française.
En effet, le jour de son investiture, le nouveau président français a décidé de rendre hommage à Jules Camille Ferry, fondateur de l’école laïque, gratuite et obligatoire. Malheureusement, le "profil" de cette personnalité ne s’arrête pas là. Et c’est là le hic dans l’affaire.
Oui, le fondateur de l’école républicaine française a aussi une autre face cachée, pas si cachée que cela. Non seulement Jules Ferry fut l’un des plus grands défenseurs du colonialisme, mais il fondait la colonisation sur une véritable théorie raciste.
Le 28 juillet 1885, s’exprimant devant la Chambre des députés, Jules Camille Ferry avait tenu les propos ci-après : "Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (...) c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (...) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (...) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles doivent civiliser les races inférieures. (...) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation".
Sans tomber dans la polémique, il me parait légitime, pour l’Africain que je suis, de me demander s’il fallait rendre un tel hommage en un jour si symbolique de la prise de fonction d’un président d’un pays comme la France qui a une histoire commune avec l’Afrique.
C’est certainement pour tenir compte de cette réalité que le président Hollande, lors de cet hommage a affirmé qu’il "n'ignore rien [des] égarements politiques" de Jules Ferry, que "sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique", et "doit de ce fait être condamnée". Avant de noter que "c'est donc empreint de cette lucidité indispensable [qu’il est] venu saluer le législateur Ferry qui conçut l'école publique, le bâtisseur de cette maison commune qu'est l'école de la République".
Cela dit, à mon humble avis, je pense que pour une question de symbole, cet hommage aurait pu se faire un autre jour que celui de sa prise effective de fonction.
Après avoir promis une nouvelle politique, d’égal à égal, avec ce partenaire "naturel" et "privilégié" qu’est l’Afrique, j’ai comme l’impression que cet hommage pourrait bien refroidir, momentanément au moins, quelques ardeurs d’espoir et de renouveau chez beaucoup de personnes sur le continent.
@Image flickr.com, par Par wallyg // Paris: Jardin des Tuilieries - Monument à Jules Ferry
Le cancer, tueur (silencieux) des femmes en Afrique
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Rien en Afrique ne tue plus que le cancer. Fait étonnant car l'Afrique souffre de bien d'autres maux, à commencer par les guerres civiles, les instabilités politiques, les déplacements des populations, la pandémie du VIH/SIDA. Mais c'est le cancer qui tue le plus, surtout les Africaines. La faute au manque de médecins, à l'absence de campagnes de prévention, de structures pour le dépistage, sans compter les rites ancestraux et traditionnels qui s'opposent aux traitements.
Source: http://fr.allafrica.com/stories/201205111226.html
"Rien en Afrique ne tue plus que le cancer". Tels sont les premiers mots d’un article publié la semaine dernière sur le site AllAfrica.com et que nous venons partager avec toute notre communauté. Intitulé "Afrique: Le cancer - une maladie qui décime la femme africaine", cet article nous présente une image très inquiétante quand à la problématique « femmes et cancer » sur le continent africain, avec un accent particulier sur la situation en Côte d’Ivoire, à Madagascar et à Maurice.
En effet, en le parcourant, nous lisons qu’"elles sont des milliers de femmes à mourir de cancer sur le continent africain. Les organes les plus touchés sont le sein, le col de l'utérus mais aussi le pancréas. Il faut savoir que le cancer du sein est l'un des cancers les plus mortels en Afrique. Il est la première cause de mortalité chez l'Africaine et est plus fréquent chez la femme que chez l'homme. Il sévit généralement chez les femmes de plus de 45 ans."
Au-delà de la situation spécifique dans chacun de ces pays, le site AllAfrica fait également mention dans son article de l’un des problèmes phare qui touche les malades du cancer, le coût des soins : "la chimiothérapie ou la radiothérapie relèvent de la pratique privée et coûtent cher. Et même s'ils existent en centre hospitalier public, les appareils de radiothérapie sont insuffisants pour les cas dépistés. Ceux qui ont les moyens et qui veulent connaitre leur état de santé ont l'avantage de pouvoir se faire soigner à temps. Et ils font tout pour trouver le financement pour cela. Autrement, pour le Malgache, le cancer reste le « homamiadana » ou «celui qui tue à petit feu »."
Vivement que cet article de AllAfrica aide à une meilleure prise en considération de cette maladie qui, pour ce que nous lisons, est un immense problème de santé publique pas suffisamment considéré comme tel dans la pratique, et qui demande une action coordonnée plus consistante et plus pérenne.
"Croyons en l'objectif "zéro nouvelle infection au VIH chez les enfants"
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Le saviez-vous ? "Nous" avons célébré ce 7 mai 2012 la onzième Journée mondiale des orphelins du sida. Cette journée a été initiée en 2002 par l’association François-Xavier Bagnoud, une ONG internationale créée en 1989 dont le siège est basé en Suisse. Saviez-vous que cette journée existait ? A vrai dire, moi je ne le savais pas (malgré mes quelques années d’engagement dans le combat contre le sida en Côte d’Ivoire). Et grande fut ma surprise de constater que l’écrasante majorité des acteurs, y compris au plus haut niveau institutionnel, ne le savait pas également. Nous n’avons pas à en être fiers ! Mais bon, nous connaissons désormais son existence.
Cela dit, il faut dire qu’au lendemain de cette journée, le programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a lancé la campagne « Croyons-le, allons-y »(« Believe it. Do it »). Cette campagne vise à mobiliser l'opinion public sur l'Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) de prévenir de nouvelles infections de VIH/Sida chez les enfants avant 2015 et d'assurer que les mères vivant avec le virus restent en bonne santé.
En effet, selon l’ONUSIDA, chaque année, ce sont environ 390 000 enfants qui sont nouvellement infectés par le VIH, et quasiment 42 000 femmes vivant avec le VIH qui meurent suite à des complications liées au sida au cours de leur grossesse.
Le site AllAfrica.com rapporte, dans un article portant sur cette campagne, les propos de Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA. Pour ce dernier, « nous avons une opportunité unique de changer le monde. » Il ajoute également que « nous avons reçu l'engagement des dirigeants du monde pour atteindre cet objectif, mais le temps presse. Nous ne pouvons pas passer de 390.000 à zéro sans votre soutien ».
Pour parvenir à la réalisation de l’objectif "zéro nouvelle infection chez les enfants", ce programme des Nations Unies s’est fixé trois objectifs pour cette campagne : sensibiliser le public sur les faits liés à la prévention de nouvelles infections d'enfants, communiquer sur les manières dont le public peut aider à atteindre les objectifs et enfin promouvoir le soutien aux organisations qui travaillent pour améliorer la santé des mères séropositives.
Il faut noter qu’en juin 2011, suite à une réunion de haut niveau des Nations Unies à New York, les dirigeants internationaux ont lancé le Plan Mondial pour éliminer les nouvelles infections au VIH chez les enfants à l’horizon 2015.
Dans le cadre de cette campagne, un site spécial "Believe it. Do it" a été créé. Il est également important de noter que « cette campagne commence par [nous] », comme on peut le lire sur le dit site. Commençons donc par envoyer une carte de vœux électronique personnalisée à nos proches pour partager notre conviction que nous pouvons, tous ensemble, parvenir à zéro nouvelle infection au VIH chez les enfants.
© UNICEF/NYHQ2011-0726/Olivier Asselin - Sierra Leone, 2011
Avec Mia Farrow, restons mobilisés pour le #Sahel
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« J'ai vu des mères regardant leur bébé mourir de faim. Pour ceux qui auront survécu, la malnutrition endommagera de manière permanente leurs capacités intellectuelles et physiques » ; « Aussi, n'essayez pas de penser à ce million d'enfants, mais pensez plutôt à un seul enfant, à un petit garçon ou à une petite fille qui a besoin que vous l'aidiez maintenant ».
Voici quelques unes des paroles fortes de Mia Farrow, actrice de renommée internationale et militante humanitaire, dans cette vidéo où elle lance un appel pour venir en aide aux enfants du Sahel. En effet, cette ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2000 a enregistré ce message pour nous encourager tous à soutenir l'UNICEF dans ses efforts pour sauver des vies dans la région sahélienne.
Il faut rappeler que l'UNICEF estime qu'au moins 1,1 millions d'enfants de moins de cinq ans auront besoins de soins vitaux spécialisés au cours de l'année et travaille avec des partenaires et les gouvernements pour établir plus de 4000 centres de traitement dans cette région. Et ce sont huit pays qui sont concernés : Burkina Faso, Cameroun, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Tchad.
Afin d'aider cette agence des Nations Unies à mieux faire face aux besoins sur le terrain, estimés pour le moment à 120 Millions de dollars US, la Commission Européenne vient de lui offrir 16,5 Millions d’Euro. Ce sont précisément deux contributions, l’une de 11,5 millions pour financer des programmes de nutrition dans chacun des huit pays touchés, et une autre de 5 millions d’euros (spécifiquement pour le Tchad où quelques 127 000 enfants de moins de cinq ans sont en danger de mort), qui ont été accordées.
Pour Monsieur Manuel Fontaine, Directeur régional UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, « cet argent servira à garantir que lorsque un enfant très malade arrive dans un centre de traitement, il y trouvera des aliments thérapeutiques, des professionnels qui savent exactement comment agir et des médicaments pour combattre les maladies qui s'attaquent à leurs corps affaiblis.»
Dans ce contexte donc, la mobilisation doit se poursuivre, voire même se renforcer. Notre action, comme cette vidéo de Mia Farrow, ou encore celle de Selena Gomez précédemment partagée sur notre blog, et sans oublier l’action des uns et des autres, doivent permettre d’aider à démontrer Pourquoi il faut donner pour les enfant et les familles du Sahel.
Et notre mobilisation doit se poursuivre en visionnant et partageant sur nos différentes pages des réseaux sociaux cette vidéo de Mia Farrow, qui n’a été vue que 2700 fois à ce jour. Nous pouvons et devons faire évoluer ce chiffre.
L’UNESCO nous dit que la liberté des médias aide à transformer les sociétés
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"De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés". Ainsi est libellé le thème de cette Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce mercredi 3 mai 2012. Proclamée en décembre 1993 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, et conséquence de la Déclaration de Windhoek du 3 mai 1991, cette journée permet entre autres d’informer les citoyens sur les atteintes portées à la liberté de la presse ou d’interpeler les gouvernements sur la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse.
Ainsi, à l’occasion de la célébration de cette année, Reporters Sans Frontières (RSF) présente un tableau peu reluisant, voire même préoccupant pour la liberté de la presse en 2012. En effet, "depuis le 1er janvier 2012, un acteur de l’information est tué tous les cinq jours. Depuis le début de l’année en effet, 21 journalistes et 6 net-citoyens et citoyens-journalistes ont été tués, notamment dans des zones de conflit comme la Somalie et la Syrie."
Le choix du thème « De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés » par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) n’est pas anodin. Il est justifié par les "développements sociopolitiques et démocratiques globaux sans précédent dans lesquels des médias de tout horizon ont joué une part importante, même si parler de la «révolution des médias sociaux » parait excessif". Comme le mentionne si bien l’UNESCO, il n’est plus besoin de démontrer que "les nouveaux médias ont permis à la société civile, à la jeunesse et aux communautés de provoquer d’importants changements sociaux et politiques, et ce par l’auto-organisation et par l’engagement des jeunes du monde dans la lutte pour obtenir la liberté de s’exprimer et d’exprimer les aspirations de leurs peuples" dans le Maghreb.
L’une des illustrations de cette réalité est matérialisée par les médias communautaires et associatifs en Tunisie qui sont parmi les nouvelles voix qui ont trouvé un espace dans le paysage médiatique de ce pays depuis la Révolution de janvier 2011.
Au-delà de la célébration simple de la liberté de la presse, cette Journée mondiale de la liberté de la presse est aussi le cadre pour se questionner sur les défis des médias dans l’environnement actuel, surtout quand on sait que de individus courageux ont décidé d’utiliser leurs caméras pour ne plus être des spectateurs passifs du déroulement des évènements en Tunisie, en Égypte, en Libye et dans d’autres régions.
Aujourd’hui, l’UNESCO note qu’ "alors que les médias sociaux offrent une quantité de connectivité et d’information sans précédent, une tendance inquiétante menace la liberté d’expression et la liberté de la presse en ligne. On constate une hausse du nombre de cyber-attaques sur des sites qui critiquent le gouvernement en place, l’interdiction de certains sites de réseaux sociaux et l’arrestation de bloggeurs." A cela s’ajoute le fait que "dans la situation post révolutionnaire, le secteur des médias jouit d’un niveau bien plus élevé de liberté mais, en même temps, il souffre d’un manque de normes et de systèmes de régulation reconnus à l’échelle internationale."
Parmi les pistes de solutions, cette agence des Nations Unies estime que "les médias doivent apprendre à s’adapter à une nouvelle culture d’autorégulation et de renforcement des normes professionnelles. Les professionnels habitués à pratiquer un journalisme d’« affiliation » doivent développer une nouvelle mentalité d’autonomie critique, apprendre à poser des questions risquées à tous les intervenants, à conduire un journalisme d’investigation et enfin à mieux contribuer à une culture de la démocratie."
© UNICEF/NYHQ2008-1249/Giacomo Pirozzi // Brazil, 2008
Les Etats-Unis ne font plus rêver les Mexicains
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"Une chance pour les pays d’accueil". Tel était intitulé un précédent article publié sur notre blog et portant sur le phénomène de la migration des jeunes. Et malgré les difficultés qu’ils rencontraient dans la «traversée» ou dans ce « long voyage », les voisins mexicains des Etats-Unis entretenaient une migration très importante vers les Etats-Unis. Mais aujourd’hui, l’eldorado américain ne semble plus trop faire rêver de l’autre côte de la frontière.
Dans un article publié par The Washington Post, nous apprenons qu’un rapport publié par le Pew Hispanic Center montre que, pour la première fois depuis la "Grande Dépression", le nombre de migrants mexicains vers les Etats-Unis est inférieur au flux de ceux qui retournent dans leur pays d’origine.
Ainsi, "presque 1,4 millions de Mexicains ont quitté les Etats-Unis pour le Mexique entre 2005 et 2010, ce qui représente le double du chiffre de la décennie passée. Le nombre de Mexicains qui se sont déplacés vers les Etats-Unis durant la même période représentent moins de la moitié de 3 millions, chiffre de ceux qui y avaient migré dans la période allant de 1995 à 2000", note l’article du Washington Post.
Rappelons que la "Grande Dépression", encore connue sous le nom de « crise de 1929 », a été une sévère dépression économique mondiale dans la décennie ayant précédé la seconde guerre mondiale. Son calendrier a varié selon les pays, mais dans la plupart d’entre eux elle a commencé vers 1929 et s’est étendue jusqu’à la fin des années 1930 ou le début des années 1940. Ce fut la plus longue, la plus étendue et la plus grande dépression qu’ait connu le monde au vingtième siècle.
Selon Douglas Massey, un professeur de sociologie et des affaires sociales à l’Université de Princeton, également co-directeur du projet sur la migration mexicaine, "la forte hausse de l’immigration mexicaine est terminée". Mieux, il estime qu’on ne peut plus revenir "à des chiffres comparables à ceux connus dans les années 1990 et 2000", où ce sont 770 000 immigrés mexicains vers les Etats-Unis qui ont été recensés pour la seule année de 2000.
Toujours sur le sujet de la migration vers les Etats-Unis, le quotidien français Libération note de son côté que "les migrants sud-américains rencontrent de plus en plus de difficultés pour se faire régulariser, en dépit des promesses du Président Obama".
Ainsi, note ce quotidien, "alors qu’il avait promis une «complète réforme de l’immigration», permettant notamment de régulariser une partie des sans-papiers, Barack Obama a au contraire présidé à un nombre record d’expulsions depuis 2009. Durant les trois premières années de sa présidence, 393 000 illégaux ont été renvoyés en moyenne annuelle contre 200 000 durant les deux mandats de George W. Bush." L’article rajoute que durant la campagne 2008, l’actuel Président américain avait promis de faire voter «immédiatement » un projet de loi pour permettre au moins aux enfants entrés illégalement aux Etats-Unis de régulariser leurs papiers s’ils étudient à l’université ou servent dans l’armée. Ce projet qui avait été rejeté par le Congrès en 2001, a finalement été rejeté par le Sénat.
Pour finir, notons que l’article du Washington Post mentionne que "même si l’inversion de cette tendance migratoire est temporaire et pas encore permanente, elle pourrait avoir des implications significatives sur les Etats-Unis". En effet, "plusieurs immigrants mexicains travaillent dans les secteurs de l’agriculture et de la construction". Il s'agit donc d'un dossier à suivre de près.
© UNICEF/NYHQ1996-0995/Jose Hernandez-Claire // Mexico, 1996
Paludisme : l’Initiative "TTS" pour une intensification des interventions
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Ce mercredi 25 avril 2012, le monde célébrait la Journée Mondiale de lutte contre le paludisme. Placée sous le thème "Maintenir les progrès, Sauver des vies : Investir dans la lutte contre le paludisme", cette journée, s’inscrit dans un contexte d’intensification des interventions. Dans le communiqué publié sur son site, le Programme Mondial de lutte antipaludique (le partenariat « Rolling Back Malaria », "Faire reculer le paludisme" en français), mentionne que "la réduction de l'empreinte du paludisme, tel que ce fut le cas ces dix dernières années, comme la réapparition des parasites paludéens dépendent, dans une large mesure, des ressources qui seront investies dans les efforts de contrôle au cours des prochaines années".
Dans un autre communiqué de presse, Margaret CHAN, Directrice Générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), note qu’"au cours des dix dernières années, l’augmentation des investissements pour prévenir et combattre le paludisme a permis de sauver plus d’un million de vies".
Toujours selon l’OMS, "la forte accélération de la distribution de moustiquaires dans le monde, l’extension des programmes de pulvérisation d’insecticides à l’intérieur des bâtiments et l’accès accru à un traitement rapide du paludisme ont réduit les taux de mortalité attribuables à cette maladie de plus d’un quart au niveau mondial et d’un tiers en Afrique depuis 2000". Cela dit, et continue l’organisation, "le maintien du rythme de progression actuel ne suffira pas à atteindre les cibles mondiales en matière de lutte contre le paludisme".
En effet, tout en mentionnant que l’objectif de zéro décès dû au paludisme jusqu’en 2015 semble aujourd’hui hors de portée, Radio France International (RFI) mentionne sur son site que la première menace des progrès accomplis ces dernières années est liée à la disponibilité des fonds. Sur les 5 à 6 milliards de Dollars estimés pour ses besoins annuels, à peine 2 milliards ont été mobilisés en 2011 pour le partenariat "Faire reculer le paludisme", "et la tendance est à la baisse". A cela s’ajoute l’apparition de résistances à "des médicaments très efficaces qui ont révolutionné la prise en charge des malades ces dernières années".
Afin de soutenir ce redoublement des efforts aujourd’hui nécessaire, le partenariat « Faire Reculer le Paludisme » lance l’Initiative "Tester Traiter Suivre (TTS)". Celle-ci "appelle les pays d’endémie et les donateurs à s’acheminer vers l’accès universel aux tests de diagnostic et au traitement antipaludique et à créer des systèmes de surveillance de la maladie plus solides".
Dans une parution sur son site, l’OMS explique que "cette initiative vise à montrer aux décideurs et aux donateurs qu’il est important d’adopter les dernières recommandations factuelles de l’OMS sur les tests de diagnostic, le traitement et la surveillance, et d’actualiser les stratégies existantes destinées à combattre et à éliminer le paludisme ainsi que les plans opérationnels de chaque pays".
S’il est vrai que les données actuelles présentent une diminution de la mortalité de 25% au niveau mondial par rapport à 2000, rappelons que l’OMS considère que sa marge d’incertitude statistique concernant la mortalité imputable au paludisme au niveau mondial est de 537 000-907 000. Ce qui montre qu’il est urgent d’améliorer la surveillance et la notification.
© UNICEF/NYHQ2010-1022/Olivier Asselin -Sierra Leone, 2010
Blanchir la peau, friser les cheveux : la mode est-elle en guerre contre les femmes ?
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Né dans les années 1960 au sein de la communauté noire aux Etats-Unis, nous dit-on, le phénomène de la dépigmentation ou du blanchiment de la peau reste solidement ancré dans les sociétés africaines et asiatiques. Le blanchiment est une pratique qui consiste en une attaque à la mélanine, pigment qui donne la couleur foncée à la peau et qui est situé dans la couche profonde de celle-ci. Cela se traduit par l’utilisation de produits contenant bien souvent des substances nocives ou interdites, ou par un détournement de l’usage d’origine de certains produits.
S’il est vrai que les femmes sont au cœur du blanchiment de la peau, il faut noter que certains hommes s’adonnent également à cette pratique.
Contrairement à la situation d’il y a dix, quinze, voire vingt ans, il importe de préciser que ce ne sont plus seulement et principalement des « tantes du quartier » ou encore les grandes sœurs qui assurent la promotion de cette pratique. En plus de l’occupation du terrain par les grands groupes cosmétiques, ce sont désormais des stars comme les chanteuses Beyonce ou Rihanna qui en constituent des ambassadrices, et non des moindres quand on sait l’importance de l’effet de mode qu’elles produisent.
Ce mardi 17 avril 2012, l’émission "7 milliards de voisins" de Radio France International (RFI) s’est intéressée à la question. Intitulée « Peaux blanches et cheveux lisses: à quand la fin du diktat de la beauté occidentale? » (Partie1 et Partie 2), cette émission, dont nous vous recommandons fortement l’écoute, vient remettre cette question au coeur du débat.
Ainsi, l’émission "7 milliards de voisins" soulève un ensemble de questions qui entourent le problème du blanchiment de la peau : se blanchir la peau s’inscrit-il dans la même démarche que se lisser les cheveux ? Mais la question la plus pertinente reste certainement de savoir s’il s’agit d’une démarche esthétique ou plutôt l’expression d’un complexe de soi-même, voire une négation de son identité ?
Bien évidemment, l’orientation de la réponse à ces différentes interrogations diffère selon que l’on se trouve du côté des adeptes, des « consommateurs » du blanchiment ou des détracteurs, médecins et dermatologues.
Mais une chose reste évidente : il existe des conséquences physiques et sanitaires. Notons par exemple les risques de cancer, d’hypertension, de diabète, d'insuffisance rénale, les vergetures, les cas d’atrophie et de maladies cutanées. En plus, il faut dire que la pratique de blanchiment de la peau peut déclencher une véritable addiction vu que lorsque l'on arrête de prendre les produits, la peau redevient noire.
La Voix des Jeunes souhaite ouvrir le débat sur son blog et vous donner la parole. Alors, quel est votre point de vue sur ce phénomène de blanchiment de la peau ?
© UNICEF/NYHQ2009-1207/Giacomo Pirozzi - Madagascar, 2009
Comment aider à résoudre la crise au Sahel
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Face à la crise humanitaire qui frappe actuellement huit pays au Sahel (Sénégal, Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad), la mobilisation doit s’intensifier. En plus des agences des Nations Unies, des organisations comme Médecins Sans frontière (MSF) et la Croix Rouge Française sont mobilisées sur le terrain et ont lancé des appels aux dons.
Pour ce qui est de l’Unicef, les initiatives et autres possibilités de mobilisation sont nombreuses. Nous vous en présentons quatre.
Tout d’abord, la présente vidéo, qui n’a été vue pour le moment que 430 fois (et qui doit donc faire l’objet d’un partage plus large) vient nous sensibiliser sur la nécessité de donner. En effet, pour l’Unicef (et les autres) chaque euro, mieux, disons chaque dollar, yuan, yen, dirham ou franc peu faire la différence et effectivement contribuer à résoudre la crise en sauvant des vies humaines dans le Sahel. Avec 1 euro, nous pouvons aider à faire éviter une catastrophe au Sahel.
Nous avons également repéré sur Youtube la vidéo "Volvic s’engage avec l’Unicef pour aider les enfants du Sahel". L’objectif est simple : faire grimper le compteur avec Volvic et l’Unicef. En effet, pour chaque visionnage de cette vidéo, Volvic s’engage à puiser un litre d’eau au Sahel. Dans cette vidéo, qui a déjà été visionnée plus de 830 540 fois, on lit que cette collaboration Volvic-Unicef a permis d’aider 70 000 Nigériens et de financer 130 puits au Sahel.
De plus, l’Unicef a développé un Kit de mobilisation. L’objectif étant d’offrir aux uns et aux autres la possibilité d’aider l’organisation à communiquer sur la crise nutritionnelle sévissant dans le Sahel.
Au-delà de tout cela, nous pouvons donner via un clic. C’est simple et surtout c’est efficace.
On meurt également de faim au Sahel, chères CEDEAO et Union Africaine
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Ce sont au moins 700 millions de dollars que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) demandent à la communauté internationale pour les aider à mieux faire face à la crise humanitaire qui secoue le Sahel. Face à l’urgence et à l'apathie de l'opinion publique illustrée par le fait que moins de 50% de ces fonds ont été à ce jour mobilisés, ces agences des Nations Unies ont lancé le mardi 10 avril 2012 un appel contre "l’indifférence générale".
Selon Anthony Lake, Directeur Exécutif de l’UNICEF, il y a une "certaine lassitude dans l'opinion publique à propos du Sahel, une fois de plus, on assiste à une famine, une fois de plus les enfants africains meurent, et les gens sont fatigués d'entendre cela". Et pourtant il est possible de sauver 95% des presque 1,5 millions d’enfants souffrant de malnutrition sévère dans cette région, note Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. Il suffit pour cela "d'ouvrir des centres de soins disponibles 24 heures sur 24, ainsi que des cliniques ambulantes, où l'on pourra traiter les cas de diarrhée, de pneumonie, de malaria et de méningite", poursuit-elle. Quant à Antonio Guterres, Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, il regrette le fait que "cette région ne suscite que peu d'intérêt de la part des médias", qui sont "concentrés sur la Syrie".
Mais dans une analyse plus étendue, ce sentiment d’indifférence générale concerne également la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine (UA). Ces deux organisations, sous-régionale pour l’une et régionale pour l’autre, se sont mobilisées ces dernières semaines autour de questions dans la région : les dernières élections présidentielles au Sénégal avec les craintes de basculement dans une violence généralisée qui ont été balayées du revers de la main par la maturité du peuple sénégalais, les menaces de la secte Boko Haram au Nigeria, mais surtout la situation politique et militaire au Mali depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012. Sur ce dernier dossier, la CEDEAO en première ligne s’est fortement mobilisée pour que, moins de trois semaines après ce putsch, l’ordre constitutionnel soit rétabli au Mali avec l’investiture cette semaine du Président de l’Assemblée Nationale comme président de la République par intérim.
Mieux, l’organisation sous-régionale reste engagée pour la « libération totale » du Mali également confronté à une partition sachant que son le Nord du pays est actuellement contrôlé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA).
Bref, le Sahel préoccupe la CEDEAO et l’UA mais tout simplement parce qu’elle est devenue la nouvelle poudrière africaine, comme le note Courrier International.
Mais rien, absolument rien ne semble être réellement fait au niveau de ces deux organisations face à la crise humanitaire dans le Sahel. C’est un peu comme si l’Afrique semble emprunter de nouveau la voie erronée du silence, voire du déni pour ne pas dire de l’indifférence, comme ce fut d’abord le cas en 2011 avec la crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique.
Aujourd’hui donc nous voulons lancer un message à l’Afrique, à la CEDEAO et à l’UA : le monde vous regarde, vos enfants du Sahel vous regardent.
© UNICEF/NYHQ2012-0190/Olivier Asselin -Niger, 2012
« Prête ta jambe » à la campagne contre les mines
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Ce mercredi 4 avril 2012 est célébrée la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte anti-mines. Pour la commémoration de cette journée, l’Organisation des Nations Unies (ONU) lance la Campagne « Prête ta jambe ».
Comme on peut le lire sur le site des Nations Unies, il s’agit d’une campagne «qui encourage les gens à travers le monde à faire un geste simple mais symbolique : retrousser une jambe de pantalon ou une manche pour lutter contre les dommages que les mines continuent à causer, tout en affirmant sa solidarité avec tous les survivants de mines terrestres et de restes explosifs de guerre».
Mais qu’est ce qu’une "mine" ou encore une "mine antipersonnel" ? Certes, la définition est un peu technique, mais l’Article 2 de la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, encore appelé "Traité d’Ottawa", adopté le 18 septembre 1997, nous permet de mieux comprendre le danger que représentent les mines. Ainsi, par "mine" il faut comprendre « un engin conçu pour être placé sous ou sur le sol ou une autre surface, ou à proximité, et pour exploser du fait de la présence, de la proximité ou du contact d'une personne ou d'un véhicule ». Quant à la "mine antipersonnel", il s’agit d’«une mine conçue pour exploser du fait de la présence, de la proximité ou du contact d'une personne et destinée à mettre hors de combat, blesser ou tuer une ou plusieurs personnes».
Selon le Comité International de la Croix Rouge (CICR), « bien que des progrès aient été accomplis, de grands défis subsistent, en particulier l’élimination des mines qui restent sur le terrain et l’atténuation des souffrances des blessés ». A ceux-ci, s’ajoutent l’emploi aujourd’hui encore de ces armes désormais non conventionnelles. C’est par exemple le cas de la guerre en Lybie l’année dernière où, selon les Nations Unies, les forces de Kadhafi ont enterrés 10 000 mines mortelles qui menacent aujourd’hui la population de manière quotidienne.
Dans la pratique, le travail de déminage ne se limite pas à la mise hors d’état de nuire de ces engins. Sur le site de l’Equipe de lutte antimines des Nations Unies, nous lisons que « la lutte antimines ne consiste pas uniquement à éliminer les mines terrestres sur le terrain. Elle comprend des mesures qui vont de la prévention contre le danger dans un environnement miné à la promotion d’un monde sans mines ».
Cette journée du 4 avril 2012 se présente donc comme une nouvelle occasion de rappeler que la question des mines reste un problème encore permanent dans beaucoup de territoires sur notre planète et pour de millions de personnes qui y sont exposées. En plus, c’est aussi une opportunité pour exprimer, comme le note si bien le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-Moon, notre soutien et notre compassion pour les survivants. Alors n’oublions pas : prêtons nos jambes et demandons à nos proches d’en faire de même.
@flickr.com/photos/unamid-photo/7037916827/sizes/m/in/pool-1900413@N25/
© UNICEF/NYHQ2007-2643/Ron Haviv -Sri Lanka, 2007
Sidaction 2012 : Ensemble nous avons le pouvoir de faire reculer le sida
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« Faire avancer la recherche » et « soutenir les malades ». Voici les deux messages clés justifiant la tenue de Sidaction qui se déroule les 30, 31 mars et 1er avril 2012. Dans un contexte de réduction des financements, justifié nous dit-on par l’argument peu convainquant de la crise économique et financière de ces dernières années, et de croissance de la demande, la mobilisation et l’engagement des populations et autre citoyens est encore plus nécessaire. Ce spot sans commentaires en off, avec des mimes réalisés par différents acteurs, est là pour signifier symboliquement mais avec toute la force de l’engagement que malgré le contexte actuel une valeur doit subsister : la Solidarité.
Des questions légitimes que se posent certainement encore des personnes méritent d’être relevées ici : Mais où vont les dons recueillis à chaque Sidaction ? Comment sont répartis les fonds collectés ?
Sur le site de Sidaction (l’organisation), nous notons que 70 % des fonds collectés sont consacrés aux missions sociales, 20 % financent les frais de collecte et 10 % couvrent les frais de gestion. Plus concrètement, grâce aux dons collectés en 2011, 99 jeunes chercheurs ont été financés pour un montant de près de 3 millions d'euros, plus de 35 000 personnes ont eu accès aux traitements grâce aux structures de santé soutenues par Sidaction et 14 programmes d'hébergement ont été financés en France.
Bref, les fonds collectés servent vraiment à quelques chose. Soyons donc nombreux à nous mobiliser et à mobiliser notre entourage, jusqu’au 11 avril 2012 (pour les appels) et bien au-delà. Les dons sont attendus par appel au "110" ou sur www.sidaction.org.
De l'eau pour les enfants: petit état des lieux
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« Le temps des solutions ». Tel a été le thème du 6ème Forum Mondial de l’eau qui s’est tenu du 12 au 17 mars 2012 à Marseille (sud de la France). Quelques jours après ce forum qui a réuni 35 000 personnes (selon les organisateurs), La Voix des Jeunes s'intéresse à la question de l’eau et la sécurité alimentaire.
Mais d’entrée, il importe de faire un petit état des lieux. Selon le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les efforts de ces dernières années pour un meilleur accès à l’eau portent leurs fruits, même si la situation est différente au niveau de l’assainissement.
Faisant référence à un rapport conjoint publié le 6 mars 2012, le site Action-Environnement.com relève que, selon ces deux agences des Nations Unies, «l'Objectif du millénaire pour le développement (OMD) fixé par l'ONU en 2015, visant à réduire de 50% la population n'ayant pas accès à l'eau potable, a d'ores et déjà été ''atteint'' en 2010 ». En effet, continue l’article, « 89% de la population mondiale, soit 6,1 milliards de personnes, avaient accès à "des sources améliorées d'eau potable" à la fin de l'année 2010. L'objectif était de 88%. Ainsi, si cette tendance se confirme, l’UNICEF et l’OMS estime que ce chiffre devrait s'élever à 92% en 2015 ». Cela dit, le Directeur Exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake, rappelle qu’au moins 11% de la population mondiale, soit 783 millions de personnes, n'ont toujours pas accès à de l'eau potable.
Dans "La situation des enfants dans le monde 2012 : les enfants dans un monde urbain", l’UNICEF nous donne une idée de la situation de l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissements améliorés. Quoi de plus normal quand on sait que « le manque d’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement augmente les risques de maladies, de malnutrition et de décès qui pèsent sur les enfants ».
Tout d’abord, ce rapport de l’UNICEF rappelle les données du retour sur investissement communiquées par l’OMS. Ainsi, « 1 dollar É.-U. dépensé pour améliorer l’approvisionnement en eau et l’assainissement génère au moins 5 dollars, et parfois même jusqu’à 28 dollars de bénéfices économiques selon les conditions locales. En outre, investir dans la promotion de l’hygiène, l’assainissement et les services d’eau constitue l’un des moyens les plus économiques de réduire la mortalité infantile ». Le manque d’investissements dans ce domaine contribue donc à renforcer la précarité et les risques de survie des enfants qui sont touchés.
Ainsi, « l’eau insalubre, les mauvaises conditions d’assainissement et d’hygiène font chaque année de nombreuses victimes. On estime que 1,2 million d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans des suites de la diarrhée ». La situation semble plus préoccupante dans les zones urbaines pauvres, comme les bidonvilles et autre quartiers précaires, qui sont plus exposées à la contamination fécale. Cela s’explique par « le surpeuplement », ainsi que par « un approvisionnement en eau et une couverture en assainissement insuffisants » sur ces sites.
Pour l’UNICEF, les problèmes dans ce domaine peuvent aussi s’expliquer par le fait que « les définitions officielles de la pauvreté ont également tendance à négliger le coût des besoins non alimentaires, de sorte que les seuils de pauvreté appliqués aux populations urbaines prennent insuffisamment en compte le coût des transports, des loyers, de l’eau, de l’assainissement, ainsi que les frais de scolarisation et de santé ». La pérennisation des acquis demande donc des efforts à plusieurs niveaux.
© UNICEF/NYHQ2011-1725/Warrick Page - Pakistan, 2011
Non, l’Afrique n’est pas allergique à la démocratie!
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Heureux et fiers, nous sommes nombreux à l’être après le second tour de l’élection présidentielle au Sénégal. L’apaisement global qui a entouré ce scrutin mais surtout l’alternance démocratique et pacifique qu'il entraîne véhiculent un message fort: l’Afrique n’est pas si allergique à la démocratie qu’on le croit !
Et la démarche du Président Wade de ne faire aucune "résistance" en appelant le "Président" Macky Sall pour le féliciter de sa victoire, trois heures seulement après la fermeture des bureaux de vote, vient préserver l’image du Sénégal : celle d'une démocratie modèle en Afrique francophone, comme le note un article sur Slate Afrique.
Cela dit, la démocratie reste un véritable chantier au Sénégal comme ailleurs,. Durant les douze années de "règne" du Président Wade, ce ne sont pas moins de quinze révisions de la constitution qui ont été réalisées, selon les observateurs assidus de la situation politique sénégalaise. Que dire également de ce projet controversé de révision en date du 23 juin 2011 (qui donna naissance au Mouvement anti-Wade du même nom) : l’élection du président de la République à partir de 25% des suffrages obtenus par le candidat et l’institution d’un ticket présidentiel "Président+Vice-président" comme aux Etats-Unis. La forte mobilisation de l’opposition, ajoutée au peu d’enthousiasme de nombreux députés même issus du parti Président Abdoulaye Wade, ont poussé ce dernier a retiré son projet de révision moins de quarante-huit-heures après l’avoir annoncé.
En plus, et sans vouloir éclipser la portée plus que symbolique de cette deuxième alternance démocratique et pacifique que connait le Sénégal depuis notre entrée dans ce troisième millénaire, il est important de noter que ce second tour était comparable à un référendum "pour ou contre Wade"**. La forte mobilisation des populations, avec malheureusement cette escalade de violence qui a marqué le pays quelques semaines avant le premier tour, et qui ont occasionné une dizaine de morts (ne l’oublions pas), sont riches d’enseignements. Nous en retiendrons deux.
Tout d’abord, comme le notait entre autres le Professeur Augustin Loada (Directeur exécutif du Centre pour la Gouvernance Démocratique –CGD- au Burkina Faso) sur les ondes de RFI ce 26 mars au matin, les leaders africains doivent intégrer dans la définition de la démocratie une dimension sociale et économique : le coût élevé des denrées de grande consommation, le problème de l’électricité, la cherté de la vie en générale, la corruption galopante, le gaspillage des deniers publics avec le train de vie excessif de l’Etat, l’"arrogance assumée" des dirigeants (et de leurs proches) qui baignent dans l’aisance avec l’argent des contribuables pendant que ceux-ci sont de plus en plus nombreux à tenter de survivre au quotidien. Tels sont les principaux griefs faits au régime Wade par les opposants. Le second enseignement, c’est surtout le message ferme et sans aucune ambigüité du refus du supposé projet de dévolution monarchique que préparait le Président Wade au profit de son fils (Karim, qui était déjà à la tête d’un super ministère).
Ces derniers mois, le peuple sénégalais a confirmé sa maturité. Sa société civile a quant à elle consolidé encore plus son rôle de contre-pouvoir. Elle informe le Président Macky Sall, à peine élu, qu’il n’aura non seulement pas de période de grâce mais aussi qu’il devra démontrer qu’il mérite la confiance placée en lui. Bref, le Sénégal nous dit que la démocratie peut prospérer en Afrique.
© UNICEF/NYHQ2008-1780/Giacomo Pirozzi - Senegal, 2008
Sénégal : Le bulletin de vote, la véritable alternative à la violence
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Deux jours. Voilà le nombre de jours qui nous sépare de ce très attendu second tour de l’élection présidentielle au Sénégal. Un rendez-vous important certes pour le peuple sénégalais, surtout pour ceux figurant sur la liste électorale, mais aussi pour bien d’observateurs indépendants dans le monde. Cette élection est également un rendez-vous clé pour la démocratie et pour la stabilité politique du pays. Et les principaux acteurs de ce second tour restent évidemment les deux candidats en lice : face à Maître Abdoulaye Wade, le Président sortant au pouvoir depuis 12 ans, se trouve son ancien ministre et Premier ministre Macky Sall.
Mais revenons un peu en arrière, sur le premier tour pour analyser deux éléments. Tout d’abord, lors du premier tour qui s’est déroulé le dimanche 4 mars dernier, le peuple sénégalais a donné une véritable leçon au monde. En effet, face à la tension qui allait crescendo dans tout le pays et aux craintes légitimes de basculement dans une violence en marge du vote, le peuple sénégalais nous a servi autre chose, avec un grand plaisir. En lieu et place des troubles, c’est plutôt dans un climat globalement apaisé que les Sénégalais ont voté. Cette maturité est tout à leur honneur et il importait de le noter ici.
Mais l’autre élément sur lequel nous voulons nous étendre le plus c’est essentiellement le taux de participation. En effet, environ un Sénégalais sur deux a décidé de resté chez lui lors du premier tour. Environ la moitié des personnes appelées aux urnes a fait le choix de laisser la responsabilité à une partie des citoyens de décider au nom de tous.
Paraphrasant la célèbre et intemporelle formule d’Abraham Lincoln, rappelons que la démocratie est "le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Autrement dit, le pouvoir appartient au peuple dans un régime démocratique. Les dirigeants ne font que l’exercer momentanément (normalement). Pour être légitime, un régime dit démocratique doit être en concordance avec au moins la majorité de la population. Tout le monde ne pouvant voter, il importe que la grande majorité, et pourquoi pas la totalité des personnes inscrites sur la liste électorale, exerce ce devoir civique. Ce ne fut pas vraiment le cas lors du premier tour au Sénégal.
A quelques heures de ce très attendu second tour, nous voulons nous associer aux différentes voix appelant la population électorale à sortir ce dimanche 25 pour exprimer massivement son choix. Non seulement ceux qui ont voté au premier tour doivent sortir de nouveau et sensibiliser ceux qui ne l’ont pas fait quelques semaines plus tôt. Dans un contexte politique très sensible, et dans cette période où foisonnent bien souvent des propositions et autres promesses plus fantaisistes qu’hasardeuses, la seule arme dont dispose le citoyen, c’est son bulletin de vote. Le bulletin de vote est la véritable alternative à la violence. Evidemment, nous parlons de vote utile, et non de vote blanc (aucun choix opéré par le votant) ou de vote invalide (parce que le votant a mal rempli son bulletin). L’avenir du Sénégal en dépend, ne serait-ce qu’en partie.
© UNICEF/NYHQ2010-0909/Ricci Shryock - Senegal, 2010
Drame de Toulouse : les partisans de la peine de mort ont-ils complètement tord ?
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On aura beau avoir en soi la fibre des droits de l’homme, être le plus grand des défenseurs du respect de la dignité humaine (quelques soient les circonstances), après le drame de Toulouse de ce lundi 19 mars 2012, je doute fort qu’on puisse répondre avec la même vigueur que d’habitude à cette question si elle nous était posée en ce jour : les partisans de la peine de mort ont-ils complètement tord ?
Les faits son lourds et terribles, vu la monstruosité qui les caractérise. Mais il importe que nous les rappelions encore ici.
Ce lundi 19 mars 2012, un individu a «exécuté de sang-froid» trois enfants et un enseignant au sein d’une école juive de la ville de Toulouse, dans le Sud-ouest de la France. Exposant le déroulé de ce drame, un article du quotidien français Le Monde mentionne qu’une fois arrivé sur les lieux, « l'homme s'arrête à quelques mètres du portail. Il descend, calmement, de son deux-roues, prend le temps de mettre la béquille. Puis il s'avance vers l'entrée de l'école, avec à la main un mini-Uzi, un pistolet-mitrailleur de calibre 9 mm ». Après avoir traversé le portail de l’établissement, qu’il crible de balles, et s’être muni d’une autre arme (un Colt 45, de calibre 11.43), « il tire sur Jonathan Sandler, 30 ans et ses deux fils, Arieh, 6 ans, et Gabriel, 3 ans. [...] Jonathan Sandler et ses fils s'effondrent. Ils ont été abattus à bout portant ».
Pour montrer la détermination qui est la sienne, notre criminel rattrape une fillette de 8 ans qui cherchait à s’éloigner de la scène et à se mettre certainement en sécurité. L’article de Le Monde nous dit que « dans la cour de l'établissement, l'homme attrape [cette] fillette par les cheveux. Il lui tire une balle dans la tête. A bout portant, encore ». Et regagnant son scooter pour s’en aller, il tire et blesse gravement un autre jeune de 17 ans.
Nous sommes d’accord, que dans le sillage de l’exécution du célèbre prisonnier Troy Davis, nous avons présenté sur notre blog 5 faits (connus ou non connus) sur la peine de mort. Parmi ceux-ci, nous avons montré que contrairement aux arguments des partisans de la peine de mort, les données disponibles montrent qu’elle n’a pas l’effet dissuasif souhaité auprès des populations.
Cela dit, tout en incluant dans notre interrogation le cas de la tuerie de Norvège de juillet 2011 où Anders Behring Breivik a massacré froidement une centaine de personne dont essentiellement des jeunes, le drame de Toulouse pose à nouveau une question toute simple en la forme :
Doit-on garder et entretenir dans les prisons (et donc aux frais du contribuable) des personnes qui, du fait d’actes d’une violence extrême et d’une monstruosité assumée, ont démontré qu’elles n’adhèrent pas aux fondements élémentaires d’une société et de l’humanité toute entière? Et qui de surcroît ne semblent pas regretter, après leur arrestation, les actes monstrueux qu’elles ont réalisés?
Nous attendons vos commentaires.
@Image de Toulouse sur Flickr, postée par Max.Bth
«Notre jeunesse doit être une jeunesse de révolution et non de révoltés»
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Il y a peu nous avons publié une Interview de K-mal, un slameur béninois qui milite au nom de l'organisation No Limit Generation . Aujourd'hui, La Voix des Jeunes vous présente une interview de Steeve Wallace, le coordinateur de cette association. Il nous fait part de sa foi en une jeunesse active et consciente.
1-Présentez-nous brièvement "NO LIMIT GENERATION"
No Limit Generation est une organisation communautaire qu’un ami-frère (Jean Richard Blekes Nadohou qui vit actuellement aux Etats-Unis) et moi-même avons créée en juillet 2011. Elle est composée de plusieurs jeunes africains et vise une active participation de la jeunesse dans le développement des communautés. Nos domaines d’action sont la santé, l’éducation, la culture, les sports et loisirs.
2 – Qu’avez-vous réalisé depuis votre création et implantation au Bénin ?
Depuis juillet 2011, nous avons réalisé plusieurs choses, notamment la campagne « 1 verre de trop » pour sensibiliser les jeunes à s’abstenir de conduire en état d’ivresse après leurs virées nocturnes ; l’opération « Sang donné-Vie sauvée » organisée à la banque de sang du Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou qui a permis de collecter plus de 300 poches de sang en décembre 2011.
Nous avons également produit la chanson « Assume Ta Jeunesse », composée par le slameur béninois K-mal, et avons participé à plus d’une trentaine de soirées et évènements en tous genres où nous avons pu faire passer nos messages.
Afin de mieux véhiculer notre appel à l’éveil des consciences, nous confectionnons des Tee-shirts thématiques ("Noir de peau, pas noir dans la tête" ; "Allume ton cerveau", etc.).
3- Comment voyez-vous l’avenir des jeunes africains dans ce contexte de pauvreté et de guerre ?
La jeunesse d’aujourd’hui sera celle qui aura le pouvoir demain. Elle doit prendre conscience dès aujourd’hui de cet enjeu et assurer une relève de qualité dès aujourd’hui. C’est la seule condition pour espérer mieux faire que nos aînés dont nous critiquons la gestion actuelle de nos pays.
Les jeunes sont au cœur de la récente révolution au Maghreb [Ndlr, "Le printemps Arabe"] et nous savons tous quelles en ont été les conséquences. Notre jeunesse doit être une jeunesse de révolution et non de révoltés, comme le dit si bien K-mal .La jeunesse d’Afrique peut et se doit de changer le cours de l’histoire et le visage du continent.
4- Comment les jeunes peuvent-ils contribuer à façonner leur avenir?
Premièrement, les parents doivent scolariser et communiquer avec leurs enfants sur les problèmes de la vie courante car l’éducation de l’homme est fondamentale pour réussir le développement. Les jeunes doivent quant à eux réaliser des actions concrètes de développement dans leurs communautés. Ainsi, ils doivent plutôt voter pour la personne la plus digne de les représenter au parlement, afin de les servir et non les asservir. Enfin, nos aînés doivent adopter des comportements exemplaires pour être de bons modèles pour les jeunes.
5- Quelles sont les perspectives de "No Limit Génération" ?
Déjà, nous continuerons à promouvoir le clip "Assume ta Jeunesse" afin que le message d’éveil atteigne le maximum de jeunes africains. Nous prévoyons également d'installer des cellules actives de No Limit Generation et de faire équiper les bibliothèques publiques dans la plupart des capitales africaines. Nous comptons évidemment continuer à réaliser des actions concrètes sur le terrain en 2012 (comme par exemple la deuxième édition de l’opération « Sang donné –Vie sauvée » ainsi qu'une opération de sensibilisation sur la perte des valeurs identitaires, le civisme, …). La lutte contre la fuite des cerveaux du continent nous intéresse également.
Bref, nous essaierons d’être toujours là où sera une jeunesse qui doit agir ou se faire entendre.
Contact: https://www.facebook.com/nolimitgenerationofficiel
@Images de "No Limit Generation"
La terre tremble toujours pour les habitants de Fukushima
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Vendredi 11 mars 2011, 14h46. Voici une date qui restera longtemps gravée dans la mémoire collective du peuple nippon. Ce jour-là, le Japon a subi un séisme sans précédent, suivi d’un effroyable tsunami, qui a mis tout le "Pays du soleil levant" à genou. Les télévisions du monde entier diffusent des images terribles des vagues de quinze mètres de haut qui balaient la côte Est du Japon et de ce qu’il en reste après leur passage. Le bilan est lourd : près de 20 000 morts et disparus, des centaines de maisons détruites et de nombreux dégâts matériels estimés à des dizaines de milliards de dollars.
Pour ne pas arranger les choses, ce tremblement de terre a débouché sur une catastrophe nucléaire à la suite de l’explosion d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, dans le Centre-Nord de l’Ile de Honshu. Comme beaucoup de médias, d’organisations humanitaires et autres simples civils dans le monde entier, La Voix des Jeunes a été émue par ce drame et s’est mobilisée autour de ce sujet. Nous nous sommes d’abord intéressés à l’impact de cette catastrophe nucléaire sur la situation des enfants de Fukushima. Nous avons également suivi l’évolution de la situation sur place au Japon où le contexte, cent jours après ce drame, était marqué par le chaos et la discrimination des victimes. Enfin, nous n’avons pas manqué d’aborder l’actualisation du débat de la sortie ou non du nucléaire qu’a produit ce séisme.
Un an après ce drame, une question mérite d’être posée : que sont devenus les survivants, les rescapés de Fukushima ?
Cette question trouve tout son sens quand on lit l’opinion de l’éditorialiste Michael Hanlon sur le site de Courrier International. Dans l’article "Tsunami : 20 000 morts - Fukushima Daiichi : zéro mort", il montre, entre autres, comment la catastrophe nucléaire qui a suivi ce séisme et son tsunami, ont transformé les journalistes en des « experts en terminologie des catastrophes nucléaires »; oubliant du coup « les vraies victimes – les quelque 20 000 personnes qui avaient perdu la vie – au profit d’un sujet nucléaire alarmant ».
Sur le terrain, la situation reste alarmante pour des centaines de Japonais affectés par ce séisme. L’image du chaos née après le passage du tsunami a été simplement ... retouchée. Comme le montre ce reportage de la chaîne française TF1 dans le petit port de Minamisanriku, la situation est loin d'être redevenue normale. Les débris jonchent, enfin "ornent" encore la ville voire même des bâtiments, de nombreuses personnes vivent encore dans des conditions et sur des sites d’accueil dits provisoires. Bref, on semble être encore, et à bien des égards, au 18 mars 2011, sept jours après le cocktail séisme-tsunami.
Ce dimanche 11 mars 2012, c’est tout un peuple qui dans un silence et une simplicité ne nécessitant aucun commentaire, comme l’a si bien compris la chaîne de télévision Euronews, a commémoré ce drame. Ce sont également des survivants et autres rescapés qui renouvellent leur espérance en des lendemains meilleurs. Un vœu qui, apparemment, risque de prendre un peu plus de temps qu’annoncé, malheureusement.
© UNICEF/NYHQ2011-2270/Giacomo Pirozzi - Japan, 2011
L’analphabétisme, principal frein de la femme en milieu rural
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Les femmes rurales, si on leur en donnait la possibilité et si elles bénéficiaient du même accès aux ressources productives que les hommes, pourraient augmenter les récoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à 30%, permettant de sortir de la famine 100 à 150 millions de personnes, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Source: http://www.rfi.fr/afrique/20120308-journee-internationale-femme-le-role-crucial-femme-rurale-8-mars
Le 5 septembre 1995, Hillary Clinton, alors Première Dame des Etats-Unis d’Amérique, s'est exprimée lors de la Session plénière de la 4e Conférence des Nations Unies sur la femme qui s’est tenue à Beijing, en Chine. Dans son intervention, elle notait que «nous avons appris dans le monde entier que lorsque les femmes sont en bonne santé et éduquées, leurs familles prospèrent». Cette vérité est encore plus exacte aujourd’hui encore alors que le monde célèbre la Journée internationale de la Femme en ce 8 mars 2012.
Cette année, la femme en milieu rural est au cœur de cette célébration. Et le thème retenu en exprime parfaitement le fondement : «l’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels».
Dans l’article que nous partageons avec vous, Radio France Internationale (RFI) présente le rôle crucial des femmes en milieu rural. Nous y lisons que «le principal obstacle qui empêche la femme, surtout en milieu rural, d’accéder à une ascension dans le domaine économique et social est l’analphabétisme». Et l’article présente dans ce sens le cas des femmes en milieu rural en Angola.
Sauvons les enfants talibés!
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Selon l’UNICEF, le Sénégal est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à avoir mis en place une institution indépendante avec médiateur chargée de promouvoir les droits des enfants. Il pourrait également devenir le premier pays d’Afrique à réussir à éradiquer cette pratique néfaste que sont les mutilations génitales féminines. Malgré ces progrès, le Sénégal a encore du chemin à faire en matière de protection de l'enfant.
Lors de quelques brefs séjours effectués à Dakar, capitale du "Pays du Lion de la Teranga", j’ai chaque fois été intrigué (et suis sûr de n’être pas le seul dans ce cas) par le phénomène dit des « enfants talibés ». Mais qui sont au juste les talibés ?
Signifiant « disciple » ou « élève apprenant le coran », les talibés sont des enfants, bien souvent âgés d’à peine 3 ans, issus de familles pauvres, qui sont envoyés chez des marabouts afin de suivre une éducation coranique. "Education" accompagnée d'une initiation pratique à la vie communautaire et de l'acquisition du sens de l'humilité, et de l'endurance à toutes sortes d'épreuves. En contrepartie, les marabouts reçoivent des biens matériels, des prestations de services et aussi de l'aide potentielle de leurs élèves à leur profit, comme les travaux domestiques. Mais cette théorie s’exprime autrement dans la pratique.
Accompagné d’un diaporama commenté sur leur site, Human Rights Watch note que qu’«au moins 50 000 enfants fréquentant des centaines d’internats coraniques (daaras) au Sénégal sont soumis à des conditions qui s’apparentent à de l’esclavage. Leurs professeurs (marabouts), qui font office de tuteurs de facto, les soumettent à des formes souvent extrêmes de maltraitance, de négligence et d’exploitation. Transférés de leurs villages du Sénégal et de Guinée-Bissau, les enfants, appelés talibés, sont forcés à mendier parfois jusqu’à 10 heures par jour ».
En plus des conditions de vie inacceptables dans lesquelles ils sont exploités et survivent, ces enfants sont bien souvent soumis à des traitements inhumains.
Dans l’article "La détresse des enfants talibés" publié sur le site de Sentinelles, une organisation internationale « au secours de l’innocence meurtrie », l’histoire du petit Modou nous est exposé en guise d'illustration. Il a été recueilli par des femmes de retour d’un marché dans la ville de Kaolack qui ont été attirées par ses grimaces de douleur. « Elles l’ont interpellé et lui ont enlevé ses vêtements: ce fut l’horreur!, note l’article. Son dos était couvert de blessures pleines de pus et complètement infectées. Sa cuisse gauche était très enflée et son ventre présentait des lésions sévères. Pressé de questions, Modou, 7 ans, avoue avoir été battu par son marabout et son adjoint pour avoir utilisé une partie de sa recette de la mendicité, l'équivalent de 20 centimes suisses, afin de se payer à manger. Il ne savait pas que cela était interdit et l'a donc appris à ses dépens ».
Si pour Morou, l’affaire a été portée devant le Tribunal de Kaolack qui a condamné le Marabout à une peine de prison ferme et au paiement d’indemnités, et a permis à Morou de prendre le chemin de l’école publique, cela reste encore une exception. Face à la réelle pratique du concept de talibé, nous ne saurons et ne devons nous taire. Notre silence serait peu compréhensible.
© UNICEF/ITAL2010-0009/Alessandro Longobardi - Sénégal, 2010
À Abidjan, je vis à "Gobelet" ou à "Washington"...
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Si je vous dis « Gobelet » ou « Washington », vous me direz certainement que l’un est un récipient qui sert à boire et l’autre la capitale politique des Etats-Unis d’Amérique. Et vous aurez parfaitement raison. Mais à Abidjan, ces deux mots donnent une autre réalité très loin de ces définitions : celle des bidonvilles et autres quartiers précaires.
Et oui, Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, est remplie de bidonvilles et autres quartiers précaires qui rivalisent en dénomination et en taille : en plus de « Gobelet » et « Washington », nous avons également « Wassakara », « Boribana », « Mon mari m’a laissé », « Yaoséhi », « Chicago », ou encore « Adjoufou ». Et il ne s'agit là que d'un échantillon. Les données, selon différentes sources, nous donnent des chiffres qui varient entre 70 et 75 sites dans le district d’Abidjan (regroupant les 10 communes de cette ville plus trois autres communes environnantes). Toutes les communes de la « Ville lumière », comme elle fut appelée durant les fêtes de fin d’années 2011, sont concernées. La commune « chic » de Cocody en hébergerait plus d’une dizaine, dont les plus connues sont « Gobelet », « Washington » et « **Chicago ».
Dans ces bidonvilles et autres quartiers précaires, ce sont des centaines de milliers de familles et donc d'enfants qui vivent au quotidien dans des conditions sanitaires, sécuritaires et environnementales déplorables : indécence des habitats, accès à l’eau potable pas toujours garanti, absence de sanitaires réglementaires, forte exposition aux maladies liées à l’eau et à l’hygiène environnementale, en partie justifiée par des lacs privés quasi-permanents qui sont alimentés par les eaux usées (ménagères, des pluies et autres). N’oublions pas de noter que beaucoup de ces sites se situent dans des zones dites non-constructibles.
Le coût élevé de la vie, singulièrement du logement, la précarité des « petits travailleurs » avec des rémunérations très faibles qui ne permettent pas toujours de faire plus que la « mort-subite » [un seul repas par jour] contraignent beaucoup de parents à "choisir", et là encore il faudra voir si c’est un choix facultatif, de vivre dans ces zones. L’essentiel étant d’offrir un semblant d’abri à leur famille et progéniture. Enfants qui finissent bien souvent comme vendeurs à la sauvette sur les différentes voies d’Abidjan, loin des tables et bancs des écoles susceptibles d’accroître leurs chances de se construire un avenir sécurisé.
Dans son numéro 2576 S (pour la période du 23 au 29 mai 2010), "Spécial Abidjan", l’hebdomadaire international Jeune Afrique, n’avait pas manqué d’abordé ce sujet. Et l’article "Abidjan, retour vers le futur" en est une parfaite illustration : « Quel avenir pour Abidjan ?, se demande le journaliste de Jeune Afrique. Les urbanistes parlent de l’émergence d’un "monstre urbain" dont les autorités, dépassées par la poussée démographique impressionnante, ne contrôlent plus l’essor. De 4 millions d’habitants aujourd’hui [Ndlr 2010], elle devrait passer à 10 millions d’habitants en 2050. La ville est engorgée, insalubre. A la saison des pluies, la mort rôde : maladies, éboulements de taudis, il est urgent de réagir ».
Une solution facile et magique n’existe pas, nous en convenons volontiers. Mais des efforts doivent être consentis par les différents acteurs concernés pour ouvrir des pistes de solutions durables qui permettront d’éloigner les enfants de la cruauté des bidonvilles à Abidjan, … et ailleurs.
© UNICEF/NYHQ2011-0049/Olivier Asselin - Cote d'Ivoire, 2011
«La jeunesse est la solution et non le problème»: interview de K-mal RADJI, slameur béninois qui assume sa jeunesse
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Début février 2012, le mouvement "No Limit Génération" a partagé avec toute notre communauté le clip officiel d’une chanson intitulée "Assume ta jeunesse". La Voix des Jeunes ouvre ses colonnes au compositeur de cette chanson, le slameur béninois K-mal RADJI. "Griot des temps modernes, poète urbain" comme il se définit, cet artiste-engagé partage avec nous ses convictions et son engagement.
1. Qu’est-ce qui a guidé votre orientation vers le slam ?
Je veux être le porte-voix des opprimés, d’une jeunesse muselée. Je veux pouvoir m’exprimer librement et dire tout haut ce que pensent tout bas les gens de la communauté dans laquelle je vis. Au regard de mes influences artistiques, j’avais à choisir entre le Rap et le slam. Et j’ai choisi le slam.
2. Pourquoi avez-vous réalisé la composition "Assume Ta Jeunesse" ?
"No Limit Génération" est une organisation communautaire de jeunes qui aspirent à un éveil et à un activisme plus poussé de la jeunesse africaine. Le coordinateur de cette organisation m’a contacté pour écrire un texte d'éveil de conscience de la jeunesse. Ce que j’ai accepté. Et le slam "Assume ta jeunesse" est né.
3. Au-delà de cette chanson, comment se manifeste votre engagement dans votre communauté ?
Mon engagement s’exprime d’abord dans mes textes. Je ne veux pas rester un colonisé comme certains… Je veux pouvoir vivre dignement, librement. Je ne demande pas grand-chose ; alors si des gens me refusent ce rêve, je les empêcherai de dormir… J'organise également avec un ami (qui se prénomme Thibault), le Festival BENIN SLAM pour donner la parole aux jeunes de mon pays et leur parler de ce qu'il ne voit pas souvent, ou de ce qu’ils n’entendent pas souvent. Je suis également actif dans les actions et autres initiatives de "No Limit génération".
4. Comment vivez-vous votre vie de jeune artiste engagé ?
En tant que jeune, il est très facile de tomber dans les travers du succès, il est plus difficile de gérer la force du message qu’on apporte à une génération. On est tenté de faire beaucoup de choses, de résister aux gens qui veulent t'utiliser par exemple corriger leur image. Mais moi je garde la tête sur les épaules car je ne suis pas à vendre. Je veux donner l’exemple, être un modèle pour les petits frères.
5. Quel message souhaitez-vous lancer à la jeunesse afin qu’elle "assume sa jeunesse’’?
ASSUMER SA JEUNESSE, c'est poser des actes, avoir le cerveau allumé par la connaissance car il faut briser la logique de ceux qui disent que pour cacher quelque chose à un noir il faut le mettre dans un livre.
ASSUMER SA JEUNESSE c'est refuser l'impérialisme en encourageant au mieux la consommation locale. C’est oser rêver l'Union Africaine, c'est être un acteur de développement au sein de sa communauté. C’est refuser la passivité car pour moi la jeunesse est la solution et non le problème. Nous pouvons changer les choses et rendre possible l’impossible.
@crédits photo No Limit Generation
Ma langue maternelle, mon identité
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«Le multilinguisme est notre allié pour assurer une éducation de qualité pour tous, promouvoir l'inclusion et la lutte contre les discriminations. La construction d’un véritable dialogue doit commencer par le respect des langues. [...] La diversité linguistique est notre patrimoine commun, et il est fragile. [...] Le multilinguisme est une ressource pour la vie – à nous de l'utiliser pour le bénéfice de tous », a déclaré la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova.
«Parler à quelqu'un dans une langue qu'il comprend, c'est toucher son cerveau. mais lui parler dans sa langue maternelle, c'est toucher son cœur».
Cette phrase, que dis-je, cette belle et profonde pensée de l'illustre ancien président sud-africain et symbole de la lutte contre le système de l''apartheid qui a marqué à tout jamais l'histoire de la "Nation Arc-en-ciel" (l'Afrique du Sud), Nelson Mandela, vient donner tout son sens à la décision de l'Assemblée Générale des Nations Unies de décréter, en novembre 1999, une Journée Internationale de la langue maternelle. L'édition de 2012 de cette Journée peu connue du grand public et qui est célébrée tous les 21 février a eu pour thème « l´apprentissage de la langue maternelle et l´éducation inclusive ».
La proclamation de cette Journée Internationale, selon un document de l'UNESCO, vise à «promouvoir l'action de l'Organisation en faveur de la diversité linguistique et culturelle et du multilinguisme dans tous ses domaines de compétence».
Dans le message qu'elle a adressé à l'occasion de cette célébration, Madame Irina Bokova, Directrice Générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), après avoir cité cette belle pensée de Nelson Mandela (citée plus haut dans le présent texte), a noté que «la langue de nos pensées et de nos émotions est notre bien le plus précieux. Le multilinguisme est notre allié pour assurer l’éducation de qualité pour tous, favoriser l’inclusion et lutter contre les discriminations».
L'article publié sur le site de l'UNESCO, "Un monde sans mots", et que nous vous recommandons ici, vient donc justifier, au-delà de la célébration de cette journée, l'importance pour tous de nous impliquer au quotidien et à quelque niveau que nous soyons, dans la sauvegarde et la pérennisation des langues maternelles ou autres patois. Car c'est un véritable caractère d'identité qui ne saurait qu'aider le monde sur le chemin de la tolérance et de l'acceptation de l'autre.
« J’ai envie d’être utile dans ma vie »
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Afin d’offrir aux jeunes la possibilité de s’impliquer dans ses actions, l’UNICEF France a développé le programme "Jeunes Ambassadeurs". Parmi ceux-ci figure Alexis GUENEL, lycéen en Terminale ES (Economique et Social) au Lycée Alphonse Daudet à Tarascon (Bouches du Rhône – 13). A bientôt 17 ans, ce jeune plein de générosité vient partager avec nous son engagement et sa passion pour un monde plus solidaire et plus juste.
Pourquoi êtes-vous devenu Jeune Ambassadeur (JA) ?
Je souhaite être utile à la communauté. Faire passer le message sur la misère dans le monde est important pour moi. Et l’UNICEF me permet de m’engager effectivement en tant que Jeune Ambassadeur. Aujourd’hui, j’en suis fier et j’assume pleinement mon choix.
Comment se manifeste votre engagement ?
Actuellement, nous préparons un événement sportif pour le 12 mai prochain à Avignon (Vaucluse -84) avec le club de football de l’AC Arles Avignon (Ligue 2). Il s’agira de mieux faire connaître l’UNICEF tout au long d’une journée meublée par des petits tournois de football (4 contre 4), un baby foot géant, des séances de pénalty ; le tout après une contribution de 1 ou 2 Euros des participants. En plus d’offrir une belle fête solidaire au public, des récompenses sont prévues pour les gagnants des différents concours.
Pensez-vous que les JA participent à une meilleure visibilité des enfants les plus en difficultés et influent sur les prises de décisions ?
Non seulement notre action y contribue, mais nous avons également un mot à dire. Nous apportons également de la fraicheur dans le bénévolat où, en général, ce sont des retraités qui sont les plus actifs. Maintenant, nous donnons notre opinion sur la pauvreté dans le monde et attendons que les principaux acteurs concernés agissent et vite car la situation est grave….
Que retenir de la dernière rencontre des JA à Lyon (du 13 au 14 janvier 2012) ?
Plein de choses ! Ça fait plaisir de rencontrer de nombreux jeunes, comme moi, qui ont un sens de la générosité hors du commun, présentant de beaux projets et de belles ambitions. Chacun s’active pour défendre les droits des enfants dans le monde. Cette rencontre, en plus de m’avoir permis de rencontrer Jacques Hintzy (Président d’UNICEF-France) et d’échanger avec des encadreurs également engagés, a changé ma vision de Jeune Ambassadeur.
Quelles suites projetez-vous de donner à votre engagement ?
J’ai envie d’être utile dans ma vie. Etre dans un bureau à spéculer sur les marchés pour devenir riche sans vraiment le mériter ne m’intéresse pas. Je souhaite être actif et aider les gens car je me sens privilégié de vivre dans un pays où je n’ai pas à me battre pour revendiquer mes droits et faire des kilomètres pour aller chercher de l’eau. J’espère devenir, dans quelques années, un membre éminent de l’ONU, pourquoi pas de l’UNICEF. Mon expérience de Jeune Ambassadeur me motive dans ce sens.
PS : Alexis veut bien communiquer avec vous via vos commentaires ou par mail : alex13_06@hotmail.fr
@Photo transmise par Alexis Guenel
En Côte d’Ivoire, la réconciliation ne semble malheureusement pas pour demain
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On le sait tous : la Côte d’Ivoire devra attendre au moins un an encore (la prochaine édition étant prévue en 2013 en Afrique du Sud) avant d’espérer obtenir sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Malgré le potentiel « sur papier » de toute l’équipe ivoirienne, malgré les cinq premiers matchs de cette phase finale qui l’ont sacré meilleure défense et meilleure attaque (zéro buts encaissés, neuf marqués), les Éléphants (nom de l’équipe ivoirienne) ont perdu la finale de la CAN 2012 devant les Chipolopolos ("boulets de cuivre", l'équipe zambienne).
Au bout de la terrible série des tirs-au-but, c’est tout un peuple qui a été plongé dans une profonde détresse tant l’espoir d’obtenir cette deuxième CAN cette année 2012 était grand. Un espoir grand car non seulement ce rêve était caressé depuis vingt ans (la première CAN remportée remontant à janvier 1992), mais aussi parce que nous étions nombreux à croire que cette coupe aurait contribué fortement au processus de réconciliation après la série de crises de ces dernières années, surtout après la dernière et malheureuse crise post-électorale.
C’est donc tout un peuple qui y croyait fermement. Tout le peuple, enfin pas vraiment et c’est là ma plus grande douleur. Et oui, tout le peuple ivoirien ne souhaitait pas cette victoire car des scènes de liesses et de fêtes ont été constatées dans certainement familles à Abidjan, et je sais de quoi je parle. C’est incroyable et pourtant c’est bien vrai. Pour des questions de conviction politique, semble t-il, des Ivoiriens ont souhaité que leur équipe nationale échoue en finale. Prière exaucée !
Sur le net, principalement sur Facebook et des sites d’infos (surtout au niveau des commentaires des articles), les Ivoiriens ont réveillé les démons qui ont servi de fondation à la crise post-électorale. Les clivages pros-Gbagbo et pros-Ouattara ont repris de la vigueur, pour une simple affaire de football. Des propos virulents, haineux et provocateurs sont échangés comme si le passif de la guerre ne suffit pas à nous orienter sur le chemin du renouveau.
Oui, l’échec des éléphants aura eu au moins le mérite de nous faire voir une réalité : nous sommes loin de vouloir nous réconcilier et de nous entendre sur l’essentiel pour relever ce pays de ses meurtrissures.
Quelqu’un disait qu’on peut contraindre un peuple à faire la guerre, mais on ne saurait le contraindre à faire la paix. En Côte d’Ivoire, cette vérité s’applique comme dans tous les pays qui sortent d’une crise si profonde comme la notre. Mais ici, la volonté pour atteindre cet objectif apparait clairement comme la chose la moins partagée.
Tant que nous politiserons tous les débats, même les plus basiques, on aura beau avoir une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, cela ne servira à rien. Même si cette commission était présidée par Nelson Mandela, si la haine, l’esprit revanchard priment, cela ne servira à rien. Et cela m’attriste profondément.
L’exemple koweitien face à la menace islamique après la "Révolution du Jasmin"
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Les principaux messages qui ont sous-tendu les mouvements de protestation des populations, qualifiés de « printemps arabe » ou encore de « Révolution du Jasmin », qui ont balayé quasiment tout les pays du Maghreb étaient : la justice sociale, plus de liberté, plus de clarté dans la gestion, plus de place au peuple.
La chute des régimes autocratiques et « raïstiques » (permettez-moi ce néologisme) en Tunisie, en Egypte et en Libye ouvre la voie, espèrent beaucoup d’observateurs, à une nouvelle manière d’appréhender la gestion du pouvoir d’Etat. Mais ces dernières semaines, la peur de l’arrivée au pouvoir des partis dits « islamistes » ou radicaux, ou encore les références à la loi islamique (la Charia), comme ce fut le cas en Libye après la chute du Colonel Kadhafi, a fait naître des inquiétudes chez divers analystes et dirigeants occidentaux.
Des questions se posent sur la volonté des nouvelles autorités d’adopter effectivement la démocratie, enfin, disons plutôt de garantir, en plus des libertés fondamentales, une meilleure place des populations dans la dévolution et dans l’exercice du pourvoir politique dans les pays qui ont fait la révolution.
L’actualité nous aidant, nous nous permettons d’évoquer brièvement, afin d’attirer l’attention des uns et des autres, un exemple qui est peu présenté mais qui mérite une meilleure visibilité. Il s’agit du cas du Koweït.
Situé dans le golf Persique et pays pétrolier, le Koweït a acquis son indépendance (de l’actuel Irak en 1961) de la volonté des Britanniques. Mais retenons surtout que c’est une monarchie constitutionnelle. Autrement dit, il s’agit d’un régime où nous avons non seulement un monarque et de l’autre une constitution qui limite les pouvoirs de ce dernier. Même si le premier ministre est généralement issu de la famille régnante (son choix est à la fois approuvé par la famille royale et la majorité des parlementaires), il faut noter que ce dernier est responsable devant le parlement qui compte 50 députés.
Nous parlions tantôt d’actualité, car le jeudi 1er février les Koweitiens ont été appelés à élire leur parlement. Cette élection résulte de la dissolution de l'ancien parlement, en même temps que le gouvernement, en décembre dernier, pour cause de corruption visant particulièrement le Premier ministre. Au finish, l’opposition, conduite par les islamistes, a remporté 34 des 50 sièges. Ceux-ci se sont engagés à axer leur action sur la lutte contre la corruption.
La présence des islamistes sur la scène politique n’a pas non plus empêché le Koweït de reconnaître le droit de vote aux femmes en 1995.
Bref, la présence des islamistes dans le cœur du pouvoir, au vu de ce qui suit, ne constitue pas systématiquement une menace pour les libertés individuelles et la garantie d’une meilleure participation des populations dans l’exercice et la dévolution du pouvoir. Même s'il est clair que la vigilance doit être de mise.
@Photo sur Flirckr.com, image publié par BNEIassos
En chanson, des anciens "paras" demandent à Poutine de partir, tout simplement
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"T'es comme moi, un homme et pas Dieu. Et moi je suis comme toi, un homme pas crétin. On te laissera plus mentir et voler. On est des paras libres et la mère patrie est avec nous! T'es qu'un fonctionnaire, pas un tsar ou un Dieu".
Tel est en substance, nous rapporte un article publié sur Lexpress.fr, le message que véhiculent ces anciens parachutistes russes dans cette vidéo. Cette initiative s'inscrit, rappelons-le, dans la ligne droite du mouvement de contestation des résultats des élections législatives de décembre 2011.
En effet, le parti de l'ancien président, actuel premier ministre, et certainement futur (nouve
Rodrigue Koffi























































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